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  • In the oven

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    Moite, étouffante, intenable, lourde, pénible, telle est l’atmosphère en ce début d’été,

    Je me traine comme une loque, abattu, épuisé par la chaleur, j’ai du mal à respirer.

    Je suis avachi dans un fauteuil, n’osant bouger un seul cil, ou allongé, immobile.

    J’ai ouvert toutes les fenêtres de l’appartement pour tenter de faire des courants d’air.

    La nuit je fais de même, pour que l’air devenu plus frais envahisse un peu les pièces.

    Je n’aime pas cela, je déteste me sentir collant de transpiration, ou suant comme un bœuf au moindre effort.

    Et puis il y a tout ces bruits qui viennent du dehors et qui deviennent vite envahissants, agaçants, intenables parfois,

    Les gamins qui tapent comme des sourds dans un ballon en hurlant, les voisins qui s’installent sur leur mini terrasses et qui vocifèrent,

    Le bruit infernal des mobylettes, l’odeur des gaz brûlé des pollueurs qui laissent impunément tourner leur moteur de voiture.

    Alors, comme chaque année, au grand dam de mon entourage, je me remets à rêver à l’hiver et au froid.

    Au moins quand on a froid, on peut remonter le chauffage, mettre un pull, rajouter une bonne couverture,

    Mais là quand il fait chaud, que faire, une fois vêtu du plus simple appareil ou nu comme un vers, que faire si la chaleur s’accroit ? Rien, hélas…

    Alors oui, je me dis vivement une bonne pluie salvatrice pour que la fraicheur revienne, pour que le sol chaud dégage cette agréable odeur aux premières gouttes de pluie,

    Vivement l’automne et ses belles couleurs, son soleil pâle, ses journées douces et apaisantes.

    Je me souviens de ces étés il y a plusieurs années, alors qu’à l’époque j’habitais dans des petits studios, sous les combles, c’était intenable.

    Ca me permet de mieux supporter la chaleur dans mon grand appartement aujourd’hui mais au fil des ans, je supporte plus difficilement cette moiteur, alors ça ne change pas grand-chose.

    Certains me traiteront de dingue, de fou ou de malade, je ne leur en voudrai pas mais il faut croire que je suis le contraire de certaines espèces,

    Si je devais hiberner, moi, ce serait en été, au frais, à l’abri de ce four naturel géant, de cette étuve, et je me réveillerai au début de l’automne.

    Il est deux heures du matin, il fait plus frais, je respire mieux et la rue est calme, je vais pouvoir aller me recoucher, calmement, me détendre et me rendormir pour quelques heures.

    Quelques heures avant qu’une énorme main invisible ne vienne rallumer ce four géant…

     

     

     

  • Accusé levez vous !!!

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    27 ans, ça fait 27 ans que je travaille, c’est peu pour certains mais c’est déjà pas mal pour un mec de 46 piges. En fait j’ai commencé à travailler dès l’obtention de mon BTS en 1983.

    27 ans, ça fait 27 ans que chaque mois, comme tout bon citoyen, je cotise sur ma fiche de paye pour alimenter la caisse de la sécurité sociale.

    8 semaines, lorsque je vais reprendre le travail mardi prochain, ça fera 8 semaines que j’aurai été arrêté. C’est la première fois que ça m’arrive, mon dos me fait souffrir depuis longtemps, mais là il m’a lâché

    Il m’a lâché parce que çà fait pas mal d’années que je fais mon boulot de commercial et que comme la plupart de mes congénères, je le fait au volant de voitures disposant du minimum de confort. Qui plus est il n’est pas rare dans nos métiers de devoir dépanner un client et parfois d’être contraint de porter du lourd.

    24 heures, il y a 24 heures que j’ai reçu un coup de fil de la CPAM me demandant de me présenter à un contrôle, pour vérifier sans doute, que j’étais bien souffrant et surtout pour savoir si la dernière prolongation était justifiée.

    4 heures, il y a 4 heures que je suis allé au rendez vous et que j’ai compris qu’après avoir englouti des sommes astronomiques à rembourser des malades imaginaires et des feignants, des vrais (n’ayons pas peur des mots), la sécurité sociale se décidait à contrôler maintenant des personnes honnêtes mais qui ont un arrêt de plus de 3 semaines. Sans doute a-t-on pensé que je simulais ou bien que de connivence avec mon médecin, je trichais…

    1 heure, il y a une heure que je viens d’avoir la confirmation de mon rendez vous avec la médecine du travail (c’est obligatoire après plus de 3 semaines d’arrêt). Mardi à 15h45. Mais attention, il m’est interdit de travailler avant d’avoir vu le médecin. Ce qui veut dire que ma journée va commencer à 16h15 / 16h30, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, je vous le demande ?

    10 minutes, il m’a fallu à peine 10 minutes pour écrire ces quelques mots. C’est un peu différent de ce que je vous propose habituellement, mais là, il fallait que ça sorte.

    Bonne journée à vous tous et…portez vous bien !!!