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  • "Plus de sucre" de JP Nataf

    covers_0039.jpgFin décembre lorsque je me suis procuré l'album "Clair" de JP Nataf, ce fut un véritable coup de foudre. Je connaissais les Innocents quasiment depuis leurs débuts et j'avais suivi comme ceux de ma génération, l'évolution de cet excellent groupe français. Après leur séparation, je les avais perdu de vue et il a fallu que je croise (enfin) la route d'une personne pour que je rencontre un tas de gens et que je (re)découvre des artistes que j'avais oublié ou que je croyais en semi-retraite.

    C'est précisément le cas de JP Nataf qui n'a sorti que deux albums solos mais qui entre les deux, s'est investi dans de nombreux projets. Après avoir écouté en boucle et un nombre incalculable de fois son dernier opus, il a fallu que je me procure absolument le précédent sorti cinq ans plus tôt en 2004, "Plus de sucre". Un seul mot, j'adore...

    Jp Nataf est un auteur compositeur interprète de très grand talent qui mériterait d'être beaucoup plus connu et reconnu du grand public, tant sa musique et ses textes sont de très grande qualité. Un temps brouillés, lui et son ex compère des Innocents, Jean-Christophe Urbain, lui aussi musicien et compositeur de haut niveau, se sont vite retrouvés pour travailler ensemble.

    Pour revenir à "Plus de sucre", n'hésitez pas si vous avez l'occasion de vous le procurer. Si vous aimez la pop de qualité, les textes intelligents alors vous ne serez pas déçus. Qui plus est, vous découvrirez que le lascar est pointilleux, précis et que rien n'est laissé au hasard. chaque morceau, on le sent, est travaillé avec une grande minutie, pas de coup de cymbale placé au hasard, pas de ligne de basse à l'emporte pièce, tout est savamment dosé et travaillé. J'aime chaque titre de cet excellent album mais si je devais mettre quelque titres en avant, je citerai "Mon ami d'en haut' "Ovale lune" "La grande ourse" "Jeune homme " "Plus de sucre" "Rengaine" et "Enveloppe" mais j'aime les autres aussi.

    En tout cas, pour ceux qui aiment la pop musique de qualité, le rock progressif, les belles mélodies,cet album est pour vous. Depuis j'ai eu l'occasion d'aller écouter et applaudir ce grand pro sur scène et je peux vous dire que c'est à la hauteur de la qualité de ses albums. J'en profite pour citer les trois musiciens qui l'accompagent et qui tous trois sont pétris de qualités, Philippe Entressangle à la batterie, Bernard Viguié (basse, guitare, banjo, choeurs...) et Ludovic Leleu (Claviers, basse, guitare, choeurs...).

    Depuis de nombreuses semaines JP Nataf est en tournée mais je ne désespère pas de le "coincer" pour le soumettre à la question et de ce fait, vous en faire profiter.

    Bon dimanche à vous tous !!!22163_345349012032_742212032_4686751_5187411_n.jpg

  • Franck Courtès: un photographe de talent

    8517_100625443288480_100000230747039_14068_3670926_n.jpgUne fois n'est pas coutume, je vous ai habitué à des interviews de gens du monde de la musique et je vous en réserve encore mais aujourd'hui, vous allez découvrir une autre personnalité, un autre talent, le photographe Franck Courtès.

    J'ai connu Franck parce qu'il a fait de magnifiques photos de Jil Caplan (voir ci-dessous) et que de ce fait, j'ai découvert ses autres réalisations. ce garçon a beaucoup de talent et les noms célèbres qui illustrent sa galerie de portraits sont là pour le prouver.

    Je vous invite à vous rendre rapidement sur son site, vous pourrez apprécier toute l'étendue de son talent et pas seulement de portraitiste:

    http://www.franckcourtes.fr

    Si vous souhaitez le contacter ou faire appel à ses services, Franck a une page Facebook sur laquelle vous trouverez ses coordonnées.

    Franck fait partie de ces personnes sympas et accessibles qui répondent sans difficultés et avec beaucoup de gentillesse à des questions, même si elles viennent d'un amateur comme moi. Je tiens donc à simplement le remercier pour çà.

    On va donc maintenant lui céder la parole pour nous parler de son beau métier.

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    -Christophe : Bonjour Franck, peux tu te présenter en quelques mots ?

     

    - Franck : J’ai commencé la photo à 24 ans, et j’ai travaillé aux Inrockuptibles et à Libération dès ma sortie de l’école EFET. Ca a marché tout de suite. Et avec cette liberté que ça te donne, j’ai aimé immédiatement ce métier.

     

    –Christophe : Comment devient on photographe professionnel à ce niveau ?

     

    -Franck : Faire une école, c’est mieux quand même, on apprend vite les techniques. Après il faut se faire un dossier et le montrer aux supports dont on se sent proche. Et puis être curieux du travail des autres aussi, et se distinguer bien sur.

     

    –Christophe : Ton objectif professionnel (objectif…ouarf ouarf, elle était facile celle là) était il ancré dans ta tête dès que tu as commencé. Pour faire simple, as-tu toujours eu idée de ce que tu voulais faire ?

     

    –Franck : Oui, c’est vraiment cette façon d’utiliser la photo que j’ai toujours voulu faire.

     

    –Christophe : Au vu de ton « tableau de chasse », tu es un portraitiste plutôt recherché. Comment est ce que ça a démarré ?

     

    –Franck :  Ca a commencé tout de suite, dès que j’ai eu mon premier appareil, la bonne distance, le bon moment, le respect des personnes photographiées, la forme d’amour que je ressentais envers eux en faisant le portrait et qui ne m’a jamais quitté, tout ça faisait des photos plutôt intéressantes. Ca a plu.

     

    –Christophe : Prenons un exemple au hasard (au hasard…mon œil) : Les photos que tu as faites de Valentine pour son album « Comme elle vient » ou celles superbes ou elle fume nonchalamment assise dans un fauteuil. Comment travailles tu avec ton modèle, est ce toi qui décides de tout (coiffure, ambiance, décor…) ou est ce plutôt une réflexion commune ?

     

    –Franck : Réflexion, le mot n’est pas approprié, c’est plutôt une complicité d’un moment. Il y a même une part incroyable de hasards dans toutes mes images. Il faut juste être concentré sur ses sentiments envers ce qui nous entoure. Moi, j’imagine très peu, c’est déjà tellement riche de sens et même de poésie ce que font les gens.

     

    –Christophe : As-tu déjà refusé certaines demandes et sans vouloir savoir qui, pourquoi ?

     

     -Franck : Oui, une fois une agence cherchait un photographe à salarier, ils m’ont fait savoir que je pourrais faire l’affaire. La suite, c’est écrit dans « le loup et le chien » de La Fontaine. Sinon, quand des gens qui ont un rendez-vous avec moi pour un portrait sont odieux, je le prends mal pour la photographie en général et je m’en vais en perdant ma pige… mais c’est vraiment rare. En revanche ce que j’entends une fois sur trois, c’est «  j’ai horreur de la photo ». Je m’en tire d’une plaisanterie sur leur propre travail, mais dans le fond je suis un peu blessé que la plupart des gens aient une image stéréotypée négative de la photo. Les mêmes que l’on retrouve se pâmant dans les galeries d’art.

     

    –Christophe : N’importe qui peut il te solliciter pour un portrait ?

     

    –Franck : Oui, bien sur. Pourquoi ? Il y en a qui ne photographient que des gens célèbres ?

     

    –Christophe : Tu ne réalises pas que des portraits, peux tu me parler de tes autres activités ?

     

    -Franck : Je fais beaucoup de photos qui me racontent, qui racontent les choses que j’aime, ça prend du temps, ça ne sert à rien, mais j’adore. C’est le fond de ma motivation.

     

    -Christophe : As-tu un rêve secret, une personne ou des lieux un peu inaccessibles que tu aimerais saisir avec ton objectif ?

     

    -Franck : Non, on peut aller partout avec le prétexte de la photo. Mais il y a un lieu qui m’intrigue, un lieu mystérieux, étrange, où l’homme n’a jamais mis les pieds : les toilettes pour femmes. (Lubitsch).

     

    -Christophe : Merci beaucoup Franck.

     

     

     

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  • La machine à remonter le temps

    Ancien presbytère de Neuville St Remy.JPGSi vous n'y prêtez pas attention, rien ne distingue cette maison d'une autre. Regardez juste au dessus de la porte extérieure, il y a une croix, sur celle de la maison, on distingue une tache claire comme si on avait enlevé quelque chose...

    En fait au dessus de la porte d'entrée, il y avait là aussi une croix en briques mais elle a été retirée car cette maison privée aujourd'hui fut il y a quelques années un presbytère où vivaient mon oncle, le curé, ma tante, sa soeur ainsi que ma grand-mère paternelle. 

    L'an dernier, dans une de mes notes, je vous avait parlé d'un autre presbytère, à l'abandon à Valenciennes où j'avais des souvenirs. Dans cet ex-presbytère, j'ai aussi un paquet de souvenirs puisqu'on y a fait des repas de famille, qe j'y ai passé des vacances avec mon frère et mes cousins et cousines (mes trois frangines étaient plus jeunes). Il y avait un grand jardin et une immense pelouse, mon oncle avait une grande bibliothèque avec les albums de Tintin que j'ai lus et relus en ces temps là. Il y avait aussi, derrière la fenêtre à gauche de la porte (celle cachée par le pilier) une ancienne salle d'attente dans laquelle il y avait un piano droit et sur lequel nous avons commencé avec mon frangin à bricoler de la musique. Les petits plats de ma grand-mère, ses gaufres, ses gaufrettes, ses confitures maison, les fruits du jardin, le poulailler et la volière, les jeux, les lectures et le soir, pendant les vacances, le droit de regarder des westerns ou des films avec Fernandel ou Bourvil que ma grand-mère adorait. Je me souviens même avoir été au centre aéré et y avoir passé des moments supers...il y a longtemps maintenant, plus de trente années ont passées maintenant...

    A ce jour, il ya plus de dix 10 ans que j'y ai plus remis les pieds, ma grand-mère est partie, mon oncle a pris sa "retraite" et vit dans une autre maison avc sa soeur. Même si je me suis largement éloigné du monde catholique dans lequel j'ai baigné toute mon enfance, je garde de cette époque de doux souvenirs, remplis de soleil et de rires.

  • "Walkyrie" de Bryan Singer

    walkyrie-film-attentat-hitler-affiche.jpgSamedi, en fin d'après-midi, avec mon fils ainé, on traînait et on s'est regardé le film "Walkyrie" avec Tom Cruise.

    Après avoir vu le documentaire historique dont je vous ai parlé hier, je m'attendais à un film genre "Staufenberg super héros" !!!

    Et bien non, je me suis trompé. Le film respecte bien l'histoire et les évènements et le gars Cruise, est assez sobre dans son jeu. Pas trop de fioritures, ni de j'en fais trop. C'est bien, il le fallait, c'en est assez de ces films de guerre qui ne respectent pas l'histoire. Celui-ci en cela mérite quelques lauriers car on ne sort pas du cadre historique et les personnages centraux (les comploteurs) ne sont pas déifiés.

    Même les scènes de jugement et d'éxécutions n'ont pas été omises et quand bien même elles sont dures, elles sont nécessaires pour le bon équilibre et le respect de la trame historique.

    Ce film ne restera pas dans les annales du cinéma, non, il ne faut pas exagérer mais il a le mérite d'être réaliste et historique. De plus il faut noter les excellentes prestations de Kenneth Brannagh, Terence Stamp, Bill Nighy ou Tom Wilkinson. 

  • "Opération Walkyrie"

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    « OPERATION WALKYRIE »

    Ce documentaire d’une heure trente environ, n’a rien à voir avec le blockbuster américain sorti il y a quelques mois même si le sujet est le même.

    En effet, ici, il s’agit d’une reconstitution minutieuse de ce que fut la résistance au dictateur nazi, Adolf Hitler par un nombre important de militaires de l’armée allemande, la Wehrmacht.

    L’histoire a retenu en particulier Von Stauffenberg, l’officier au bandeau sur l’œil qui fut au centre de l’opération en plaçant la bombe lors d’une réunion avec le führer le 20 juillet 1944. Malheureusement, la mallette contenant la bombe fut déplacée ce qui fit échouer l’opération et sauva Hitler. Von Stauffenberg le paya de sa vie et fut rapidement exécuté. Il s’en suivit près de 7000 arrestations et 4980 exécutions dont celles des principaux conspirateurs qui furent pendus avec des cordes à piano à des crochets de boucher. Les scènes furent filmées de bout en bout et il se dit qu’Adolf Hitler les regarda du début jusqu’à la fin.

    Attention ce film est extrêmement documenté et très minutieux. La plupart des acteurs de l’opération sont présentés et il faut être attentif pour ne pas s’y perdre dans les noms. Cela dit, les amateurs de documents historiques et en particulier les passionnés de la seconde guerre mondiale, y  trouveront leur compte car on y parle de l’opération Walkyrie judicieusement replacée dans le contexte historique de l’époque.

     

     

  • "At the cut" de Vic Chesnutt

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    VIC CHESNUTT « AT THE CUT » :

    Pour être tout à fait honnête, je n’avais jamais entendu parler de Vic Chesnutt avant d’écouter cet album enregistré en décembre 2008, mixé en avril 2009 et sorti la même année.

    Vic Chesnutt , auteur/compositeur et interprète de musique folk/rock est né en 1964. Enfant adopté il est victime à l’âge de dix-huit ans, d’un grave accident de voiture qui le laissera partiellement paralysé. Cela ne l’empêchera pas de continuer de jouer de la guitare…avec ses dents.

    Après sa convalescence, il s’installe à Nashville où très inspirés par les plus grands poètes américains il ne tarde pas à être reconnu par ses pairs pour la qualité de ses œuvres.

    « At the cut » est l’avant dernier de ses quinze albums. La première écoute que j’en ai faite étant un peu distraite, j’ai été assez surpris d’abord puis rapidement séduit par l’intensité de la voix et de la musique de Vic. Je dois le reconnaitre, j’aime les artistes un peu torturés car leurs compositions sont souvent fortes et poignantes. C’est le cas ici et Vic Chesnutt nous a délivré un album sombre et très émouvant.

    Belle découverte que ce magnifique album mais triste conclusion car malheureusement Vic Chesnutt est décédé le 25 décembre 2009 après deux jours de coma dus à une trop forte absorption de myorelaxant.

    Salut l’artiste !!!

     

  • "Les justes" de Nicolas Ribowski

    Etoile%20France.jpgOn a beaucoup reparlé de la honteuse "Étoile jaune" à l'occasion de la sortie du film "La rafle" qui relate une des phases les infamantes et sombres de l'histoire de notre pays, la rafle du Vel d'hiv en 1942.

    Lors du dernier comité MAV, parmi les DVD, j'ai eu l'occasion de prendre un documentaire qui s'appelle "Les justes", voici le commentaire que j'en ai fait et que je présenterai à l'occasion de notre prochaine réunion mercredi prochain:

    LES JUSTES un film de Nicolas RIBOWSKI :

    Au cours de la seconde guerre mondiale et en particulier en France, peu nombreux ont été ceux qui ont accepté d’aider les juifs. Pourtant, certains l’ont fait, bravant la mort, risquant leur vie, n’écoutant que leur courage ou tout simplement leur cœur, ils ont recueilli, caché des enfants, des femmes, des hommes, des familles afin de leur éviter le pire et d’entretenir l’espoir.

    Ces gens souvent simples et héroïque à leur manière ont été pour ceux que l’on a identifiés, reconnus par le comité français pour Yad Vashem, justes parmi les justes.

    Ce film de 52 minutes de Nicolas Ribowski nous présente le témoignage de ces justes et de certains rescapés.

    Un témoignage émouvant et poignant de ces héros de l’ombre dont on ne parle pas forcément dans les livres d’histoire, ce film leur rend donc justice et hommage.