
J’ai de nombreux souvenirs de mes années d’enfance et l’éphéméride de ce matin en a ravivé un qui date d’il y a bien longtemps.
Aussi loin que je me souvienne, nous avons toujours eu, à la maison, de nombreux animaux d’élevage : poules, lapins, pigeons mais aussi canards, dindes et dindons, pintades et même des oies. Mes parents ont eu (et ont toujours) cinq enfants et à la campagne, ces élevages étaient bien utiles pour nourrir les troupes.
Le calendrier de ce matin m’a rappelé que nous avons eu aussi, deux années de suite je crois, un mouton dans la pâture qui jouxtait le poulailler (celle là même où je tirais dans le cul des poules pour ceux qui ont lu cette anecdote).
Je me souviens que ma mère leur donnait un prénom et qu’il correspondait à leur jour d’arrivée. C’est ainsi que l’un d’entre eux fut baptisé Urbain.
Il gambadait dans son domaine et grandissait en dévorant l’herbe bien verte et bien grasse de son grand enclos.
Ce fut triste pour mon frère et moi que d’assister à son trépas, même si à l’époque, cela nous apparaissait comme le cours naturel des choses de la vie. Mon père n’a jamais aimé tuer les animaux mais nécessité faisait loi.
La petite anecdote, c’est qu’une de mes chansons préférées de mon amie Valentine, s’appelle « Les moutons »et qu’elle a été écrite par Jean-Christophe Urbain que j’ai eu le plaisir de rencontrer plusieurs fois.
Hasard ou pas, les moutons et le prénom Urbain sont, dans mon existence, associés pour le pire, comme pour le meilleur…
