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31/12/2016

Tommorow never knows

Ce soir, comme chaque année à la même époque, dans une partie du monde seulement, on va se baffrer, se saouler, danser, faire la fête. Beaucoup vont claquer des sommes astronomiques pour du champagne, du caviar ou autre foie gras., comme si…

Comme si on pouvait oublier qu’une grande partie de la planète vit dans une misère noire et que pour ces gens là, l’eau courante est un luxe.

Comme si on ne se rappelait pas que l’on est en guerre et que les atrocités commises sont indirectement notre faute. Il est si facile de manipuler des gens qui n’ont rien pour les dresser devant ceux qui ont tout.

Comme si on pouvait oublier que l’on revient vers un nationalisme teinté de haine et de racisme primaire et que les forces obscures, la bête, se réveillent doucement…

Comme si on pouvait ignorer les changements politiques récents et à venir prémices d’un accroissement encore plus important de la fracture béante entre les plus riches et les plus pauvres.

Comme si on oubliait nos parents ,nos grands parents, nos arrières grands parents qui se sont battus pour obtenir des droits, qui sont morts pour certains en défendant la cause ouvrière. Dire qu’aujourd’hui encore certains se réclament de Jean Jaurès… quelle ironie ! Ce grand Socialiste, Pacifiste et Humaniste doit se retourner dans sa tombe.Comme si on pouvait ignorer que l’on vit dans un monde ultra capitaliste dirigé par l’argent.

Amer ? Sans doutes.

Nostalgique ? Oui mais pas d’une époque seulement des gens qui se battaient pour une cause.

Cynique ? Non, réaliste.

Fataliste, un peu mais je crois encore qu’il y a du bon dans l’homme.

67440311-anarchy-wallpapers.jpgIl faudra un gros bouleversement demain pour que les choses évoluent et peut être que je ne serai plus là pour le voir et que ce sont mes enfants ou mes petits enfants qui reconstruiront sur de meilleures bases. Quoi qu’il en soit, je dois les aider à construire demain. Je vais nettoyer mon âme, dépolluer mon esprit et faire ce qu’il faut pour. Et çà, c’est ma grosse rés(v)olution pour 2017.

08/02/2016

Lortografe

KuHTOntjdjh1FsG3Yrb8JTcksOI.jpgPalsambleu, ventre saint-gris, diantre, comme le temps passe, il nous file entre les doigts comme du sable fin et lorsqu’on se retourne, il est trop tard, il a fait son œuvre. Je viens de me rendre compte que je n’étais pas venu écrire ici depuis un moment. Je ne m’étendrai pas sur les raisons de cette absence, je ne suis pas revenu aujourd’hui pour cela.


J’aime la langue française, j’aime les mots, leur couleur, leur originalité. J’aime la complexité des conjugaisons qui donnent souvent du fil à retordre. J’adore le subjonctif qui lorsque j’étais un écolier faisait perler des grosses gouttes de sueur sur mon front, encore eut il fallu que je le susse…


J’adore la ponctuation qui donne du rythme, qui allège, qui soulage les phrases. Les musiciens ou les mélomanes le comprendront encore mieux, c’est comme une partition avec des temps, des contretemps, c’est comme une chanson avec ses variations, ses temporisations, ses ponts, ses reliefs.


Parfois, lorsque, plongé dans un livre, je me détache quelques instants de ses phrases et de ses mots, je m’émerveille de pouvoir sans peine, par habitude et avec facilité, déchiffrer cet ensemble de lettres et de signes. Quel délice que de pouvoir s’évader, de vibrer, de trembler, de s’extasier, de prendre du plaisir rien qu’en posant ses yeux sur cette belle langue qui est là nôtre et d’en jouir à foison.


Ce que je constate depuis plusieurs années c’est que notre belle langue part en déliquescence. La faute à qui, la faute à quoi ? La télévision, les téléphones portables, les programmes d’enseignement, la démission de beaucoup de parents qui ne veulent pas « contrarier » leurs enfants (c’est tellement plus simple). Nos gamins ne lisent plus, font de plus en plus de fautes d’orthographe, de conjugaison et tout cela ne s’arrange pas car on ne fait rien pour améliorer la situation. Pire, les gens qui entre guillemets sont responsables de l’éducation nationale, font pire que mieux et plutôt que de se pencher sur des méthodes pour combattre ce fléau préfèrent appauvrir notre belle langue française, si riche et si complexe pour suivre le mouvement de recul et donner leur nom à une réforme ou à une loi.


Ce que craignais depuis longtemps est en train de se produire, par facilité, par bêtise, on commence par quelques décisions stupides et inutiles en changeant les mots. Demain on écrira plus un oignon mais ognon et pourquoi pas un jour onion. Qu’ils étaient beaux les nénuphars sur les « images » que l’on nous donnait en récompense à l’école, qu’ils sont moches ses nouveaux nénufars. Et ce bel accent circonflexe, le chapeau, qui embellit les mots, dès l’instant où l’on considère qu’il ne sert à rien, hop, on le supprime. Mon préféré : plutôt que d’apprendre aux enfants que l’on dit un après-midi et non pas une après-midi (après et midi sont des mots masculins) on a décidé qu’au pluriel ce sera des après-midis (totalement illogique dans la mesure où ce sont les après qui sont au pluriel alors que le midi restera toujours le midi…).


Bref, si on commence comme cela que sera demain, j’ai peur d’imaginer qu’un jour prochain, à force de vouloir simplifier l’on finisse par détruire ce que le monde entier nous envie, la richesse, la complexité mais aussi la beauté de notre langue :


Se matin je me sui révéyé de bone eure, avec la métresse d’école et mé copin nous prenons l’autobusse direxion Lillessantre pour allé voir une expozission sur le poaite charle baudelaire et jai été choizi pour lire devan plain de perssones un éxtrè du poaime l’albatrosse :

Souvan pour s’amuzer les zommes d’ékipaje

Prènent dés albatrosse vastes oizos dés mèrs

Ki suivent indolants conpanions de voiyage

Le navire glissan sur les goufres amèrs…

07/11/2012

What a shame !!!

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Je viens de rentrer à la maison pour travailler à mon bureau. Dans la configuration de notre nouvelle maison, la télé se trouve juste à gauche de mon bureau ce qui parfois est un peu dérangeant en particulier ce soir car ma fille regardait « Les ch’tis à Ibiza » à mon grand désespoir.

Quelle honte, quel tissu d’âneries, quel monceau de conneries, de grossièretés et surtout quelle honte pour notre région. Il y en a vraiment marre que l’on montre toujours les pires abrutis qui soient dans des situations ridicules, qui ne savent pas aligner trois mots de français de suite, qui hurlent, qui profèrent des insanités à chaque phrase.
L’image de notre région n’est déjà pas reluisante, le taux de pauvreté est important, l’illettrisme est à un niveau hélas élevé et parfois, j’avoue avoir honte de mes congénères.

Cela dit, le nord, ce n’est pas que cela, il existe des gens intelligents, cultivés, qui ne parlent pas toujours en écrasant les mots.

Il en existe aussi qui parlent le vrai patois, pas cet espèce de langage pseudo « chti-biloute » qui ne ressemble en rien au patois issu du vieux français et qui se parle différemment en fonction des endroits et parfois même d’un village à un autre.

Comment peut-on étaler ce genre de niaiserie et se repaître de la connerie humaine à son état pur et surtout comment peut on accepter de se laisser humilier de la sorte tout en donnant une image bien triste de notre belle région.

J’ose espérer que les gens intelligents sauront faire la différence entre une poignée d’illettrés exposés à la foule et des gens normaux qui s’expriment normalement, qui ne passent pas leur temps à s’abreuver d’émissions débiles et pour qui le mot culture veut toujours dire quelque chose.