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  • "Backbeat"

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    Bien que sorti en 1994, bien avant le film « Nowhere boy », « Backbeat » en est néanmoins la suite puisqu’il raconte la période « allemande » des Beatles et leurs passages à Hambourg. C’est durant cette période où jouant parfois pendant plusieurs heures d’affilée qu’ils consolidèrent leur jeu et affinèrent leur technique. Leurs fans de Liverpool furent fortement surpris à leur retour sur les bords de la Mersey, tellement ils avaient progressé, la légende était en marche.

    Le film réalisé par Iain Softley retrace très bien cette période et raconte en parallèle, le destin de celui qui fut le premier bassiste du groupe(Stuart Sutcliffe) et l’avènement de ce qui deviendra un phénomène encore inégalé à ce jour.

    On retrouve également dans ce film l’ambiance de l’Allemagne d’après-guerre avec les rudes marins d’un côté et la jeunesse bourgeoise et intellectuelle de l’autre. Il rend également hommage à Astrid Kirchher et Klaus Voorman qui contribuèrent à leur façon à la légende des Beatles.

    Ce n’est pas la première fois que je vois ce film, mais je suis à chaque fois autant ému et retourné, à la fois par le tragique destin de Stu mais aussi par la formidable envie et énergie qui animait les futurs fab four.

    Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas, faites vous ces deux films dans la foulée : les fans vous serez forcément ravis, les autres, vous découvrirez une face moins connue de l’histoire des Beatles.

     

  • Valentine's day (part two)

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    Le moment tant attendu est arrivé, je rentre dans la salle de spectacle…

     

    J’avance le long de l’allée, entre les sièges et découvre cette salle de l’Eden tout en ayant les yeux fixés sur la scène. J’y aperçois JeanCri, assis en train de jouer sur sa guitare Epiphone mais je ne vois pas Valentine.

    La scène est assez haute et pour y accéder, je vois un escalier sur la droite. Le cœur battant, je m’approche doucement. JeanCri lève la tête et d’un sourire me reconnaît, il se lève et vient m’embrasser. C’est un plaisir de croiser cet homme d’une gentillesse extrême, modeste et bourré de talents. Je l’apprécie beaucoup et je suis heureux de le revoir.

    Mes yeux ont en même temps repéré celle que je suis venue revoir pour la troisième fois, mon amie, ma star. Elle est allongée sur la scène, les yeux clos et semble dormir.

    Je m’approche d’elle, doucement, sans oser la réveiller, ne sachant ni quoi faire, ni quoi dire. C’est au moment où je suis tout près, qu’elle ouvre les yeux, et qu’elle me reconnaît, malgré la fatigue qui brouille encore ses grands yeux. Ah ce sourire, il vaut tout l’or du monde tant on sait qu’il est sincère et chaleureux. On s’embrasse comme de vieux copains, on échange quelques mots, je lui donne ainsi qu’à JeanCri tous les messages qui m’ont été transmis, je la laisse allumer une cigarette et commencer la balance car c’est l’heure.

    Premiers réglages, assez difficiles, car le matériel n’est pas exceptionnel et le responsable son doit se démener pour trouver le meilleur son possible. Cela nous laisse le temps de discuter, de parler littérature, musique et petites choses de la vie qui nous concernent. Je vis ces instants avec intensité.

    La suite se passe de commentaires superflus, je suis à genoux, accroupi ou assis par terre, sur la scène, juste à côté du couple rock n’ roll (dixit Stefan Goldman) et j’écoute, je déguste, je savoure. Avec Anne (la charmante femme de Valentine’s day part one) qui est présente aussi, on échange quelques mots, nos impressions mais surtout on se régale.

    Imaginez vous ce que cela représente que d’être là pour un gars dont le rêve a toujours été de faire de la musique et de la scène, toucher du doigt ce que l’on aime par-dessus tout…

    Je prends moult photos, sachant que mon modeste appareil n’est pas parfait et qu’une bonne moitié sera floue.

    Je regarde JeanCri, ou plutôt sa main gauche, j’essaie de repérer les accords qu’il plaque sur l’Epiphone (l’électrique) ou la Gibson (l’acoustique). Valentine me sourit, pas besoin de parler pour se comprendre.

    Les minutes passent à une vitesse de dingue, il y a bientôt deux heures que je suis là, assis sur ce nuage intemporel, comme si rien d’autre autour n’existait.

    Je me suis levé, je suis derrière Valentine et JeanCri , au beau milieu de la scène quand soudain mes oreilles se dressent comme celles d’un animal…

     

  • La grande faucheuse

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    Longtemps, gamin, j’ai joué à la guerre, aux indiens et aux cow-boys, aux chevaliers, aux pirates, j’ai vécu mille morts, des douloureuses, des stupides, des héroïques, des tragiques, des belles et des moins belles. Du haut de l’insouciance de l’enfance, la mort ne me faisait pas peur, c’était un jeu, rien d’autre. Je là savais triste mais elle ne me touchait pas plus que cela.

     

    Les années ont passées, j’ai grandi, mûri,je me suis trouvé confronté à la dure réalité de l’existence, à la violence, la maladie et la mort, la vraie, pas celle des jeux d’enfance, celle qui frappe autour de soi, brutalement, sans discernement. Si c’est çà l’âge de raison, c’est bien triste car c’est le moment où l’on se rend compte que l’être humain est fragile et faible et que les rocs, mêmes les plus solides, peuvent en quelques mois disparaître.

     

    Alors, oui, je le dis sans honte, j’ai peur, l’idée de la mort me tiens éveillé parfois au beau milieu de la nuit et j’essaye tant bien que mal de chasser ces pensées sombres de mon esprit.  Mourir en soi ne m’effraie pas, non. Ce qui me terrorise, en revanche, c’est l’idée de disparaître dans le néant, de n’être plus rien, de ne plus penser, de ne plus réfléchir, de ne plus aimer, de ne plus jouir de la vie. Alors je me bats pour penser à autre chose, pour faire fuir au plus vite ces pensées qui m’obsèdent. Parfois aussi, la disparition de mes proches me terrorise, je n’ose pas imaginer la vie sans eux et là aussi je fais vite le vide dans ma tête.

     

    Ceci explique cela, c’est sans doute une des raisons de l’énergie qui m’habite, de la passion que je mets dans les choses que j’aime, de cette jouissance que j’ai de choses parfois anodines et toutes simples. Parfois, apprécier un paysage, un coin de ciel bleu, se réjouir d’un beau sourire ou d’un doux regard, des mots d’amitiés ou d’amour, tout cela m’aide à m’accrocher à la flamme de vie qui brûle en moi. Je me dis aussi que je vais vivre vieux, que je ne suis qu’à la moitié de mon existence et cela aussi me permet de tenir.

     

    Voila, si certaines ou certains peuvent penser que je suis parfois un peu trop exalté ou un peu trop expansif, elles ou ils pourront peut être maintenant connaître mieux une des raisons, une des causes profondes de cette façon d’être.

    Oui j’aime la vie, oui je la croque à pleine dents, même si elle plante dans mon âme ses crocs acérés plus souvent qu’il ne le faut et parfois si profondément que la guérison est lente. Oui j’aime cette chienne de vie et j’essaye de partager cet optimisme autour de moi et avec vous toutes et vous tous qui me faites le plaisir de me lire.