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  • Putain de corde !!!

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    Comme je l’ai raconté récemment, je n’ai jamais baigné dans la culture sportive et c’est depuis peu, conscient de l’importance de s’entretenir un peu, que je m’y suis mis de façon régulière.

    Quand je suis rentré au collège en classe de sixième, j’ai découvert la joie du sport à l’école. Mon premier prof de sport était plutôt taciturne et ne donnait pas envie d’aimer à se dépenser physiquement, surtout qu’à 10 ans, j’étais peu robuste. Pour être tranquille, il nous faisait faire des tours de piste autour du terrain et pire, des tours de cross autour de l’école. C’était particulièrement joyeux en hiver quand on devait courir dans la boue.

    Parfois on faisait des exercices en salle, des abdominaux (quelle torture), du saut  à l’élastique, activité dans laquelle je n’étais pas mauvais et, à mon grand désespoir, du grimper à la corde.

    Voilà une discipline que je détestais, quand le prof  se dirigeait vers la salle prévue à cet effet, j’angoissais d’avance. Il n’y a rien à faire, je n’y arrivais pas, j’atteignais tant bien que mal le tiers de la corde et je me laissais lourdement retomber. Je ne réussissais pas à enrouler la corde avec une jambe comme certains, très doués, le faisaient et souvent cette saleté de corde me brûlait la jambe quand je me laissais glisser pour redescendre.

    Je me souviens d’une fois alors que j’étais humilié par le prof qui me harcelait pour grimper et qui se moquait  de ma gaucherie que j’ai piqué un coup de colère, de rage face à tant de méchanceté et de connerie. J’ai attrapé la corde à deux mains et j’ai grimpé jusqu’en haut à la force des bras. Épuisé, en descendant, je me suis lâché en retombant lourdement, me faisant mal au dos.

    Je déteste par-dessus tout ces soi disant pédagogues en survêt et en baskets qui ne font que dégoûter les jeunes de faire du sport, ces compétiteurs qui ne s’intéressent qu’à ceux qui sont doués.

    L’esprit sportif c’est bien sûr la combativité mais c’est aussi la pédagogie, l’esprit d’équipe, l’entraide, le soutien. Je reste convaincu qu’avec plus de finesse et de meilleures méthodes d’enseignement on pourrait donner le goût du sport à ceux qui sont moins capables, c’est juste une question de bon sens, oui, de bon sens.

  • Orage...oh des espoirs !!!

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    C’était il y a maintenant un certain nombre d’années, j’étais encore un adolescent et cette année là, je participais à un camp d’ados en Gironde, je devais avoir 15 ans.

    Avec une bande ce copains nous nous étions découvert la passion de la marche et nous avions décidé avec un « mono » qui partageait cela avec nous de partir en camping plusieurs jours et plutôt que de le faire en vélo comme beaucoup de nos comparses du centre, nous, on chargerai les sacs sur nos épaules et en avant marche.

    Je me souviens encore très nettement du départ et de cette euphorie qui nous avait gagnée, nous nous sentions libres et heureux, sans contraintes, juste une bande de potes qui marchait à l’aventure, joyeux d’être ensembles, au contact de la nature.

    Lors de ce périple, plusieurs « aventures » nous sont arrivées, mais je me souviens avec netteté d’une soirée où alors que nous nous apprêtions à planter nos tentes, un orage se mit à gronder. Nous étions dans le grand parc d’un château, près d’un petit ruisseau.

    Malgré la hâte d’installer au plus vite nos « canadiennes », nous nous aperçûmes qu’il manquait un caoutchouc sur un des piquets de tente et nous décidâmes, à défaut, d’y planter une patate.

    Je crois me souvenir que nous étions installés à trois ou quatre dans la tente quand l’orage est arrivé au dessus de nos têtes. Les craquements du tonnerre étaient terribles, jamais je n’avais entendu un tel grondement, dans le Nord, les orages sont moins violents et moins impressionnants.

    Je me souviens que l’un d’entre nous s’est posé la question de savoir si la foudre pouvait tomber près de nous quand d’un seul coup, un terrible craquement a déchiré nos oreilles. Je revois encore cet éclair blanc qui m’a aveuglé, le sifflement dans mes oreilles et ce goût d’électricité sur ma langue, exactement comme quand on s’amusait à toucher les deux broches d’une pile plate avec notre appendice buccal. Par réflexe, je me suis roulé en boule et au bout de quelques longues secondes et un silence de mort, nous avons  tous retrouvé nos esprits.

    La foudre était bien tombée près de nous et en ce début de soirée (il devait être 21h) alors que la nuit était déjà tombée, j’avoue que cela nous avait fortement impressionnés.

    Le lendemain matin, nous avons découvert l’impact de l’éclair : au pied d’un arbre, près de la tente, un trou d’une dizaine de centimètre de diamètre et tout le long du tronc, une bande d’écorce arrachée par la foudre.

    C’est alors que nous est revenu le détail de la patate que nous avions plantée sur le piquet…si nous ne l’avions pas fait, l’éclair aurait probablement frappé la tente, Dieu seul sait ce qu’il serait advenu de nous, j’imagine que la toile de tente se serait embrasée, avec nous à l’intérieur.
    Comme quoi, un petit détail peut avoir une grande importance. Peut être que sans cette pomme de terre, je ne serai pas là à vous raconter mes aventures passées. Mais c’est la vie, le destin en avait décidé autrement ce jour là.