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  • Sacrés gamins !!!

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    Mon père il y a de cela bien des années, était artisan. Son père était maréchal-ferrant et à sa mort, c’est lui qui dans notre village lui a succédé. Bien sûr, il n’y eu rapidement plus de chevaux à ferrer mais un maréchal-ferrant, à la campagne, c’est l’homme à tout faire. Tout le monde venait le voir pour réparer ceci ou cela, pour fabriquer une marquise, un portail, pour installer un lavabo ou une baignoire, bref tous les travaux possibles et imaginables.

    On venait souvent lui demander, quelques vis, quelques boulons, un bout d’feraille pour une réparation pour lesquels, au grand dam de ma mère, il ne faisait jamais payer.

    Vous imaginez bien que pour mon frère et moi (il est de fin 65 et moi de début 64), c’était la caverne d’Ali Baba. On y trouvait un tas se trucs pour jouer ou bricoler des pistolets, des fusils pour jouer aux cow-boys et aux indiens, entre autres.

    Il y a avait dans l’atelier que nous appelions tous « La forge », un rack rempli de raccords, de tubes, de colliers, en PVC ou en acier car il posait souvent des gouttières ou des descentes d’eau pluviale.

    Un jour, allez savoir ce qui m’est passé par la tête, j’ai eu l’idée saugrenue de sortir une grande partie de ce matériel et de l’installer au beau milieu de la pelouse derrière la maison, pour installer une sorte de camp. Les tubes faisant office de canons et tout ce qui servait comme support, planté dans le sol ou accroché avec des bouts de ficelle.

    Je me souviens que ce devait être un mercredi en fin de matinée car quand vers midi, notre père est rentré et qu’il a vu le tableau, nous avons pris un savon phénoménal. On avait quasiment déménagé tout son stock. A l’époque, je n’ai pas bien compris la raison de sa colère car pour moi on a avait rien cassé. Aujourd’hui, moi qui suis dans le domaine, je comprend mieux ce que représente l’achat de matériel pour le stocker.

    Sacré gamins, il est vrai qu’à la campagne, on avait toujours un tas d’idées et de possibilités pour s’amuser.

    Je souris en écrivant ces mots, un peu nostalgique d’une époque encore bien présente dans ma mémoire mais je crois bien qu’à l’époque, on a pas trop rigolé après l’engueulade maison…

  • "Chroniques de l'oiseau à ressort" d'Haruki Murakami

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    Un jeune banlieusard sans emploi  nommé Toru Okada, un coup de téléphone d’une inconnue, le chat qui disparaît, une jeune adolescente bizarre, deux  sœurs aux prénoms curieux, une épouse qui s’évanouit dans la nature, un beau frère ambitieux et malsain, le chant hypnotique de l’oiseau à ressort, des histoires de puits profonds.

    Voila de quoi vous intriguer et vous décider à vous plonger dans un des romans les plus extraordinaires de Murakami.

    L’amie avec qui je partage la passion de la lecture et qui m’a fait découvrir ce fantastique auteur Japonais m’avait vivement conseillé de lire « L’oiseau à ressort » et elle avait fichtrement raison. Ce doit être le cinquième roman que je lis de lui et je me délecte à chaque fois. Son style, son univers sont extraordinaires, je ressens une sorte de plénitude et de bien être quand je nage dans les mots et les phrases d’Haruki San.

    On dévore sans peine les 850 pages de ce livre génial, bien plus stimulant et enrichissant pour l’esprit que n’importe lequel des stupéfiants.

    Je ne vous dévoilerai rien de plus sinon répéter que j’ai une grande admiration pour ce fantastique écrivain qui, comme par hasard, est l’homme qui a traduit les œuvres d’un autre génial auteur, Raymond Carver.