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  • Good day sunshine !!! (Part three)

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    Il est 20h15, la fièvre monte, monte…

     

    Arrivent sur la scène, Cyril et Laurent les musiciens de Croco, le premier avec sa guitare et le second avec son accordéon. Leur duo fonctionne bien, Cyril avec sa tronche « Higelinesque » l’ex VRP (pour ceux qui connaissent) enchaîne les chansons d’amour comme il dit, avec ironie et un regard parfois cynique sur la vie. C’est bien, mais on sent que le public de l’Arc en Ciel est impatient, Cyril et Laurent aussi l’on senti et il n’y aura pas de rappel.

     

    Quelques minutes après le départ de Croco, voilà JeanCri qui arrive seul sur scène, avec sa guitare et qui démarre les premiers accords de « Les deux bras arrachés ». Apparaît alors Valentine, belle, épanouie sous un tonnerre d’applaudissement. Ca y est, c’est reparti pour un tour.

    Au total le couple Rock n’ roll nous gratifiera, rappels compris de 21 chansons et 1h40 d’un concert chaleureux, la salle est petite, nous sommes 80, il fait chaud mais on est proche de ces deux artistes que l’on aime et eux aussi se sentent bien, l’osmose est parfaite.

    On apprend à un moment, que c’est le dernier concert de Jil Caplan avant un moment car bientôt, avec la sortie du futur album, il y aura un nouveau concept et que nos deux compères et complices proposeront un duo à part entière. On savoure d’autant plus l’écoute des « classiques » comme « Entre les tombes », « Mes cheveux courts », « Natalie Wood » « Les mots » « Tout ce qui nous sépare » et « Cette fille n’est pas pour toi ».

    On se régale avec les reprises de « Bluebird » « Peggy Sue » et « The river of no return » chansons qui collent comme un gant sur une main à ces deux beaux et généreux artistes.

    L’ambiance sur  « Oh tous les soirs » et ensuite sur « Des toutes petites choses » ainsi que la participation du public rendent l’atmosphère très électrique et très rock n’ roll. Pourtant, pour des raisons d’acoustique de la salle, JeanCri a préféré prendre sa guitare « sèche ».

    Valentine nous raconte des anecdotes, dont certaines inédites, elle nous gratifie en pouffant de rire d’un petit numéro d’imitation, mais je n’en dirais pas plus.

    Le concert tire doucement à sa fin et à un moment, j’en ai les larmes aux yeux, de plaisir et de bonheur intense car jamais je n’ai assisté d’aussi près à un concert de cette belle artiste que j’aime tant mais aussi parce que je sais que j’ai eu beaucoup de chance de la voir trois fois en six mois et que c’est peut être la dernière avant un moment.

    Une dernière révérence sous les bravos nourris d’un public archi conquis et nos deux amis s’en retournent vers les loges, souffler quelques instants.

     

    Comment va se passer la suite, les amis du fan club et d’autres fans sont restés pour attendre et au fond de moi, je n’ai pas envie que la soirée se termine, j’ai envie que çà se prolonge.

    Ce que je ne sais pas encore à ce moment là c’est qu’il va m’arriver un truc formidable dans moins d’une heure.

    Oui…un truc formidable.

  • 47

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    On ne peut pas dire que je suis issu d’une famille de grande tradition sportive. Je me souviens de mes premières foulées alors fraîchement débarqué en classe de 6ème et de ces cours de gym qui étaient pour moi un calvaire.

    Je détestais courir ces longs cross autour de l’école, parfois en plein hiver, sous la pluie et les pieds dans la boue. Je n’étais pas très doué pour le football et j’ai toujours les pieds carrés. Grimper à la corde était un supplice et j’ai encore dans la tête, les quolibets et le sadisme de certains professeurs qui prenaient plaisir à humilier les gamins comme moi, pas très doués pour le sport. Quand je repense à certains d’entre eux aujourd’hui, je me sens bien plus fort et bien supérieur, mais pas pour les mêmes raisons.

    Ces 25 dernières années, on ne peut pas dire que j’ai vraiment pris soin de moi. J’ai pas mal fumé, j’ai, jusqu’à ma décision d’arrêter net il y a six ans, bu beaucoup d’alcool, je n’ai pas ménagé mon dos, je mangeais peu équilibré et je me laissais physiquement aller.

     

    Lundi 11 avril 2011, je n’ai pas le moral, certains savent que nous vivons des heures difficiles au niveau familial, que cela a des répercussions et des conséquences fortement négatives sur le plan humain et sur le plan matériel. Je me sens mal dans ma tête, physiquement fatigué, lourd, mal dans ma peau aussi, mon dos me refait mal, Je me suis aussi remis à fumer depuis trois semaines. Bref, je ne vais pas bien.

    J’en parle à mon collègue et ami Alan qui me propose alors d’aller courir une fois par semaine avec lui. Dans le même temps je prends plusieurs décisions : arrêter les cigarettes, rééquilibrer mon alimentation et remonter régulièrement sur mon vélo d’appartement.

    La première séance de jogging fut un véritable calvaire, j’ai craché mes poumons et je me suis rendu compte que la carcasse était rouillée, j’ai cru que j’allais m’écrouler.

    Depuis, à force d’entraînements réguliers sur mon vélo sans roues, d’une nourriture bien plus légère, composée de beaucoup plus de légumes et de fruits qu’auparavant, les séances de courses à pied deviennent beaucoup moins dures et hier soir, pour la première fois, j’y ai pris du plaisir.

    Forcément, j’ai perdu du poids et en 75 jours je suis passé de 107.3 kilos à 97. Je me sens beaucoup mieux et cela m’aide énormément à encaisser et supporter la phase difficile que nous traversons.

    Dernière chose importante, j’ai été soutenu, par mon épouse d’abord, par Sarah et Maxime mes deux enfants mais aussi par beaucoup d’amis et les petits mots d’encouragement que je reçois régulièrement me font du bien et viennent renforcer cette volonté que j’ai aujourd’hui à l’aube de la cinquantaine de me maintenir dans un état de santé correct car nul ne sait, moi comme les autres, de quoi sera fait demain.

  • Vous m'en mettrez pour 200 grammes...

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    La nuit dernière, alors que je tentais de me rendormir, mon esprit vagabond m’a ramené, ne me demandez pas pourquoi, vers le village de mon enfance et la petite épicerie en face de l’église.

    Malgré ses 500 habitants, Bevillers, au début des années 70, comptait deux boucheries, deux cafés dont un tabac et deux épiceries. De ces deux épiceries, une s’appelait « La coopérative » où l’on vous donnait des timbres en fonction du montant de vos achats mais que ma mère n’aimait pas car elle trouvait les prix trop élevés.

    Il faut savoir qu’à l’époque, les hypermarchés n’existaient pas et que les premiers supermarchés venaient d’apparaître (Prisunic, Maxi Radar furent les premiers « grands » magasins que j’ai connu).

    Conséquence de tout cela, dès que nous fûmes en âge, mon frère et moi d’aller faire les courses, notre mère nous envoyait à l’épicerie Damez du nom du propriétaire (ce fut ensuite Duhamel et Méresse pour le dernier). Lorsqu’on arrivait face au magasin, il suffisait de monter quelques marches pour accéder à une sorte de petit vestibule découvert au fond duquel il y avait deux portes, à droite le café et son bar tenu par monsieur et à gauche l’épicerie gérée par madame.

    L’épicerie…je me souviens très nettement de cette pièce pas très grande mais garnie d’immenses étagères remplies de multiples denrées et articles. Pour accéder à certains casiers, l’épicière avait une grande échelle en bois. On avait l’impression que l’on pouvait y trouver de tout  c’était comme la caverne d’Ali-Baba, on y achetait certaines choses au poids, et sur le comptoir il y avait la fameuse balance qui permettait de définir le prix.

     Durant ces années là, ce fut mon plaisir que d’aller y dépenser mes maigres centimes en Mousquetaires, Curly-Wurly, Mars, Malabars et autres friandises vendues à cette époque. Il y régnait une atmosphère particulière que l’on ne retrouve aujourd’hui que dans les vieilles quincailleries.

    Quant au café, ce n’est que quelques années plus tard que j’y suis allé un jour, fier comme Artaban, y boire une limonade avec mon père. Une des premières fois où l’on a l’impression de ne plus être un gamin alors qu’on ignore encore tout de la vie.

    Dommage que ces petits magasins de village aient disparu, ils étaient les lieux de rencontre entre les gens du village, on s’y croisait, on y parlait, l’épicière se faisait aussi le relais des diverses informations, c’était une autre époque. Aujourd’hui, les villages sont, hélas, devenus des dortoirs, les grands magasins ont tués cette convivialité et ses petits moments chaleureux, il ne reste que la mémoire qu’il est important de transcrire et de transmettre.