Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/01/2011

Ca, c'est vraiment moi...

crache-ton-venin_telephone_080719042545.jpg

Mon premier concert de rock, je l’ai vu en 1982, en novembre, un dimanche soir, à Lille, c’était le groupe Téléphone, j’avais 18 ans. Deux ans auparavant, mon père n’avait pas voulu que j’aille voir AC/DC et Trust en première partie parce que je n’étais pas majeur (j’avais eu la haine ce jour là…), mais là c’était sûr j’avais mon billet et avec mon pote Jean Philippe, nous étions fin prêts.

A l’époque j’étais étudiant en deuxième année de BTS action commerciale à Lille et je partageais un appart avec un autre copain. Jean Philippe et moi sommes du même âge et notre passion pour la musique ainsi que nos origines modestes nous avaient rapprochés.

Je me souviens de ce week-end là comme un des meilleurs de mon existence. Nous avons passé le samedi ensemble, avons dormi chez lui à Houplines près d’Armentières (je n’imaginais pas que j’allais m’installer dans le coin 16 ans plus tard). Le lendemain on est reparti à Lille à l’appart qui se situait rue de Trévise, pas très loin de la Foire commerciale, là où allait jouer Téléphone. Les bâtiments n’existent plus, ils ont été rasés, il faut dire que ce n’était pas très engageant, je me souviens de ces blocs de béton gris et sinistres.

On a donc fébrilement attendu la fin d’après midi pour aller au concert qui démarrait à 18h…curieux non ? Un dimanche soir à 18h, c’est assez rare.

Autant les bâtiments étaient gris et froids de l’extérieur, autant l’ambiance à l’intérieur était elle, chaude et électrique (les artistes qui viennent dans le Nord vous diront que l’ambiance est souvent très chaleureuse, cela dit sans chauvinisme de ma part). Les premiers mouvements de la foule m’ont un peu effrayé mais je me suis vite mis dans l’ambiance, et quelle ambiance. Téléphone était à cette époque, le groupe français de rock numéro 1 et leurs albums cartonnaient, ils venaient de sortir « Dure limite »  qui faisait un tabac. Après deux heures de bon rock n’ roll, nous sommes rentrés tranquilles à l’appartement, des lumières plein les yeux, de la zique plein les oreilles, je venais de vivre mon premier gros concert…quel bon souvenir (j’ai toujours le billet d’ailleurs).

Comme tout cela s’était terminé de bonheur, on a fini la soirée avec mon pote en sirotant une petite bière et en grillant quelques cibiches en regardant un film à la télé (la petite noir et blanc que nous avions) et croyez moi si vous voulez, je me souviens parfaitement de ce film, c’était « Le limier » avec Laurence Olivier et Michaël Caine, un super film.

Voilà… quelques mois plus tard, JeanPhi et moi avons eu notre diplôme et nos chemins se sont séparés, lui est parti bourlinguer à travers le monde, c’est ce qu’il avait toujours rêvé de faire, moi j’ai commencé à bosser à Lille. On s’est revus une fois avec nos épouses, en 1993 et je l’ai ensuite perdu de vue même si je savais qu’il vivait à Singapour. Ce n’est que très récemment que l’on s’est retrouvés grâce à Facebook.

Mon cher Jean Philippe, je ne sais pas si tu te souvenais de tout mais en tout cas, pour moi c’est un super souvenir que je suis content d’avoir partagé avec toi.

 

06:28 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0)

04/01/2011

L'ivresse des souvenirs...

Challand.JPG

J’ai entamé début septembre 2010, ma sixième année consécutive « Sans alcool ». Depuis le 31 août 2005, j’ai en effet décidé de ne plus toucher à une seule goutte. A l’époque, plongé au cœur d’une spirale infernale, je risquais de tout perdre…

Je me suis aperçu depuis que l’on peut rire, s’amuser sans boire de l’alcool. Je ne critique pas ceux qui boivent un peu, je comprends le plaisir à se régaler d’un excellent vin par exemple, mais j’ai tiré un trait sur tout cela.

 

Le soir du réveillon du 31 décembre, mon épouse, m’a fait plaisir en mettant à table une bouteille de Vin de Challand. Elle sait très bien que cela évoque en moi une bouffée de souvenirs et une douce nostalgie. Pour ceux qui l’ignorent, le vin de Challand est un excellent jus de raisin au goût très fruité. Lorsque j’étais tout petit, mon arrière grand-mère, lorsque j’allais lui rendre visite, pour calmer l’effroi que me causait son chien Youki qui aboyait si fort, me proposait toujours un verre de Challand. Je me rappelle qu’elle le disait en roulant un peu les R…

Grand-mère Leroy…je me souviens de tous les détails, son grand lit en fer et ses draps blancs avec de la dentelle. Son grand fauteuil en osier à côté de la table ronde dans la petite pièce où elle vivait. Le placard d’angle incrusté dans le mur dans lequel elle rangeait son fameux vin et les biscuits. Sa petite taille et son chignon, sa canne et bien sûr Youki, qui aboyait tant et qui me terrorisait.

Je me souviens de la dernière fois où je l’ai vue, quelques jours avant sa mort, allongée dans son lit et racontant un peu n’importe quoi, j’avais 11 ans, j’en garde un triste souvenir. Elle nous a quittés à 97 ans, elle la mère de six filles qui sont toutes parties depuis, elles aussi très âgées. C’était une femme au caractère bien trempé mais qui fondait devant son arrière petit-fils qui habitait le même village.

On me disait souvent que je tenais des Leroy, la branche de mon arrière grand-mère. Je vais avoir 47 ans en février et si je suis aussi coriace qu’elle, vous allez devoir encore me supporter pendant encore…50 ans !!!

18:04 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (5)

21/12/2010

"Faraway eyes"

163012_1632893316225_1653427500_1466490_2981880_n.jpg

Le soir du concert de Jil Caplan à Bruay La Buissière, nous nous sommes retrouvés à quelques uns, dans les loges, à discuter, à plaisanter en toute simplicité. Puis, est arrivé le moment où l'on a commencé à raconter des petites histoires qui nous étaient arrivées. Ce soir là, comme je me sentais particulièrement bien et détendu, j'ai raconté deux anecdotes assez personnelles que je n'avais jamais dites à personne.

Ce soir, je vous dévoile la première:

1978, j'ai 14 ans, je viens d'acquérir le 45 tours "Miss you / Faraway eyes" extrait de l''excellent album des Stones, "Some girls" ( j'ai acheté le 33tours plus tard), nous sommes en plein été et je me régale à la découverte de cette face B que j'adore. A l'époque, je possédais une guitare classique mais je ne savais même pas plaquer un accord.Comme il faisait chaud, j'ouvrais la fenêtre de la chambre que je partageais avec mon frère et qui donnais sur la rue et croyez moi si vous voulez, dès que je voyais arriver des filles du village, je passais "Faraway eyes" sur le tourne-disques, je prenais la guitare et je faisais semblant de chanter et jouer pour les impressionner.

Quelques années plus tard, j'ai su par une de ces filles qu'elles croyaient vraiment que je jouais de la gratte, comme quoi mon subterfuge avait fonctionné et que je n'étais pas trop mauvais comédien. Depuis, je me suis rattrapé, je joue et je chante vraiment, plus besoin de faire semblant et çà, c'est quand même bien plus cool.

Belle journée à vous tous !!!

07:11 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0)

08/12/2010

Par une journée froide de décembre...

john_lennon.jpg

Le 8 décembre 1980, je me souviens de ce sinistre jour car il m’aura à jamais marqué, comme au fer rouge.

Aussi bizarrement que cela puisse paraître, c’est le 9 décembre au petit matin, alors que lycéen âgé de 16 ans, je prenais comme tous les jours mon café au « Mistral » un petit bistrot de Cambrai que j’ai appris la terrible nouvelle.

Assis au bar en sirotant mon jus, j’ai entendu à la radio du troquet, « Eight days a week », ce n’était pas le style habituel de la station de radio derrière le comptoir et çà m’a intrigué. Quelques secondes après la fin du morceau, l’animateur a alors annoncé la nouvelle : John lennon avait été assassiné la veille à New-York quelques heures auparavant.

C’est tout un monde d’illusions qui alors a basculé. Le militant pour la paix, l’adepte du peace and love, la seconde figure emblématique des Beatles, l’icône des sixties venait de succomber à la violence froide et inutile qu’il combattait. Né dans un monde dur et habitué très jeune à la rudesse de la vie, à la violence de la mort et de la tragédie, il ne pouvait, hélas, pas mourir comme tout le monde.

La peine qui m’a envahi à l’époque fut immense, tellement j’admirais cet homme. Aujourd’hui encore, trente ans plus tard, j’y repense avec la même émotion.

Je me souviens aussi du cours d’anglais de 11h à 12h où à la fin e ce dernier, toute la classe a écouté « Imagine », sans un mot, sans un bruit et lorsque la sonnerie de la fin du cours a retenti, personne ne s’est levé, laissant le morceau se terminer. Chacun s’est ensuite levé, très calmement, on sentait que quelque chose d’important venait de se produire et que les choses ne seraient plus comme avant.

Le gamin de la Merseyside a rejoint sa mère qu’il aimait tant, sa Julia et son ami Stu qui l’avait brutalement quitté à l’aube des années soixante.

A Liverpool, quelques heures après le drame, le téléphone a retenti et tante Mimi avant de décrocher s’est dit : « Mais qu’est ce qu’il a encore fait ? »

18:16 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0)

20/11/2010

"Little red rooster"


http://www.youtube.com/watch?v=OfJVeHKVcE8
rooster.jpg

Si vous ne le saviez pas encore, j’ai vécu toute mon enfance à la campagne, dans un petit village perdu au milieu des champs, dans le cambrésis.

Il y a quelques jours, une amie me demandait si j’avais eu des animaux familiers lorsque j’étais jeune. Oui et non, car même si nous avions un chien à la maison (j’en ai parlé un jour sur mon blog) et que nous étions entourés d’animaux, on ne peut pas les désigner comme des animaux familiers au sens où les gens de la ville les considèrent.

En effet, aussi loin que je me souvienne, il y a toujours eu autour de moi des animaux que mes parents, ma grand-mère, mes grand-tantes, mes grands-oncles élevaient dans des poulaillers, des basse cours ou des pâtures (c’est comme cela que l’on désigne un pré dans ma région). 

Poules, coqs, pintades, dindes et dindons, canards, oies, pigeons, lapins et même des moutons, j’en ai connu des centaines qui sont passés par notre maison.

Lorsque j’ai été en âge de le faire, à chaque vacance, mon père m’avait confié la tâche de m’en occuper, de les nourrir, de nettoyer les poulaillers, les clapiers, de remettre de la paille fraîche. Cela prenait du temps, il fallait aller tirer de l’eau au robinet de la cour avec des gros arrosoirs métalliques (c’est que ça boit les bêtes), remplir les mangeoires, tout cela pour abreuver et nourrir ces nombreux animaux.

Et puis il faut dire une chose qui peut paraître cruelle à certains mais lorsque l’on naît dedans, on n’y fait pas attention et il arrive un moment où il faut tuer ces animaux pour les manger. C’est mon père qui s’en chargeait, moi je ne l’ai jamais fait. Il ne faut pas croire qu’il le faisait le fait de gaieté de cœur ou qu’on l’assistait en bondissant de joie, ce n’est jamais agréable à faire, mais c’était comme çà, çà faisait partie des choses du quotidien, des gestes qui se transmettaient depuis la nuit des temps, de générations en générations.

Les gens de la campagne ne sont pas tous des rustres, loin s’en faut, mais là plupart de leurs enfants, comme moi, ont quitté le village pour aller chercher du travail dans les villes. Il n’empêche que je ne renie ni mes origines, ni ce que j’ai vécu dans mon enfance, je dirai même que parfois j’y pense avec nostalgie, j’ai cette impression que c’est à la fois proche et loin derrière moi.

Voilà encore une petite tranche de mon passé, de mes souvenirs que je vous livre, en espérant ne pas vous avoir trop ennuyés.

PS: J'ai intitulé mon article "Little red rooster" parce que c'est un morceau de Rythm n' blues de Wowlin Wolf repris également par les Stones à leurs débuts et que d'une certaine façon on pourrait aussi m'appeler Red rooster  ;-)

 

 

 

09:34 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0)

24/09/2010

Live in China !!!

china-zhong.jpgJe ne suis jamais allé en Chine physiquement et il y a peu de chances que j'y mette un jour les pieds, çà me plairait pourtant mais bon...

Si je dis physiquement, c'est que ma voix, elle, est allée en Chine. L'histoire remonte à quelques années (1987 ou 1988, je ne me souviens plus très bien), notre groupe de rock, THE STICKY SHITS était on va dire à son apogée, pour être modeste, nous étions dans notre meilleure période, le pic avant le déclin et la séparation. Voilà qu'un week-end, nous avons fait deux concerts de suite, un dans une boite de nuit du Cambrésisle vendredi soir et le lendemain un autre dans un café du Valenciennois: le "Shit's tour", le seul et unique...

Le meilleur des deux concerts fut celui du vendredi soir, tous nos amis étaient là, il y avait du monde, une belle scène, des jeux de lumière extras et une sono d'enfer (on m'avais octroyé un micro "Shure" ... woaw !!!). Nous avons joué plutôt bien et je me souviens même m'être permis une impro avec Jack notre batteur sur "You can't always get what you want". Le concert a été enregistré mais malheureusement nous n'avons jamais pu récupérer la bande son.

En revanche, le patron de la boite qui travaillait dans l'import/export en Chine est parti avec elle là bas et on a su que notre production avait été éditée et vendue là bas bien loin de chez nous. Je ne lui en tiens pas rigueur, je me dis que l'on a eu notre petit succès à nous et que l'on a eu notre "Live" distribué en Chine. Là seule chose que je regrette , c'est de n'avoir jamais pu écouter cette bande.

07:00 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0)

17/07/2010

Une belle histoire

13 mai 1988 Katherina 001.jpg

En avril 1988, je bossais comme vendeur téléphonique dans une boite de négoce d’acier. Cette société n’existe plus aujourd’hui mais à l’époque, elle faisait chaque année un challenge des meilleurs binômes (sédentaire et itinérant). En 1989, nous allions le remporter avec mon représentant mais cette année là c’est mon collègue Bernard qui l’avait emporté et le voyage c’était 3 jours en Grèce.

 Je l’ai chaudement félicité et voilà qu’il me propose, étant célibataire et n’ayant personne, de l’accompagner dans ce voyage. J’avais 24 ans et peu voyagé, j’ai tout de suite accepté. Je garde bien sûr un très bon souvenir de ce voyage mais il y a eu un fait marquant que je n’ai jamais oublié :

Le 13 mai 1988, au cours du voyage, était prévu une excursion en bateau sur une île. Il fait beau, je suis accoudé au bastingage à admirer le paysage. Je ne me souviens plus comment, mais une jeune grecque est à ma gauche et nous démarrons une conversation banale au départ mais qui va vite s’animer. Elle s’appelle Katerina, elle va avoir 15 ans et elle commence à me poser plein de questions sur la France, sur ma vie, elle es curieuse et passionnée. L’échange dure et je me mets à l’interroger moi aussi sur sa vie et sur son pays. Lors du voyage retour, après avoir visité l’île, nous nous revoyons et rebelote nous voilà repartis à parler moitié français, moitié anglais. Ensuite c’est l’arrivée au port, ou malheureusement, on doit se séparer, on échange nos adresses respectives, on s’embrasse  et chacun promet à l’autre de lui écrire.

Nous lavons échangé pendant  quelques temps mais malheureusement, le temps a fait son œuvre et nous avons perdu le contact comme souvent dans ces cas là. J’ai toujours gardé les lettres de Katerina et voilà qu’en rangeant quelques papiers il y a trois semaines, je suis retombé sur l’une d’entre elles. Je n’avais jamais oublié cet épisode de ma vie mais voilà qu’il me revenait brusquement à la mémoire. J’ai eu soudain l’idée de la rechercher sur Facebook  en me disant que j’avais peu de chance et qu’en plus si elle s’était mariée, je ne la retrouverai jamais.

Quand j’ai vu sa photo, même avec 20 ans de plus, je l’ai immédiatement reconnue et contactée. A ma grande joie, elle m’a répondu elle aussi dimanche dernier, contente elle aussi, de m’avoir retrouvé et m’écrivant qu’elle se souvenait bien de moi. C’est ainsi que vingt deux ans après cette rencontre j’ai retrouvé ma petite grecque qui bien sûr est devenue une jeune femme. Le contact est à nouveau là et cette fois , je n’ai pas envie qu’il soit rompu.

Deux photos ont été prises ce 13 mai 1988, je les ai toujours gardées.13 mai 1988 Katherina.jpg

04:36 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0)

28/04/2010

Le simulateur Star Wars

simulateur star wars.jpgAlors que je vivais en région parisienne, j'ai vécu le chantier "Euro Disney" de son démarrage à son apogée. J'y suis même allé pour le boulot alors que celui ci en était encore à ses débuts.

Il aura fallu attendre plus de quinze ans pour que j'y mette les pieds à l'occasion d'un voyage avec le CE de ma société et pour être honnête, c'était plus pour faire plaisir à mes enfants car je ne suis pas un accro des manèges.

Il y a par contre quelque chose qui m'a éclaté, c'est le simulateur "Star wars". C'est mon épouse qui a insisté pour que j'y aille. Un peu nerveux, ne sachant à quoi m'attendre, j'ai attendu avec les autres avant de rentrer dans le "vaisseau spatial".

Lorsque le robot nous a fait décoller, j'ai ri comme un gamin, je me suis exclaffé, j'étais aux anges. Il faut dire que je suis un vieux fan des films de Georges Lucas et que j'avais vraiment l'impression d'être à bord d'un vaisseau spatial. Géant !!!, l'espace de quelques minutes je suis redevenu un gosse. Un bon, un très bon souvenir.

05:34 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0)

23/04/2010

La machine à remonter le temps

Ancien presbytère de Neuville St Remy.JPGSi vous n'y prêtez pas attention, rien ne distingue cette maison d'une autre. Regardez juste au dessus de la porte extérieure, il y a une croix, sur celle de la maison, on distingue une tache claire comme si on avait enlevé quelque chose...

En fait au dessus de la porte d'entrée, il y avait là aussi une croix en briques mais elle a été retirée car cette maison privée aujourd'hui fut il y a quelques années un presbytère où vivaient mon oncle, le curé, ma tante, sa soeur ainsi que ma grand-mère paternelle. 

L'an dernier, dans une de mes notes, je vous avait parlé d'un autre presbytère, à l'abandon à Valenciennes où j'avais des souvenirs. Dans cet ex-presbytère, j'ai aussi un paquet de souvenirs puisqu'on y a fait des repas de famille, qe j'y ai passé des vacances avec mon frère et mes cousins et cousines (mes trois frangines étaient plus jeunes). Il y avait un grand jardin et une immense pelouse, mon oncle avait une grande bibliothèque avec les albums de Tintin que j'ai lus et relus en ces temps là. Il y avait aussi, derrière la fenêtre à gauche de la porte (celle cachée par le pilier) une ancienne salle d'attente dans laquelle il y avait un piano droit et sur lequel nous avons commencé avec mon frangin à bricoler de la musique. Les petits plats de ma grand-mère, ses gaufres, ses gaufrettes, ses confitures maison, les fruits du jardin, le poulailler et la volière, les jeux, les lectures et le soir, pendant les vacances, le droit de regarder des westerns ou des films avec Fernandel ou Bourvil que ma grand-mère adorait. Je me souviens même avoir été au centre aéré et y avoir passé des moments supers...il y a longtemps maintenant, plus de trente années ont passées maintenant...

A ce jour, il ya plus de dix 10 ans que j'y ai plus remis les pieds, ma grand-mère est partie, mon oncle a pris sa "retraite" et vit dans une autre maison avc sa soeur. Même si je me suis largement éloigné du monde catholique dans lequel j'ai baigné toute mon enfance, je garde de cette époque de doux souvenirs, remplis de soleil et de rires.

05:27 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (3)

15/04/2010

La machine à remonter le temps !!

Là où j'ai fait mon BCG.JPGIl y a quelques mois, dans une de mes notes, je vous ai parlé du vaccin BCG que l'on nous inoculait lorsque j'étais gamin.

Il y avait d'abord le test, fait par une infirmière qui se déplaçait dans nos écoles et qui nous "griffait" l'épaule. Cette opération s'appelait la cutie à réaction.

Dans un second temps, pour les gamins du village comme moi, le vaccin se faisait à Cambrai au centre médico-scolaire dans le batiment sur la photo ci-dessus.

Du monde, il en est passé en ce lieu, à un point tel que le bâtiment a fini par s'affaisser...je plaisante bien sûr.

Quoi qu'il en soit, même s'il est aujourd'hui fermé, le bâtiment est là et toujours bien là pour nous rappeler cette affreuse et douloureuse piqûre faite avec une seringue remplie d'un liquide jaune (je m'en souviens comme si c'était hier).

Prochain épisode: Le lycée La Sagesse.

05:24 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0)