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  • "La route" de Cormac Mc Carthy

    la-route-de-cormac-mccarthy[1].jpgA l'occasion de la sortie au cinéma de l'adaptation cinématographique, les éditions Points viennent d'éditer en format "poche" le chef d'oeuvre de Mc Carthy, "La route", prix Pullitzer 2007.

    Je ne vais pas vous raconter l'histoire que vous découvrirez vous même, simplement vous en donner les grandes lignes et ce qu'en a été mon ressenti.

    Dans un monde dévasté par l'apocalypse, un homme et son fils errent sur les routes. On ne sait pas ce qu'il s'est passé mais tout est couvert de cendres et les cadavres jonchent le sol. Leur but, atteindre la côte, au sud. Pour celà ils avancent péniblement, la peur au ventre car parmi les survivants, des hordes de cannibales terrorisent ce qui reste de femmes, d'enfants et d'hommes sur cette terre.

    Leur quotidien est la survie, à la faim, aux conditions climatiques et à la folie.

    Le récit est émouvant, intense, on est saisi par l'émotion au détour de chaque page au point qu'il est parfois difficile de s'en détacher. Le livre est construit sans chapitres, il est uniquement composé de paragraphes plus ou moins longs ce qui donne une véracité froide et cruelle à l'histoire. On a ce sentiment de vivre comme les deux personnages principaux, instant après instant.

    Ce livre a d'effrayant qu'il donne l'impression de réalité. Un rien peut faire basculer ce monde dans celui, apocalyptique, décrit par Mc Carthy et c'est cette réalité glaciale qui donne le frisson et qui suscite l'inquiétude. Heureusement parfois, on s'aperçoit qu'il reste au milieu de ce chaos, des bribes d'humanité et celà a un côté un peu rassurant.

    A lire absolument !!!

  • Table d'écoute: Spécial Brian Wilson "Smile"

    Smile de Brian Wilson.jpgJe vais aujourd'hui vous présenter le compte rendu que j'ai présenté lors de la dernière réunion du comité Musique et Arts Vivants.

    Je m'étais littéralement précipité sur l'album "Smile" dès que je l'ai aperçu dans les différents CD que nos amis du comité nous avaient proposés.

    Je l'ai écouté trois ou quatre fois et voici ce qu'a été ma réaction.

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    Lettre ouverte à Mr Brian Wilson,

    Cher Brian,

    J'ai beaucoup de respect et d'admiration pour vos talents de compositeur et de musicien. Aussi loin que je me souvienne, j'ai fredonné parfois sans le savoir, des mélodies que vous avez écrites pour le groupe que vous aviez fondé avec vos deux frères et vos cousions, les célèbres Beach boys.

    Je me souviens encore de la joie qui fut la mienne quand en 1976 mon père m'a offert le 45 tours "Rock n'roll music" qui passait alors sur toutes les radios. Quelques années plus tard, on a même repris ce titre de Chuck Berry sur scène avec des potes et en acapela à la façon "Beach boys".

    Imaginez ma joie en découvrant l'album "Smile" que je croyais être un mythe. Je sais qu'à l'époque où vous étiez en train d'y travailler à la fin des sixties, la découverte du "Sergeant Pepper" des Beatles a été un choc si brutal pour vous que vous en avez été écoeuré et que vous avez alors abandonné le projet. Je sais aussi que vous êtes rentré dans une longue période de dépression.

    Alors pouvoir enfin découvrir "Smile" que vous aurez mis presque 40 ans à peaufiner, je m'attendais à quelque chose de fabuleux en glissant le CD dans mon lecteur. Quelle déception pour moi !!!

    Honnêtement, avec toute l'admiration que j'ai pour votre talent, cher Brian, je pense que vous auriez du abandonner ce projet et essayer de faire quelque chose de différent. Même si la qualité est là, il manque quelque chose, c'est franchement un peu désuet. Je suis persuadéque si vous l'aviez sorti au moment de sa genèse, il aurait fait une belle carrière. Aujourd'hui, même s'il est loin d'être désagréable à écouter, on a l'impression de gouter à un plat magnifiquement présenté mais sans grande saveur.

    Vous pardonnerez j'espère mon impertinence car encore une fois, je le répète, vous êtes un grand artiste. Cependant je suis déçu et j'aurai été malhonnête ,cher Brian, de vous le cacher.

  • "Les insurgés" un film d'Edward ZWICK

    les insurgés.jpgLe nom d'Edward ZWICK, n'est pas forcément très connu. On doit pourtant à ce réalisateur de 57 ans des films comme "Glory" avec denzel Washington, "Le dernier samouraï" avec Tom cruise ou l'excellent "Blood diamond" avec Léonardo Di Caprio et la très belle Jennifer Connely.

    Sa dernière production, sortie en 2009, ne déçoit pas. On y retrouve des comédiens très connus. Le dernier James Bond en titre aux yeux bleu acier, Daniel Craig. A ses côtés l'impressionnant Liev Schreiber (Hurricane Carter ou Wolverine).

    le film "Les insurgés" nous raconte une remarquable aventure humaine, celle des quatre frères Bielski dont les parents ont été massacrés par les nazis. Traqués, ils se réfugient dans la forêt à l'ouest de la Biélorussie (Polonaise à cette époque) pour tenter de rejoindre les partisans soviétiques.

    Ils vont être petit à petit rejoint par d'autres membres de la communauté juive qui, comme eux, cherchent à fuir leurs bourreaux en se cachant. Tuvia (Daniel Craig) va se réveler un meneur d'hommes et un véritable chef qui va protéger comme il peut cette communauté de réfugiés cachée au milieu des bois. Son frère Zus (Liev Schreiber) ira rejoindre les partisans russes pour se battre contre les nazis.

    Il s'agit d'une histoire vraie qui méritait d'être portée à l'écran tant le courage et la volonté de ces garçons a permis de sauver des dizaines de vies humaines. L'histoire les avait oubliés et ce film leur rend plus de 60 ans après un hommage mérité.

  • "La mort aux trousses" d'Alfred Hitchcock

    La mort aux trousses.jpgQui ne connaît pas cette scène mythique où le héros du film est poursuivi et attaqué par un avion ?

    "La mort aux trousses" est un des nombreux films de celui qui fut et qui reste dans l'histoire du cinéma comme le roi du suspense. Je pense qu'à l'occasion, je préparerai une note spéciale sur l'homme et sa carrière tant sa place est importante dans le monde du 7éme art.

    Ce film m'a fasciné quand je l'ai vu pour la première fois, je devais avoir une quinzaine d'année et à cette époque, les chaines publiques de TV diffusaient encore des "vieux" films.

    L'intrigue est excellente dans ce film où d'étranges personnages confondent Roger Thornill avec un homme mystérieux portant le nom de Georges Caplan. Tout au long du film on l'appelle par le nom de ce personnage mystérieux, ce nom m'a alors marqué et est resté ancré dans ma mémoire (j'ignorais alors à l'époque l'importance qu'il prendrait pour moi).

    Deux mots sur la distribution et honneur aux dames avec la très belle et mytérieuse Eva Marie Saint découverte dans "Sur les quais" d'Elia Kazan, au charme irrésistible. James Mason disparu en 1984 mais qui reste pour les gens de ma génération comme le visage du capitaine Nemo. Il est aussi l'inoubliable professeur Humbert Humbert dans le "Lolita" de Stanley Kubrick. On y découvre également Martin Landau qui fera plus tard une grande carrière dans les séries télévisées "Mission impossible" et "Cosmos 1999". Et pour finir, le héros incarné par une des figures mythiques d'Hollywood, le très raffiné Cary Grant. Comédien d'origine britannique et naturalisé américain, Cary Grant était l'acteur préféré d'Alfred Hitchcock, ce qui de sa part, relevait du plus beau des compliments. Il tournera avec des actrices mythiques comme Katharyne Hepburn, Marylin Monroe, Ingrid Bergmann, Audrey Hepburn ou Grace Kelly.

    Un seul "hic" dans la version française, le doublage de la voix de Cary Grant par Michel Roux donne au personnage un ton trop comique un peu décalé avec le "look" du personnage. Celà dit sans aucune critique à l'égard de Michel Roux qui fut un des plus grands comédiens et metteurs en scène de théatre dans notre pays et qui fit des doublages extraordinaires comme celui de Tony curtis dans "Amicalement vôtre". 

    Il n'en reste pas moins que "La mort aux trousses" est devenu un des grands classiques du cinéma que l'on prend toujours plaisir à revoir malgré les années.

  • "Paris 1919" de John Cale

    John Cale Paris 1919.jpg"Paris 1919" est un des deux albums que j'ai présenté lors de la dernière réunion du comité Musique et Arts Vivants de la médiathèque d'Armentières.

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    John Cale né au pays de Galle en 1942 est un musicien multi instrumentaliste et auteur compositeur de grand talent. Il est le co-fondateur du groupe Velvet Underground.

    Moins connu que son comparse Lou Reed, il n'en reste pas moins qu'il était "l'éminence grise" du groupe, apportant à la formation favorite d'Andy Warhol, des sonorités différentes qui ne seront pas toujours du goût du leader du Velvet. Il quittera le groupe en 1968 pour démarrer une carrière solo.

    "Paris 1919" sorti en 1973 est le troisièm album de ce qui est encore aujourd'hui une carrière riche et productive.

    Lorsque l'on écoute cet album, il faut juste s'imaginer que John Cale n'a que 21 ans. Dans ce disque, on perçoit indubitablement la "patte" d'un grand professionnel et surtout d'un musicien hors pair. Il en a écrit les neufs morceaux, a probablement joué de la plupart des instruments (aucun autre musicien n'est cité) et fait lui même tous les arrangements.

    S'il fallait retenir quelqueq titres phares, je citerais "Hanky Panky nohow" que John reprend sur scène encore aujourd'hui. J'aime beaucoup égalment le très beau "Paris 1919" ou "Half past France". Quoi qu'il en soit, c'est un très très bel album qui s'écoute en boucle sans aucune lassitude (plusieurs fois je l'ai écouté 2 ou 3 fois d'affilée).

    Le talent de John Cale est évident. Total respect !!!

  • Communiqué

    angry.jpgBonjour,

    Certains habitués de "J'aime...je déteste" me font des suggestions pour écrire tel ou tel article sur telle ou telle personne qu'ils aiment tout particulièrement. C'est le cas de Ced dont les signatures sont nombreuses et variées quand il dépose un commentaire sur une de mes notes. La dernière en date est Ced "l'impatient" et je rajouterai un peu "angry" comme le "Monsieur" en illustration. Il m'a demandé d'écrire sur David Bowie et m'a même préparé un florilège de ses meilleurs titres pour que je connaisse mieux cet excellent musicien.

    Qu'il soit ici rassuré, c'est toujours prévu. Je rappelle juste que je fais celà en "amateur" dans le cadre de mes loisirs mais que j'ai aussi une activité professionnelle qui me prend beaucoup de temps, une vie de famille, d'autres activités comme la lecture, la musique ou le cinéma et que lorsque je décide d'écrire sur un sujet j'aime m'en imprégner pour être le plus précis possible et celà par amour du travail bien fait mais aussi par respect pour les nombreux visiteurs de ce site.

    Je terminerai mon propos en disant que j'ai également d'autres sujets "sur le feu" et que je prépare six interviews de différents artistes pour les semaines à venir. Tout celà prend du temps et je prie Ced "Le compréhensif" d'être un peu indulgent et patient, je ne l'ai pas oublié :-)

    Ch.

  • Mon premier voyage à Paris !!!

    Paris tour Eiffel.jpgNous sommes en 1974, j'ai 9 ans et je suis en CM2.

    Comme c'est la dernière année à l'école communale, nous allons faire un voyage à Paris.

    Paris...pour moi c'était un évènement, enfin j'allais voir la capitale, enfin j'allais découvrir la tour Eiffel et y grimper, le rêve.

    Ca fait des semaines que l'on en parle, j'ai récolté dans une boite grise un peu d'argent pour ce voyage et ramener un souvenir. Pour moi le villageois de la campagne c'est une expédition que je prépare minutieusement. J'ai étudié des bouquins pour bien m'imprégner de tout ça et profiter un maximum de cette fantastique journée qui m'attend.

    Les souvenirs sont très précis dans ma tête. La veille dans l'après-midi, je suis très énervé et avec les copines et copains on en parle. J'ai chaud, je suis un peu fébrile mais je mets celà sur le compte de l'énervement. Ce soir il faut se coucher tôt, on part de bonne heure. Une bonne nuit en essayant de rester calme et enfin... enfin !!!

    Je me suis réveillé tout courbaturé, pas en forme, j'ai mal partout et je me sens très las. C'est sans doute dû à la nuit durant laquelle j'ai eu un sommeil agité, très agité peuplé de rêves énervants. Je me lève très tôt, avant tout le monde dans la maison, je fait ma toilette, les yeux fermés et titubant de fatigue.

    Quand mon père se lève, il me trouve dans le fauteuil de la cuisine, assis en train d'attendre, prêt à partir. Un seul regard lui suffit pour se rendre compte de ce qui se passe, je suis malade et à mon immense désespoir, il me fait me changer, me remettre en pyjama et surtout prendre ma température. Le résultat est là...40°, fièvre carabinée.

    Ma mère s'est levée à son tour et le verdict tombe, froid comme une lame: je dois rester à la maison, on va appeler le médecin. Je ne suis pas parti à Paris ce jour-là et j'en garde toujours une certaine amertume.

    Plus tard, bien plus tard, j'y suis allé, j'ai même habité en banlieue , près de la capitale mais le manque ressenti ce jour là n'a jamais pu être comblé. Paris a un côté fascinant et dans mes rêves la ville revêtait une couleur spéciale que seuls mes yeux d'enfants pouvaient voir. J'ai du attendre sept années pour enfin faire mon premier voyage dans la capitale et ça ne s'est pas bien passé non plus, mais ça c'est une autre histoire.