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  • Gamberge...

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    Frustration, déception, incompréhension, interrogations, suppositions, désillusion, tels sont les sentiments qui traversent l’esprit lorsque d’un seul coup, sans prévenir, sans coup férir, une personne a qui vous vous étiez attachée, vous tourne le dos brutalement, vous raye de sa vie, comme çà d’un trait.

    Vous pensiez aimer cette personne et vous l’aimez encore sinon cette volte-face cruelle vous laisserait sûrement indifférent et froid mais vous êtes également envahi par la colère et la rage. Encore hier vous lui parliez, encore hier elle riait avec vous et voilà que d’un seul coup sans raison précise, sans un mot, sans une explication celle ou celui que vous preniez pour un ami vous laisse là, pantois, les bras pantelants, hébété, incapable de comprendre ce qui se passe.

    L’être humain est une machine complexe, on est loin de connaitre toutes les ramifications et toutes les connexions qui se produisent dans le tréfonds de notre cerveau mais il a aussi cette faculté extraordinaire, celle de tout doucement apaiser les douleurs et de petit à petit remiser les déceptions, les frustrations, les interrogations, les suppositions et les désillusions que l’on vient de subir pour petit à petit, comme pour un incendie, les éteindre doucement. Il va de soi que lorsque la blessure est trop profonde ou la peine immense, ça ne se fait pas si facilement, mais dès lors où il s’agit des drames qui jalonnent notre quotidien, notre capacité à encaisser, à emmagasiner et à occulter est souvent impressionnante.

    La vie est ainsi faite et même une trahison, un coup bas, durs à encaisser un jour, peuvent finir par être moins douloureux le lendemain pour finir par être presque oubliés un jour et le « pourquoi ? », le « comment ? » qui nous hantent les premiers temps, finissent par disparaitre dans les oubliettes de notre esprit.

     

     

  • Tristesse...

    C'est la tristesse ce matin sur "J'aime...je déteste", Cecile Aubry n'est plus de ce monde, elle a certainement rejoint cet univers imaginaire qu'elle avait créé pour les enfants de ma génération. Qu'ils doivent être malheureux Belle et Sébastien d'avoir perdu leur maman, et nous nous joignons à eux , eux dont nous aimions tant les aventures quand nous étions plus jeunes. Les générations d'aujourd'hui ne comprendront certainement pas mais nous aussi nous sommes un peu orphelins aussi ce matin, d'une certaine façon.

    Cette mauvaise nouvelle est venue s'ajouter à celle du week-end dernier où l'on a appris la mort de Bernard Giraudeau, belle gueule, grand talent mais aussi un homme simple, discret et courageux. Il représentait la nouvelle génération de comédiens français, cette génération que j'ai connue à l'époque de mes 17 ans et là encore c'est une partie de ma jeunesse qui fout le camp avec la disparition de ce grand acteur. Je n'oublierai pas de dire qu'il était aussi un homme de théatre et un écrivain. On lui doit aussi plusieurs documentaires.

    C'est donc un au revoir triste que j'adresse aujourd'hui à Cécile et à Bernard, deux personnes qui a leur façon et avec leur talent ont amené leur petite pierre à ce grand édifice de la culture.

    Nous ne vous oublierons pas...bernard_giraudeau.jpgbelle-et-sebastien.jpg

  • "L'irlandais" de A.Guillois: Tome 1 "Eva"

    irlandaiscouv01.jpgPrise au hasard à la médiathèque ?

    Non, c'est je l'avoue le titre de la BD qui a fait que je l'ai prise, ensuite, le dessin m'a plu et pour finir l'histoire.

    Sean, 37 ans, un irlandais pure souche vit à Paris dans une chambre sous les toits car son amie Nina l'a viré. C'est l'été, il fait très chaud, le frigo est vide. Heureusement il y a son oncle Harry qui tient le pub de la rue Montpensier et qui l'aide de temps en temps en l'embauchant derrière le bar.

    Un jour, Sean reçoit un coup de fil d'Eva la femme de Lou qui ,très brièvement, le convoque le lendemain pour lui proposer un boulot bien rémunéré...c'est le début des emmerdes pour notre rouquin de service...

    J'ai hâte de découvrir le tome 2. L'histoire un zeste noire me plaît bien, il y a un côté étrange aussi. Les dessins sont bons, le décor aussi (on se ballade dans Paris) et j'aime l'Irlande et les irlandais donc, vivement la suite !!!

  • A la campagne...

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    Qu’ils sont loin ces étés que je passais chez mes parents au village parce qu’on ne partait pas souvent en vacances. Pour tout dire, je suis parti deux fois une semaine avec eux, c’était comme çà, j’étais habitué.

    Je passais mes étés avec mon frère et mes trois sœurs à la campagne, nous avions un grand jardin et une très grande pelouse. De temps en temps on allait passer quelques jours chez l’une de nos grand- mères et on y retrouvait nos cousins.

    Dès que j’ai été en âge de le faire, mon père m’a demandé de m’impliquer dans la vie de la maison. Ainsi je suis devenu le préposé à la tonte des espaces verts, çà, c’était plaisant. Ce que je détestais s’était faire du jardinage (cueillir des haricots, des petits pois, des fruits…) et surtout désherber les allées du jardin. En revanche, il fallait que je m’occupe des animaux que mon père élevait, poules, pigeons, lapins et suivant les périodes, dindes, pintades, dindons ou canards.

    Les animaux que je préférais, c’était les lapins, je les ai toujours aimés et même s’ils vivaient dans des clapiers, j’adorais les nourrir, changer leur litière.. Parfois, une femelle avait une portée, en général  5 ou 6 petits , j’adorais les prendre dans le creux de mes mains et les caresser, même si leur mère n’était pas toujours d’accord (en général, elle manifestait son mécontentement en tapant sur le sol avec une de ses pattes arrières).

    J’ai l’impression que c’était dans une autre vie, il y a bien longtemps mais cependant, tout est encore gravé dans ma mémoire, c’est très précis.

    C’est un bon souvenir, pendant que certains partaient loin, moi je restais dans ma campagne natale. Rassurez-vous, j’ai vu du pays, j’ai passé plusieurs années à partir en colonie de vacances, mais çà, c’est une autre histoire.