20.12.2009

"Le secret du rabbin" de Thierry Jonquet

Le secret du rabbin.jpgPologne, année 1920, le vieux rabbin Mordechai Hirshbaum vient de mourir. il laisse à son successeur le soin de gérer son testament. Son héritage est un trésor dont la cachette ne sera révélée qu'en la présence de sa nièce et ses trois neveux.

Moses est un gangster New-yorkais travaillant pour le compte de "Lucky" Luciano et Meyer Lansky.

David vit en Palestine et se bat pour la construction d'une vraie nation juive.

Louis est un officier de l'armée francaise qui vit au sein de la bonne bourgeoisie parisienne.

Enfin Rachel est une fervente communiste qui en Russie se bat aux côtés des bolchéviques.

Chacun d'entre eux reçoit la même lettre à propos de l'héritage et chacun d'entre eux la méprise. C'est sans compter avec le destin, les concours de circonstances, le hasard et le génie de Thierry Jonquet qui vont faire que nos quatre "héros" vont se retrouver plongés au coeur de l'été 1920, dans une Pologne où la guerre fait rage. Ils y croiseront des personnages historiques comme Léon Trotsky ou Staline par exemple.

Vous découvrirez une autre facette du talent de cet excellent auteur qu'était Thierry Jonquet qui nous raconte ici une aventure extraordinaire pleine d'action, d'action et d'humour.

Un livre bien agréable qui se déguste avec un réel plaisir.

13.12.2009

"Mygale" de Thierry Jonquet

Mygale T.Jonquet.jpgEtrange, inqiétante et malsaine atmosphère, un thriller digne de ce nom qu'est "Mygale" de Thierry Jonquet.

Un chirurgien plasticien, Richard Lafargue qui séquestre dans une prison dorée une jeune et très jolie prisonnière, la magnifique Eve avec laquelle les relations sont à la fois tendres et violentes.

Un truand en herbe, Alex, qui se planque après un braquage qui a réussi d'un point de vue pécuniaire mais durant lequel il a descendu un flic qui l'a blessé avant d'être tué.

Un jeune homme de 21 ans, poursuivi, agressé, enlevé, séquestré, torturé, humilié qui noue avec son agresseur qu'il a surnommé "Mygale" une relation étrange au fil des mois de sa "détention".

Thierry Jonquet a tissé sa toile, ces personnages vont ils se retrouver, se croiser, à vous de le découvrir en lisant cet excellent livre. Attention, vous allez vite être "piqué" par l'intrigue et une fois le nez dedans, vous voudrez aller jusqu'au bout...pour comprendre...pour savoir.

Excellente lecture !!!

09.12.2009

"Moloch" de Thierry Jonquet

Moloch Jonquet.jpgDévoré en quelques jours à peine, j'ai profité d'être au calme dimanche en fin de journée pour lire les quelques 200 pages qu'il me restait à déguster sans aucun effort.

Alors que la plupart des livres de Thierry Jonquet sont difficiles à avoir à la Médiathèque (ils sont quasiment tous déjà empruntés), je suis "tombé" par, chance sur "Moloch" qui était disponible, sans savoir que j'allais retrouver les personnages que j'avais découverts dans "Les orpailleurs".

Ainsi l'histoire commence par une macabre découverte, Rovère, Dimeglio, Danset, malgré leurs années de service ont bien du mal à supporter ce qu'ils viennent de voir, une horreur qu'ils ne sont pas près d'oublier.C'est Maryse Horvel, la proc' qui sera chargée d'instruire cette affaire ainsi que son amie Nadia Lintz dans un deuxième temps.

Parralèlement, dans la section "enfants" d'un hopital, la petite Valérie, malgré sa récente opération du pancréas, ne va pas mieux, au contraire, elle est sujette à des crises fréquentes et à des douleurs intenses. Francoise Delcourt qui travaille dans le service du professeur Vauguenard se pose alors des questions qui l'inquiètent et qui l'effraient...

De son côté, le "psy" de l'hopital, Vilsner, qui travaille aussi dans son cabinet, "s'occupe" d'un étrange patient, le peintre Maximilien Haperman...

Il y a aussi le brave Charlie, un ancien militaire, SDF, paumé, qui va retrouver un semblant de rédenption grâce à la petite Héléna.

Tous finiront par se croiser, les différentes affaires instruites par Maryse et Nadia ont elles un dénominateur commun ? A vous de le découvrir...

Encore un "polar" magistral de Jonquet qui se boit comme du petit lait avec délectation. Le grand interêt dans ce livre, comme dans "Les orpailleurs", c'est que non seulement l'histoire est passionnante mais c'est qu'en plus on s'attache aux personnages qui sont très...humains, on n'a pas affaire à des cow-boys à gros flingues. Ici, les flics, les juristes, les personnages en général, ont leurs soucis, leur problèmes du quotidien comme vous et moi.

03.12.2009

"Un tueur sur la route" de James Ellroy

Un tueur sur la route.jpgMerci à toi ma chère amie qui m'avait conseillé "Au delà du mal" de Shane Stevens (voir note du 4 octobre) ainsi que "Un tueur sur la route" de James Ellroy que je viens de terminer ce midi.

Glaçant, sombre, cruel, inhumain mais extraordinaire dans son originalité. Je connaissais ce grand auteur de romans noirs de réputation et j'avoue que commencer par ce livre pour le découvrir, met assurément l'eau à la bouche même si ici on parle plus souvent de couteau sous la gorge.

Je ne vais pas vous dévoiler cet ouvrage, ce serait idiot de ma part mais pour vous mettre en appétit, sachez que ce livre raconte l'histoire d'un sérial-killer aux USA. Rien de particulièrement original me direz vous, sauf que là on vit toute l'histoire avec les yeux et la pensée du tueur, l'implacable assassin qu'est Martin Plunkett, coupable d'au moins une quarantaine de meurtres.

On le suit dans la montée de sa folie et dans sa ballade meurtrière, on prépare, on planifie certains des meurtres à ses côtés et on y assiste, impuissants avec ses yeux. On sombre avec lui dans ses délires et sa folie meurtrière.

C'est écris de façon magistrale et franchement, je me demandais comment Ellroy pourrait me captiver pendant 350 pages et bien je ne me pose plus la question, il l'a fait et avec un talent énorme. Je ne me suis jamais ennuyé dans ce livre dont l'écriture est disait Hervé Delouche (Révolution) froide comme un scalpel et ça me semble une image des plus explicites pour en quelques mots simples parler de ce livre.

29.11.2009

"Les orpailleurs" de Thierry Jonquet

Les orpailleurs.jpgOrpailleur: Celui qui recueille, au moyen du lavage, les paillettes d'or qui se trouvent dans les alluvions.

Pourquoi ce titre, vous ne le saurez qu'à la fin de ce fabuleux polar d'un auteur non moins exceptionnel qui malheureusement a disparu en aout dernier. C'est donc une façon de lui rendre hommage que de lui consacrer un article qui ne sera certainement pas le dernier, j'en suis sûr.

Comment vous inciter à vous plonger dans cet excellent roman ?

Si vous avez bien lu l'interview que m'ont accordé Catherine et Benoit du groupe Lilicub, souvenez vous que Catherine en avait parlé parmi ses plus fortes influences littéraires. On comprend mieux pourquoi elle a elle même écris deux "polars" de qualité, visiblement inspirée et influencée par ce maître du genre.

Dans un squat du 10ème arrondissement, précisément rue Sainte-Marthe on découvre le cadavre d'une jeune femme, morte visiblement depuis plusieurs semaines vu l'état de décomposition avancé du corps. Particularité, la main a été tranchée, net, au niveau du poignet. Dans la semaine qui va suivre, deux autres cadavres de femmes seront découverts assassinées selon le même rituel. L'affaire est suivie par la jolie juge Nadia Lintz aidée en particulier par les inspecteurs Rovère et Dimeglio. Nadia fraichement arrivée de Tours s'est installée dans un appartement que lui loue un vieux monsieur Isy Szalcmann juste en dessous de celui de l'ami de ce dernier le docteur Rosenfeld.

Une fois le nez dedans, on a du mal a en ressortir tellement l'intrigue est bien menée, simplement mais de façon terriblement efficace. Qui plus est, les personnages sont des vrais êtres humains, avec leurs secrets, leurs problèmes et parfois un passé douloureux et celà Jonquet a l'art et la manière de le retranscrire.

De plus on se ballade avec plaisir dans Paris et sa banlieue  et moi qui y ai vécu quelques années, javoue avoir pris plaisir à "revoir" des lieus que j'ai connu par le passé.

 Les connaisseurs apprécieront, pour les novices ou ceux qui ne connaissent pas bien le genre, c'est incontestablement le meilleur moyen de découvrir du bon "polar"ainsi qu'un auteur plus que talentueux qui manquera beaucoup à la littérature.

Monsieur Jonquet, je viens de vous découvrir avec bonheur et je vous rend un hommage vibrant à la hauteur de votre talent. Salut cézigue !!!

22.11.2009

"Bandini" de John Fante

bandini-L-1.jpgVoilà un écrivain que je ne connaissais pas il y a encore quelques mois mais qui est en train d'atteindre le haut du classement de mes auteurs préférés.

Comme disait Bukowski qui ne tarissait pas d'éloges à son sujet, je le cite "Il devait avoir une influence sur ce que j'ai écrit, qui m'a duré toute une vie", "Les lignes roulaient facilement sur la page, ça coulait bien. Chaque phrase avait sa propre énergie et elle était suivie par une autre exatement pareille. la substance même de chaque ligne donnait sa forme à la page, on avait l'impression de quelque chose sculpté dessus". Un bien bel hommage d'un grand écrivain à un autre grand écrivain.

Dans "Bandini" on retrouve Arturo et ses malheurs alors qu'il est encore jeune et qu'il vit dans une petite maison à Rocklin dans le Colorado. Son père, maçon, en bon Italien qu'il est, est dans une passe difficile, l'hiver rude le paralyse (il est en intempérie comme on dirait aujourd'hui) et celà le mine. Les quelques deniers qu'il lui reste il les dépense pour boire avec son ami Rocco ou il les joue (et les perd)dans des parties de carte.

Pendant ce temps, son épouse, Maria, dévote, humble et triste, fait ce qu'elle peut pour joindre les deux bouts et la mort dans l'âme elle doit se rendre à l'épicerie voisine pour faire les provisions...à crédit, en ravalant sa fierté. Il faut bien nourrir ses trois fils, Arturo, Federico et August.

Notre Arturo, lui ressemble bien à l'homme qu'il sera plus tard, agacant par moments, égoïste aussi mais attachant. La fille qu'il aime en secret ne le supporte pas et la vie n'est pas toujours drôle pour ce jeune garçon qui parfois a bien du mal à supporter ses frères et ses parents.

Là dessus, fuyant sa belle mère, la volumineuse Donna Toscana, Svevo Bandini, le père des trois garçons, quitte le foyer pendant presque une semaine. Celà aura pour effet de rendre sa femme folle de jalousie et de rancoeur car on a vu son mari dans la voiture de la riche veuve de la ville, Madame Hildegarde.

Une fois le nez plongé dans ce livre et malgré les moments où l'on a envie de les secouer ces sacrés Bandini, on les aime on s'y attache et on a envie de les retrouver vite une fois atteint le dernier mot du dernier chapitre.

11.11.2009

"La traversée de l'été" de Truman Capote

Capote la traversée de l'été.jpgC'est à l'automne 2004, que les bureaux new-yorkais de Sotheby's avertissent l'avocat Alan.U.Schwartz, administrateur de la Truman Capote Literary trust que vont être mis aux enchères des documents inédits liés à Capote avec entre autres, ce qui semble être un roman inédit.

Après vérification, il s'avère qu'il y a effectivement un manuscrit composé de quatre cahiers dont le texte est écrit à la plume, plus soixante deux pages de notes. Il s'intitule "La traversée de l'été"et c'est vraisemblablement en 1943 que Truman l'a écrit à l'âge de 19 ou 20 ans. Il semble aussi qu'il n'a jamais voulu le publier, ne le jugeant pas suffisamment parfait à son goût pour l'être.

C'est donc 62 ans après avoir été écrit qu'est publié en 2005 "La traversée de l'été".

L'histoire est celle de Grady, une fille issue d'un milieu très riche et qui tombe amoureuse d'un gardien de parking, Clyde. Se retrouvant seule pendant un été brulant à New-York, elle va vivre un amour qui les entraînera elle et son compagnon vers une inévitable issue.

Sans être un roman renversant, il n'en reste pas moins que le talent d'écriture de Truman Capote est déjà fortement présent et que l'on pressent le talent à venir de ce jeune auteur et futur écrivain mondialement connu.

A découvrir pour les amateurs du genre.

Bonne lecture.

05.11.2009

"Mon chien stupide" de John Fante

john-fante-mon-chien-stupide.jpgEncore un sacré bon moment de lecture en perspective, je peux vous le garantir. Si vous avez déjà lu John Fante (voir la note du 5 septembre 2009) vous savez que c'était un excellent écrivain.

Dans ce livre de 150 pages qui se lit très vite, on rit bien, on sourit forcément et on regarde avec compassion ce qui arrive à la famille de cet écrivain italo-américain quinquagénaire, nouvel avatar de Bandini alias John Fante.

Lorque un soir de pluie, Harry Molise et son épouse Harriett, découvrent dans la cour devant leur maison un énorme chien, ils ne savent pas encore que cet énorme quadrupède qu'ils décident de recueillir va être l'élément déclencheur d'une série d'événement tragi-comiques.

Cette chronique superbement écrite, nous montre comme les rapports parents/enfants sont difficiles arrivés à un certain moment de la vie et qu'il en va parfois de même entre mari et femme.

Ce que j'aime chez Fante c'est qu'on aime et qu'on déteste (tiens donc !!!) les héros de ses romans. C'est le cas ici, on s'attache aux personnages principaux mais on découvre en parrallèle qu'ils sont loins d'être parfaits, tout à l'image de la vrai vie, tout à l'image de ce que nous sommes tous les jours.

Le prochain livre de ce génial auteur dont je vous parlerai sera "Bandini" mais avant, il y aura l'oeuvre de jeunesse de Truman Capote "La traversée de l'été".

29.10.2009

"Kill Parade" de Catherine DIRAN

kill parade.jpgLorsque pendant le concert de Jil CAPLAN, j'ai aperçue dans la salle et ensuite entendue sur scène Catherine DIRAN, la tête fémininine du groupe LILICUB, je me suis tout de suite rendu compte qu'elle avait un sacré tempérament, de l'énergie à revendre et pas froid aux yeux pour deux ronds.

Quelques temps plus tard, j'apprends que non contente de chanter avec brio des textes intelligents, la pétulante Catherine a écris deux "polars" édités dans la célèbre collection "Le masque", lcollection dans laquelle  les plus grand auteurs de romans policiers assassinent en toute impunité.

Son premier ouvrage, celui dont je vais vous parler, "Kill Parade" est à l'image de son auteur. Pas le temps de tergiverser et de s'ennuyer, on rentre d'emblée dans le vif du sujet et ça bouge à une telle vitesse que l'on ne s'ennuie pas un instant.

L'héroïne, ressemble à Catherine, pétulante, un peu déjantée mais pas du tout dans dans le mauvais sens du terme. Au contraire,on a affaire à une femme à la forte personnalité, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui a la ferme intention d'aller au bout des choses et ce malgré parfois quelques faiblesses bien humaines. Elle est vive, intelligente et ne mâche pas ses mots.

Une jeune star de la chanson française, est retrouvée morte dans un hôtel de la banlieue parisienne, pour tenter de retrouver l'assassin, Le patron d'une grande firme musicale demande à Victoria Reyne de se glisser dans la peau d'une chanteuse qu'ils vont créer de tout pièce (tiens donc, ça existe ?) pour qu'elle puisse enquêter dans le milieu, sans éveiller les soupçons.

Je ne vous en dis pas plus, laissez vous emportez par le style très cinématographique et le tourbillon des mots que nous propose Catherine Diran dans cet univers glauque du show-business et de sa soi disant "intelligentsia". Il faut parfois s'accrocher pour ne pas perdre le fil car les personnages sont nombreux mais l'histoire est bien ficelée et entrainante.

Pour un premier livre, j'applaudis des deux mains, c'est une réussite et j'avoue que j'ai hate de recevoir le second que j'ai déjà commandé.

Ah oui, autre chose de frappant ou flagrant dans ce livre, comme vous voulez, si vous ne devinez pas que Catherine est amoureuse de Paris, c'est que vous n'avez pas bien lu le livre.

En attendant, je vous laisse,je m'ouvre une barre d'Ovomaltine et je me cale le casque sur les oreilles pour écouter l'album "Pink moon"de Nick DRAKE.

Bonne lecture !!!

25.10.2009

"Parlez moi d'amour" de Raymond Carver

Parlez moi d'amour.jpgToisième livre consécutif de Raymond CARVER que je dévore littéralement. C'et vraiment un plaisir à lire et j'avoue qu'il n'est pas facile d'exprimer ce que l'on resssent à la lecture des nouvelles de cet auteur. Je citerais donc si elle me le permet, l'amie qui m'a conseillé de lire ces livres dont elle disait qu'ils sont "Sublimes de simplicité et de dépouillement mais intenses et profonds". Cette phrase résume parfaitement l'atmosphère de l'univers de Carver.

Dans "Parlez moi d'amour", pas d'histoires à l'eau de rose comme l'ont pensé celles et ceux qui me voyaient lire ce livre, non, les dix sept nouvelles qui composent ce livre ont sensiblement le même point commun, la même idée fixe, la poursuite d'un possible bonheur pour ces gens à la dérive.

Je ne vous raconterais pas toutes les nouvelles car elles ont chacune leur spécificité et leur originalité. Comme je l'ai écrit précédemment on pourrait presque toucher du doigt ces histoires tellement elles sont d'une dure et crue réalité. Malgré tout, j'ai trouvé ces histoires plus froides et plus sombres pour certaines que dans les deux précédents recueils lus ("Les vitamines du bonheur" et "Les trois roses jaunes") mais je m'en suis délecté avec un plaisir ineffable comme je vous l'ai exprimé au début de cette note.

Néanmoins, si vraiment vous aimez les mots, la belle écriture, la simplicité et les choses vraies voire crues (toutes crues) n'hésitez pas une minute ni même une seconde pour vous plongez dans le monde de Raymond CARVER.

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