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06/07/2011

Sad soul

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Hier soir, après ma séance de vélo et une bonne douche, j’étais allongé sur mon lit en train de lire. Un instant distrait, j’ai levé les yeux et mon regard s’est alors porté vers les photos de mon fils aîné, sur l’une il devait avoir 8 ans et  sur l’autre, 11 ou 12 ans.

A cette époque là, nous avions déjà quelques soucis avec lui, il était déjà difficile à gérer mais rien ne laissait présager une telle transformation.

Comment un gamin souriant peut il en quelques années changer aussi brutalement, se laisser aller physiquement, se détruire la santé comme il le fait, vivre de cette façon ?

Qu’avons-nous fait, pas fait, sommes nous passés à côté de quelque chose ?

Ai-je été un bon père ? N’ai-je pas été trop dur, trop exigeant ?

Est-ce que je ne paye pas ces années où l’esprit embrumé par l’alcool, je n’ai pas vu ou perçu certaines choses ?

Penser à tout cela est pénible, pesant.

Aujourd’hui, quand il est là (et c’est très rare), à l’approche de ses 18 ans, je suis loin de mon fils, je ne le comprends pas, je n’admet pas son attitude, j’ai honte de son comportement même si je sais qu’il est malade de ces saloperies qu’il ingurgite.

Je suis assez froid avec lui, je ne le supporte plus mais il reste quand même, il faut le dire, quelque chose qui brûle encore au fond de moi et c’est cela qui est pénible, cette petite douleur que l’on ressent au fond de soi.

Merde…quand je vois ces photos, j’ai envie de revenir en arrière, de changer des choses,  de lui parler, de le mettre en garde, d’être plus vigilant. Mais je ne peux plus rien faire, si ce n’est aujourd’hui faire en sorte que sa sœur et son frère ne suivent pas le même chemin et que cette situation que je ne souhaite à personne ne détruise pas le reste de la famille.

Parfois je suis fort, ma famille, mes amis, la musique, l’écriture, la lecture, le sport dans lequel je suis plongé depuis deux mois, mon boulot, m’aident à tenir le coup. Cependant, parfois moi aussi je craque, une bouffée de tristesse m’envahit et j’ai du mal, je me flagelle intérieurement et inutilement. Alors j’écris, j’aligne les mots qui sortent de mes pensées les plus profondes, comme une thérapie, comme un besoin presque impérieux de parler. Je ne cherche pas le sensationnel, je ne veux pas non plus que l’on s’apitoie sur mon sort, j’ai juste besoin d’évacuer les choses par les mots, juste besoin de me soulager la tête.

 

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