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27/08/2016

KING BAXTER: long live the king !

Mais qui donc est King Baxter ?

Un roi…non, plutôt une reine, une déesse viking descendue du Walhalla, une magicienne de l’Egypte antique, l’enfant caché de Ziggy Stardust et Nina Hagen ou quelqu’un qui vient vraiment d’une autre planète. Bien malin celui qui peut dire qui se cache derrière ce masque d’or et sous ces long cheveux bleus…

Mais avant tout, parlons musique : en ce qui me concerne, l’album a pris sa place dans ma collection, coincé entre Killing Joke et King Crimson, ce qui n’est ni anodin ni surprenant. En effet, il y a chez King Baxter les sonorités et l’acidité du premier groupe ainsi que la technicité et la rigueur du second mais avec une originalité toute propre à cette* incroyable auteur compositeur et interprète. Je n’aime pas cataloguer la musique mais s’il fallait le faire je qualifierai le style musical de King Baxter comme étant de l’électro-punk.

Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas spécialement un fan de musique électro mais que j’adore le rock, le punk et le progressif, c’est la raison pour laquelle j’avoue avoir été séduit par « The Knightmare#01 » par son originalité, ses textes parfois étranges mais envoutants, par la voix de l’artiste fascinante et grave semblant venir du plus profond de la nuit et par la musique structurée et bien en place.

Après avoir creusé et fait mes recherches comme Philippe Marlowe ou Sam Spade, j’ai découvert que l’artiste dont King Baxter semblerait être le double est une artiste moderne et très complète qui pratique l’art dans son sens large : vidéo, peinture, photographie, musique, écriture. On comprend donc mieux le titre de l’album référence au tableau de Füssli, « Le cauchemar » ainsi que la pochette originale, un habile mélange de portrait numérique avec le célèbre «Cri » de Munch. Est il besoin de préciser que cette dernière est également une création originale de King Baxter ou de son double (encore un mystère à percer…).

Je vous invite vivement à découvrir cet album d’une artiste que l’on aimerait beaucoup écouter et voir en concert sur scène car on imagine sans peine, au vu de ses nombreuses facettes, que le visuel tient également une part également très importante chez elle. Baladez vous sur You Tube ou Viméo, vous aurez un petit aperçu.

J’espère que l’on pourra aller l’écouter et l’admirer sur les planches lilloises (çà, c’est pour moi) ou autres (çà c’est pour vous) un de ces jours, ce doit être assez impressionnant. Dans l’attente, je vous invite à découvrir très vite cet EP de 5 titres qui je vous l’assure, ne vous laissera pas indifférent.

 

*Word m’indique que j’ai fait une faute et que j’aurai du taper « cet incroyable auteur compositeur », j’ai volontairement laissé l’adjectif démonstratif au féminin

 

 

A noter :

-L’album est disponible en téléchargement sur Bandcamp : https://kingbaxter.bandcamp.com/album/king-baxter-ep-the-knightmare-01

-Un double EP est en cours de préparation, il sera accompagné d’un texte intitule « Le royaume nocturne » et écrit bien entendu par l’artiste.

-Dernière petite chose, découvrez King Baxter sur Facebook : https://www.facebook.com/haltermusic/?fref=tsa0648346976_10.jpg

10:32 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2)

19/06/2014

Atrocity exhibition

Dimanche dernier j'ai regardé le superbe film « Control » qui raconte les débuts de Joy Division et la fin de la courte vie de son chanteur mythique Ian Curtis.

Le film est en noir et blanc, ce qui donne une ambiance triste et sombre, exactement ce que fut l'univers de ce groupe post-punk que l'on a catalogué comme faisant de la cold wave,
Je connaissais Joy Division, sans avoir jamais été plus loin.

Hors, depuis une semaine, j'écoute en boucle leurs deux albums, « Closer » et « Unknown pleasures » avec une oreille différente beaucoup plus attentive.

Le son est exceptionnel, la batterie et la basse martèlent un rythme obsédant, la guitare semble parfois hurler comme un cri déchirant, La voix de Curtis, sombre et grave vient s'ajouter à cette espèce de tourbillon musical dont on pourrait penser qu'il vient directement du plus profond des enfers.

Ian Curtis était un garçon distant, perturbé, torturé et tout cela se ressent de façon inouïe dans cette musique à la fois envoûtante et entêtante, dans ce flot de paroles et de mots issus du plus profond de son âme déchirée.

Ce que j'aurai aimé aller écouter ce groupe sur scène, écouter mais aussi voir tant la présence de Curtis était énorme.

Ce papillon de nuit s'en est allé très vite et peut être devait il en être ainsi. Reste de cette époque deux albums fantastiques et exceptionnels qui ne vieilliront pas et qui resterons pour toujours le reflet d'une époque et d'une jeunesse qui ne croyait plus en un avenir radieux et florissant.

This is the way, step inside !joydivision.jpg

19:23 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

08/11/2012

OPETH "Héritage"

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Il m'arrive parfois de passer à la médiathèque d'Armentières et de prendre dans le bac des nouveautés un CD au hasard. Soit la pochette me plait, soit c'est le nom du groupe ou le titre de l'album qui m'inspirent.

Souvent, je suis assez déçu et rares sont les albums qui ont trouvé grâce à mes yeux. Peut être que je mets la barre un peu haute, je n'en sais rien, toujours est il que je suis assez exigeant et qu'il faut vraiment qu'un artiste ait quelque chose de vraiment original pour me plaire.

Hier soir, j'ai donc pris, au hasard "Héritage" un album d'un groupe suédois qui s'appelle OPETH et qui d'après mes recherches est classé dans plusieurs genre, dont le jazz fusion, le death métal, le doom métal, le black métal, l'avant garde métal (j'ignorai qu'il y avait autant de types de style métal) le rock psyché et le rock progressif.

Ce qui m'a plu dans l'album "Héritage", c'est la forte consonance "progressive rock", on y retrouve les influences évidentes de groupes comme King Crimson, Yes ou même Jethro Tull.

Il y avait longtemps que je n'avais pas été emballé comme çà lors d'une première écoute, peut être que les autres albums du groupe me plairont moins car je ne suis pas fan de métal mais en tout cas, cet "Héritage" m'a bien emballé et les fans de bon rock progressif seront ravis de l'écouter.

A noter sur vos tablettes les amis !

18:28 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

09/11/2011

Phil PACE "Letters memory" l'album + l'interview

Letters memory.jpg

Voilà des semaines, voir plusieurs mois que je dois écrire cet article. Chaque fois, un évènement m’en empêche et bien des fois, sous la douche, le matin, je l’ai pré écrit dans ma tête.
Je vais donc vous parler du second album de Phil Pace qui s’appelle « Letters memory » et qui est un excellent disque pour qui aime le rock, le blues et la musique tout cours.

Phil est né à Marseille, moi à Cambrai. Il vit à Paris, moi à Armentières, il fait du rock n’ roll, moi je vends des fournitures industrielles, on ne s’est jamais rencontrés, jamais entendus, et pourtant…
Pourtant, on a échangé quelques mails et découvert par le biais d’une amie commune, notre passion pour la musique et c’est là notre gros point commun, cette fantastique chose qu’est la musique : cette belle femme aux multiples amants.

D’abord, Phil m’a gentiment offert son album, ensuite il m’a accordé l’interview que vous découvrirez ci-dessous et puis, il a spontanément accepté que je reprenne un de ses morceaux lors d’un concert en août dernier.

 

Mais revenons à ce bel album composé de 11 titres enregistrés avec le groupe Spike en moins de 15 heures, ce qui est une belle performance même si comme nous le dira Phil, ils sont rodés. Cela dit, à l’instar de ce qui se faisait au début des sixties, je trouve que ce type d’enregistrement, permet de saisir l’énergie et l’âme des musiciens car à faire trop de prises, l’essence même des morceaux finit par s’étioler et perdre de sa force première.

Je ne vous détaillerai pas les titres un par un, non, simplement vous dire qu’il a deux titres enregistrés avec son amie Valentine  (Jil Caplan), « Confession song » et « I won’t go back », qu’il y a une belle reprise, très originale du, « Walk the line » de Johnny Cash et que l’album se termine par l’excellent « Oh Joker » que j’écoute souvent 3 ou 4 fois d’affilée.

Tous les morceaux originaux sont composé par Phil et Patrick Matteis et remarquablement interprétés par la voix grave et chaude de Phil.

Vous aurez dès les premières notes l’impression de rouler dans une décapotable, cheveux aux vents, sur une grande route au milieu du désert.

Franchement, sans parti pris, si vous aimez le rock n’roll, n’hésitez pas un seul instant car cet album est excellent, je vous le recommande chaleureusement, offrez vous ces instants de plaisir.

 

 

Vous trouverez dans l’interview les informations nécessaires pour vous procurez cet album et mieux connaître Phil, mais avant toutes choses, laissons la parole à l’artiste lui-même :

 

> 1-     Salut Phil, en quelques mots, peux tu te présenter. Qui es tu ? D’où viens tu ?

Je m’appelle Phil Pace, ce n'est pas un pseudo, je suis né à Marseille au beau milieu des 60', d'origine Britannique par mon père et Italienne par ma mère. J'ai fait mon premier concert à 16 ans en tant que chanteur et depuis les expériences musicales ont été diverses et nombreuses : divers groupes, studios d'enregistrements, signatures avec éditeurs ou maisons de disques jusqu'au label Daruma monté avec 2 complices il y a 5 ans.


> 2-     Première question importante (même si je connais certaines réponses), quelles sont tes principales influences musicales ?

Les 2 premiers vinyls que j'ai pu m'acheter et que j'ai écoutés pendant des années sont le double bleu des Beatles et "Harvest" de Neil Young. Ces 2 albums résument assez bien le mélange musical qui m'a inspiré: une conception anglaise de la mélodie plutôt inspirée des années 60 et 70 arrangée de manière rock et folk outre-Atlantique.
J'ai profondément été marqué par les Beatles, Stones, Who, Kinks, Beach Boys que j'ai découverts en premier, puis par les grands des années 50 Elvis, Cochran, Buddy Holly, également la musique noire d'Atlantic,Stax ou Motown puis un peu plus tard les 70'avec Led Zep, les Doors, The Band pour ne parler que des plus grands.
Je suis fan de Dylan et de Tom Petty, Springsteen, Elvis Costello mais la liste est très longue.



> 3-     Ecrire de belles chansons nécessite d’aimer la lecture, quelles sont tes principales influences littéraires ?


Tu risques d’être déçu mais je lis assez peu. J'ai cependant été fasciné par Shakespeare lors de ma 1ere année de fac d'anglais.
Je crois que pour écrire il faut avoir l'esprit ouvert, être à l'écoute de ce que l'on ressent de ses propres émotions et réceptif aux autres, avoir un minimum d'empathie.


> 4-     Pourquoi le choix d’écrire en Anglais plutôt qu’en français ?

Tu pourras remarquer facilement que dans mes influences il n'y a peu de Français. Tous ceux qui m'ont donné envie de monter sur scène sont anglais ou américains ; c'est donc naturellement et sans même me poser la question que j'écris en anglais, c'est la langue de la musique qui me touche. De plus, c'est la langue de ma grand-mère chez qui chaque été je passais les vacances à Londres, là où j'ai découvert à la BBC les groupes dont on a parlé. Elle connaissait le nom de chaque musicien de chaque groupe qui passait à la télé. Ce n'est ni Guy Béart ni Georges Brassens qui m'ont donné envie de monter sur scène et de faire de la musique.

C'est dans la conception française, sûrement à cause de l'héritage littéraire, de vouloir séparer la musique du texte.
La voix est un instrument au même titre qu'une guitare ou un violon, c'est l'instrument qui exprime la mélodie dans le format musical que j'ai choisi. Cela fait partie du choix artistique et de la couleur que tu veux donner à ta chanson.
Pour moi, c'est comme si on demandait à un peintre pourquoi il a utilisé plus de bleu que de noir ou de rouge...c'est pareil!


> 5-     Personnellement, je trouve « Letters memory » plus mature, plus abouti que « There’s a place » ton précédent album, ce qui ne retire en rien la qualité de ce dernier. Es tu de mon avis ?

Totalement!
J’ai voulu éviter les écueils du 1er album, rester unitaire. C'est pour cela que pour l'enregistrement de "Letters memory" il y a eu une unité de temps, on a réussi à sortir des versions qui nous satisfaisaient en 2 ou 3 prises maximum. Unité de lieu également car tout a été enregistré dans le même studio dans le 95, le studio du label Daruma, et d'action car sur chaque chanson on retrouve les mêmes musiciens.


> 6-     Toujours à propos de « Letters memory », je suis impressionné par la rapidité avec laquelle cet album a été enregistré, moins de 15 heures. Si on fait un rapide calcul cela fait 1h20 de moyenne par titre, c’est impressionnant. A quoi cela est il du ?
Cette année, cela fera 20 ans que l'on joue ensemble avec Spike, on a joué dans des tas de lieux et de conditions parfois insolites.
Le batteur de la formation du départ est Benoit Fournier qui par la suite est allé jouer avec Matmatah. Jean-Luc Lopez joue avec nous depuis 2 ans, il a joué avec pas mal d'artistes différents mais celui que j'aime le plus citer c'est Chris Spedding. Denis Richard est à la basse, Patrick Matteis à la guitare et Alain Belamiri joue  des percus et chante également.
C'est la musique qui nous a réuni mais aujourd'hui on est des amis. Pour moi, c'est totalement impensable d’être sur scène ou en studio avec des gens avec qui je ne me sentirais pas en confiance ou sur la même longueur d'onde humainement, cela ne m’intéresse pas.On a acquis une complicité qui nous rend meilleurs ensemble que séparément je crois.
Pour l'enregistrement de "Letters memory", on  s'était juste dit qu'on allait jouer ces nouvelles chansons en ouvrant les micros pour enregistrer et voir ce que cela donnerait... un peu comme un test. On a eu de la chance, cela s'est très bien passé, personne ne connaissait les chansons et il a suffit de 2 ou 3 prises par titre, parfois même moins.On a enregistré 12 titres pour n'en garder que 10, tout cela sur une demi-journée et une soirée. Le fait d'aller vite conserve la fraicheur, la spontanéité et le plaisir.
De plus on s'est tous mis au service des chansons, il y a peu de frime dans le jeu de Spike.

> 8-     Tu co-signes tes titres avec Patrick Matteïs, qui est il ?


On est amis depuis un bail, on était dans le même lycée à Marseille, on partageait des amis communs et un local de répétition avec nos groupes respectifs. Petit à petit, on s'est mis à bosser ensemble, passionnés par l'enregistrement et le son grâce à notre goût commun  du travail des Beatles et de George Martin. Nous avons monté un studio 8 pistes puis un 16 (à bandes et oui!)Pour nos chansons et celles d'autres groupes.
Patrick est non seulement un excellent guitariste et songwriter, c’est également quelqu'un qui a une vision globale aussi bien sur la production que sur l'enregistrement. Actuellement il bosse avec Jean-Christophe Urbain et Jil Caplan sur leur futur projet.


> 9-     Valentine (Jil Caplan) chante en duo sur deux titres (I won’t go back et Confession Song), vous êtes très amis. Sans indiscrétion, à quand cela remonte t’il ?

La première rencontre s'est faite sur le tournage d'un clip : celui de Clark du groupe Clark & The Famous Suspects en 2007. Mais on peut dire que j'ai  réellement sympathisé avec elle, ainsi qu'avec Jean-Christophe, à partir du moment où elle a décidé d'enregistrer "REVUE" dans le studio Daruma il y a un peu plus de 2 ans.
J'ai vraiment été ravi qu'elle accepte de chanter sur 2 titres.


> 10- Sur chacun de tes albums, tu reprends un titre d’un artiste connu (Cold Turkey de Lennon sur le premier et Walk the line de J.Cash sur le second). Ce qui est original et que j’aime, c’est que tu en proposes une version quasi différente de l’original. Pourquoi ?

Ce que je fais s'inscrit dans une tradition, j'essaye juste d'y apporter ma voix, ma sensibilité.Pour ce qui est des covers sur les  2 albums, ce sont des hommages à des grands qui m'inspirent, j'essaye de proposer une version différente mais qui respecte l'esprit de l'original. Reprendre "Cold turkey" en essayant de singer Lennon serait ridicule.


> 11- Comment les gens peuvent ils se procurer « Letters memory » ?

Letters memory est disponible en version numérique sur toutes les plate-formes légales de téléchargement. D'ici peu, je le proposerai en version CD sur mon site www.philpace.fr.


> 12- Tu fais actuellement des concerts à Paris mais as-tu un projet de tournée en province ?

Pas encore mais ce n'est pas l'envie qui manque, le public en province est souvent plus généreux et moins blasé que dans la capitale. C'est sûrement dû à la multitudes de concert proposés chaque soir dans la capitale.

> 13- Quels sont tes projets en cours ou à venir ?

Une dizaine de concerts dans un petit festival acoustique en plein air au Parc des Buttes Chaumont et commencer l'écriture du 3eme album .....et un peu de soleil cet été dans le sud.


> 14- Pourquoi le titre « Letters memory » ?

Parce que lorsque l'on parlait d'unité par rapport à l'enregistrement de "Letters memory", il y en a aussi une au niveau des textes.
Presque chaque texte est écrit en pensant ou adressé à une personne précise à propos d'une histoire précise. L'ensemble est peu comme un recueil de correspondances d'où le titre de l'album.


> 15- A titre personnel, « Oh Joker » est mon titre préféré, il n’est pas rare que je le passe 3 ou 4 fois d’affilée. Est une sorte de clin d’œil à Steve Miller ou pas du tout ?

J'aime beaucoup la chanson de Steve Miller mais il n'y aucun clin d’œil !
Dans le cas présent ce "joker" est un bouffon, un ptit gars tout nerveux qui essaye de se la jouer cool, un frimeur qui exhibe sa femme comme un trophée, qui n'a pas peur du ridicule et manie le mensonge en expert.







Merci Chris !

 

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02/10/2011

Une belle soirée pour un bel album...

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J’ai hâte de découvrir le premier album de Benoit Carré qui va sortir en 2012 et que j’ai eu le plaisir de découvrir et surtout d’écouter sur scène, en avant première, ce dernier vendredi à Louvroil près de Maubeuge.

Cet album s’appelle « Des filles » et a été enregistré l’hiver dernier à Pont sur Sambre. L’Avesnois, c’est le pays de Franck Marco et c’est avec lui et des musiciens régionaux que Benoit a préparé et travaillé cet album auquel a participé aussi Jean-Christophe Urbain.

Vous pouvez en découvrir un extrait sur le site www.benoitcarre.fr

 

Invité par Franck, je m’y suis rendu avec mon plus jeune fils Maxime pour qui c’était le premier concert. On en avait vraiment envie car pour accéder à l’espace culturel Jean-Claude Casadesus de Louvroil, il y a une bonne heure quinze de route.

 

Accompagné d’un Franck Marco toujours aussi énergique et que l’on est content de revoir en pleine forme, deux autres musiciens accompagnaient Benoit, « Boom » aux claviers et Sébastien Aubry à la guitare.

Pendant plus d’une heure, on a donc découvert ces nouvelles chansons bien agréables et aux sonorités très variées. Benoit Carré, pianiste depuis son plus jeune âge est à la fois influencé par le Jazz qu’il adore mais aussi par le rock, la pop et le classique. C’est un aussi un garçon qui manie les mots avec beaucoup d’aisance et il ne nous déçoit pas non plus de ce côté-là. Que ce soit en anglais ou en français, il allie tendresse, humour et ironie avec toujours autant de classe, de charme mais aussi de simplicité.

La petite surprise, c’est un duo via film interposé avec Isabelle, sa sœur. Une très belle chanson qui nous fait découvrir que l’actrice a aussi un joli timbre de voix.
Il y a aussi une chanson, clin d’œil à Pete Best, le premier batteur des Beatles (heureusement, je le savais…)

Je ne peux vous donner hélas les titres des chansons car je ne les connais pas encore, sauf « Des filles » qui a clôturé ce super concert, avec un Benoit et un Franck pleins d’énergie.

 

C’est donc avec de la belle musique plein la tête que nous sommes rentrés vers Lille sans avoir pu, à notre grand regret faire la bise à Franck  et à Benoit . Maxime était fatigué et j’avais encore mes 110 kilomèrtres à faire pour nous ramener à bon port.

J’espère de tout cœur qu’il se reproduiront dans les mois à venir sur la région Lilloise pour que cette fois je puisse emmener Béatrice mon épouse et qu’elle découvre avec moi ce bel album d’un de nos talentueux auteur compositeur et musicien français.

 

 

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19/06/2011

Airnadette: des comédiens musicaux !!!

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Il y a une semaine, je me suis réveillé avec le dos douloureux et comme je n’étais pas bien allongé, je me suis levé et après avoir avalé deux cachets anti-douleur, je me suis calé dans un des fauteuils du salon et allumé la télévision.

Je suis « tombé » sur un documentaire qui m’a d’abord interpellé, puis fortement intéressé et au final passionné. Il s’agissait de la tournée US du groupe français AIRNADETTE. Ce groupe a la particularité de ne compter dans les sept personnes qui le composent aucun musicien, les seuls instruments utilisés sur scène étant des brosses à cheveux tenant lieu de micro. Cette fantastique bande qui comprend quelques champions de air-guitar mime avec talent et brio des chansons comme on peut le faire dans sa salle de bain, car c’est bien là le concept véhiculé par les membres du groupe.

Par contre, ne nous y trompons pas, ces 4 filles et ces trois garçons, sont très doués et donnent tout leur talent à ce spectacle absolument ébouriffant de fraîcheur et d’énergie.

Christilla Cargol, Scotch Britt, Mrodz Antipoukav, Jean-Francoise Billy, Moche Pitt, Guntherlove et Chateau Brutal réjouissent le public surpris, puis emballé et enfin conquis.

Les filles sont belles et super sympas, les garçons aussi. Ils sont pleins d’humour, ils sont intelligents et ne se la pètent pas. Petit clin d'œil à Philippe leur manager au look très 70's et qui n'aurait pas dépareillé au mariage de mon oncle Joël en 1975.

Ceux qui me connaissent savent que je joue de la guitare et que le air-guitar n’est pas forcément mon truc. Ils connaissent aussi mes goûts musicaux plus proches du blues et du rock que du rap et du hip-hop. Il n’empêche que dans le cas des AIRNADETTE, je m’incline et j’applaudis avec vivacité et un grand sourire aux lèvres quelque soient les styles de musique sur lesquels ils se produisent.

Ils me font rire, ils sont talentueux, ils sont pleins d’énergie et ils savent la transmettre avec un entrain et un dynamisme au public qui les regarde, ce sont des artistes, des comédiens musicaux.

J’espère maintenant deux choses, qu’ils se déplaceront en province pour qu’on puisse venir les applaudir et les rencontrer (en ce qui me concerne, je suis sur que dans le Nord ils rencontreront un franc succès) et qu’elles ou ils m’accorderont une petite interview pour le blog « J’aime…je déteste ».

Allez les découvrir sur Iou tube ou Des Lits Mocheune et si vous avez la chance qu’ils se produisent près de chez vous, foncez, vous passerez un très bon moment.

 

Airnadette + Guests seront au Bassin des Chalutiers à La Rochelle ,mardi 21 juin à 21h, pour la fête de la musique.

09:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

15/06/2011

Mon come back !!!

Affiche 5 aout 2011.gifHé oui, ça faisait 19 ans que je n'étais pas monté sur une scène pour jouer en public.

C'est maintenant officiel, ce sera le vendredi 5 aout à Armentières, 48 rue du Kemmel au Café de L'aviation dès 20 heures.

Je suis tout excité et en même temps stressé, mais tellement content !!!!

13:01 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

17/04/2011

Jean-Christophe URBAIN, profession: musicien,auteur, compositeur et interprète

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La première fois que j’ai parlé à Jean-Christophe Urbain, « en vrai », c’était en octobre dernier à Bruay La Buissière, au concert de Valentine (Jil Caplan). Il est venu vers moi, m’a fait la bise en me disant « On s’est déjà vus ? »
La vérité c’est que j’avais eu l’occasion d’échanger avec lui par mail, que je l’avais juste aperçu à Paris au Théâtre du Petit St Martin et que comme je suis atteint de Valentinophilie aigue, mon nom avait du arriver à ses oreilles

Je l’ai revu il y a quelques semaines, à Lys Lez Lannoy et cette fois, nous avons eu l’occasion d’échanger un peu plus encore.

Pour la postérité il est et restera avec JP Nataf une des deux figures marquantes de la pop française des années 80 avec les INNOCENTS. Il est aussi l’auteur, compositeur et interprète de leur célèbre tube « Colore ».

Dans la vie de tous les jours c’est un garçon discret, calme et d’une grande gentillesse. C’est aussi un vrai passionné pour la musique dont il a fait sa profession. C’est aussi une personne qui n’hésite pas à s’investir pour les autres ce qui est important de souligner.

Ce n’est pas non plus un secret, sa complicité avec Valentine dans la vie privée a permis de nous faire découvrir ce duo qu’ils rodent ensemble depuis quelques mois sur scène. Ensemble, ils travaillent à un nouvel opus de la jolie et talentueuse chanteuse parisienne. Est-ce que sera un album de Jil Caplan ou un Caplan / Urbain, nul ne le sait. Toujours est il que cet album est en route et qu’il y travaillent tous les deux d’arrache pied dans leur studio appelé le MAP.

 

Il y a plus d’un an, j’avais posé deux questions à Jean-Christophe, questions auxquelles il avait longuement répondu. Lui, plutôt discret d’habitude, s’était lâché.

Ces deux questions, je les pose à chacune de mes interviews car elles sont pour moi essentielles pour les chanteurs, musiciens, auteurs compositeurs.

Voilà ce que cela a donné :

 

CD : Bonjour Jean-Christophe, quelles sont tes influences musicales ?

 

JC : Je ne sais pas toujours répondre à cette question car parfois c'est un peu le chantier dans ma tête. J'ai commencé à écouter de la musique vers l'âge de 8-9 ans. Un soir la télé diffusait un concert de Gilbert Bécaud et je suis resté devant le poste jusqu'à la fin. Je ne pense pas, aujourd'hui, que sa musique m'ait vraiment secouée. Mais de voir un musicien faire tout un récital m'a fasciné.

Un peu plus tard j'ai construit une batterie et j'ai joué sur tous les disques de la maison. Ray Charles, Stan getz, Count Basie et...Joe Dassin...Mon père est revenu un jour avec un orgue d'appartement. Là j'ai commencé mon apprentissage.

Petit à petit je réussissais à reproduire des accords et je pouvais accompagner mon père qui jouait la guitare. Il ne connaissait pas l'harmonie mais dès qu'il voyait un instrument il pouvait jouer une mélodie dessus. Ce détail "familial" a été ma plus grande influence. Je suis devenu l'orchestrateur de musique. Il me demandait si je connaissais "on the sunny side of the streets" et moi je lui répondait "joue la moi, je vais essayer de te suivre". Comme ça, j'ai fini par visiter une partie du récital jazzy de cette époque et le fait de jouer un coup le piano un coup la guitare m'a fortement instruit sur la logique harmonique des chansons.
Jusqu'à 12-13 ans j'ai joué avec lui des milliers de chansons et des centaines d'heures. Mon père est décédé depuis et il me manque chaque fois que je joue ou que j'écoute des musiques qu'il aurait aimées. Je lui dois tellement...
Sont arrivés après les Beatles dans ma vie. On était en 75 et ce n'était plus vraiment au goût du jour. J'ai plongé dans leur musique comme si c'était la mienne. J’ai appris à la jouer et je pouvais quasiment reproduire toutes les parties de leurs chansons la guitare les pianos mais aussi la batterie et la basse qui commençait à me séduire. Le Noël suivant, j'avais une basse copie FENDER et je commençais les groupes.
Le groupe c'était facile pour moi. D'abord je suis quelqu'un de timide et ma personnalité n'était pas assez forte pour m'imposer tout seul. J'ai d'abord joué avec des copains de lycée dans le square en face les soirs d'été et puis dans un ou deux restos pour animer des soirées. Les gens avec qui je jouais ne vivaient pas vraiment la musique avec autant d'importance. Moi à cette époque j'avais déjà annoncé à mes parents que je serais musicien. Triste nouvelle pour eux qui avaient déjà dans la famille des musiciens un peu fauchés un peu perdus. Mais ils m'ont laissé aller. Merci.
J'ai rencontré à cette époque Gérard Sorel à qui j'ai appris la basse. Nous avons passé tous nos week-end à écouter la musique. Nous nous mettions devant un poste de radio, et dès qu'une chanson passait, on fermait les yeux puis on coupait la radio et on tentait de la rejouer...C'était très amusant. La vague punk m'avait donné de nouvelles influences. Les moins punks : Costello, Jackson et Police après.
Je commençais à faire de vraies chansons. J’en faisais pour un chanteur qui hélas n'a pas percé. C'est à cette époque que j'ai composé la musique de 100 mètres au paradis...
Les études bâclées, je trouvais une place de vendeur chez Paul Beuscher et j'en profitais pour travailler la musique dans tous les sens. Je découvrais le son. Les instruments. Je pouvais remettre un instrument sur tout ce que la pop m'avait donné: la strat de Gilmour le Klavinet de Stevie....
Je ne vivais que pour ça. Mes flirts étaient sans sel. Et je crois que je devais paraître un peu simplet comme garçon.
Mais c'est comme ça que j'ai appris la musique. Ensuite, un an d'armée, et des petits boulots...Et un groupe à Amiens avec de belles heures d'enregistrement. Et Prefab Sprout et Everything but the girl que j'écoute en boucle...Et la rencontre avec les Innos par l'intermédiaire de leur batteur de l'époque Pierre Morin. On se croise chez Beuscher..."les Innocents ?" " On cherche un clavier pour venir jouer un titre (Jodie !) à notre concert au Palace."

J’ai été bavard...voilà une première réponse un peu longue peut-être ?

 

(NDLR : oh que non mon cher Jean-Cri, ces informations sont d’une richesse que beaucoup de fans seront ravis de connaître).

 

 

Ch : Peux tu nous parler de tes influences littéraires ?

 

JC : Je ne serai pas aussi bavard sur ce sujet. D’abord parce que je trouve que le mot littéraire n'est pas tout a fait adéquat pour expliquer ce qu'est le travail d'auteur dans la chanson.
Une chanson peut naître de mille manières différentes. Un mot, un riff, une phrase, une mélodie...il n'y a pas de règles.
Je ne suis pas un grand lecteur mais j'ai lu quand même et je lis des choses qui me plaisent qui me transportent. Dans la musique je n'ai jamais pensé placer des phrases empruntées à la littérature excepté "la vie sera western ou ne sera pas..." mais là c'est autre chose. Il y a des mots comme ça qui finissent par rentrer dans l'inconscient collectif et c'est avec eux que je crée un texte. Ma façon d'envisager le texte se situe entre l'intuitif et le slogan publicitaire. le cadre de la chanson est parfois si étroit que je ne trouve qu'un mot ou deux. alors vient un long processus d'écriture et surtout de torture qui s'achève plus ou moins bien... ce qui peut m'arriver de mieux c'est de trouver les mots en même temps que la musique. Cela arrive de temps en temps et ça justifie ma vie de rêveur...

 

... Voilà à peu près ce que je peux dire sur les textes. Ecrire est quelque chose de tellement personnel qu'il m'est difficile d'en parler d'avantage. Et la plupart du temps, lorsqu'on fait une chanson le but est de rendre la musique et le texte indissociables. J'écoute la musique dans cet esprit... Je retiens 2,3 mots mais j'entends surtout la mélodie et c'est elle qui vient me chercher. Avec Jipé, nous avons toujours envisagé l'écriture dans ce sens. C'est vrai qu'on souhaitait être reconnus comme auteurs mais on ne voulait pas que les mots sortent du contexte musical. Parfois (souvent?) le sens disparaissait au profil de la sonorité. On a passé un temps infini à écrire des textes juste pour que ceux-ci trouvent leur juste place dans notre musique sans en prendre le dessus. C'est ce qui fait pour nous le charme de la Pop qu'on a écoutée et qu'on aime jouer.

 

(NDLR : moins bavard ?)

 

Voila chers amis les deux questions auxquelles m’a largement répondu l’ami Jean-Christophe que je tiens à chaleureusement remercier pour sa disponibilité et sa simplicité. Je tiens à lui dire que je suis extrêmement fier de le connaître et que j’ai pour lui une grande admiration. Mille mercis également à Valentine grâce à qui j’ai pu rencontrer des artistes de talents et des gens passionnants

04:42 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4)

16/04/2011

Jean-Christophe URBAIN l'interview, c'est pour demain !!!

Capture0106.jpgCa fait un bail que je l'ai sous le coude cette interview, seulement voilà, j'attendais le moment propice pour la mettre en forme et la publier

Qu'ai je attendu ?

Tout simplement de rencontrer l'artiste pour de vrai après lui avoir posé ces questions. C'est donc pour demain et c'est en exclusivité sur "J'aime...je déteste".

Ch.

19:21 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

19/02/2011

Le bluesman de Dartford

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Qui a dit que Keith Richards n’était pas un bluesman ? Cette musique lui doit beaucoup tellement il lui y a apporté. A ce titre il a largement sa place parmi les plus grands. Quant à ceux qui disent que son livre n’est pas intéressant, c’est qu’ils n’ont rien compris à l’esprit du blues et du rock. Ce mec est l’essence même des Stones, le pilier de près de 50 années de carrière et son histoire est digne du scénario d’un super film.

Il est ce qu'il est avec ses défauts mais aussi sa tonne de qualité, sa force de caractère peu commune dans ce milieu et une passion immodérée pour ce qu'il fait depuis si longtemps. A ce titre, il mérite le respect et je le remercie d'avoir écrit ce pavé qui est un véritable régal à chaque page.

Si vous n’aimez pas Keith, retournez écouter de la soupe, vous n’êtes pas digne de faire partie des puristes, les autres restez pour savourer ce petit « Cocaine blues »…sacré Keef !!!

 

http://www.youtube.com/watch?v=SutO9tW9k9g

15:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)