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23/09/2009

Le gouter après l'école

Lorsque j'étais enfant, la tradition immuable, était le goûter. Aux environs de 17 heures, sur la table de la cuisine, ma mère nous avait préparé sur la table de la cuisine, de quoi assouvir notre faim et notre gourmandise.

Nous n'avions que très rarement des gâteaux où des biscuits. Le goûter traditionnel, se composait de grandes tartines de pain sur lesquelles nous mettions de la confiture (maison bien sûr, car mes deux grands-mères en confectionnaient régulièrement) mais aussi de la cassonade. Sur une tartine beurrée, rien de mieux que de la saupoudrer de ces cristaux dorés ou bruns selon que la cassonade est blonde ou brune, hummm, en vous l'écrivant, le gout me revient avec une bouffée de souvenirs.

Et puis il y avait, de temps à autre, le goûter royal: le PASTADOR. Cette pâte à tartiner au chocolat avait un goût incomparable. Rien à voir avec celui que nos enfants connaissent aujourd'hui. Là aussi, à vous en parler, l'odeur et le goût me reviennent immédiatement. Quel délice.

Ce pastador_Ludo.jpgproduit a depuis longtemps disparu du marché et a été supplanté par d'autres que tous les enfants d'aujourd'hui connaissent. Mais je n'ai jamais retrouvé la saveur et le parfum de cette délicieuse pâte à tartiner, notre Pastador.

Ah, les parfums, les odeurs de notre enfance. Parfois on aurait envie de les retrouver, ne serait ce que pour se replonger, l'espace de quelques instants, dans ces moments d'insouciance.

Peut être vous aussi, vous avez connu ces gouters, peut etre vous aussi, vous vous êtes régalés avec le Pastador. Si vous l'aviez oublié, j'éspère que ce que j'ai écris ici, vous a transporté dans vos souvenirs et si c'est le cas...bon voyage !!!

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20/09/2009

Tania, mon gros bouldou...

Tania, devant le poullailer.jpgTania, si je me souviens bien, c'est moi qui avait trouvé son nom...

A la maison, ma mère avait toujours refusé d'avoir un animal de compagnie. Elle détestait les chats et ne voulait pas de chien dans sa maison. L'avantage, c'est qu'à cette époque nous habitions une maison avec un très grand jardin derrière et une grande cour devant, ce qui était plus facile pour accueillir un représentant de la race canine. Je ne sais pas pourquoi, cette fois là elle a dit oui, peut être est ce mon père qui a insisté, toujours est il que Tania, une chienne Drathaar, a débarqué dans notre maison et notre vie.

Je travaillais déjà à l'époque et passais la semaine à Lille pour ne revenir que le week-end. Une semaine après son arrivée, alors que je rentrais le vendredi soir, à la vue de la voiture, elle s'est mise à aboyer mais aussitôt qu'elle m'a reconnu, elle s'est mise à japper de joie, c'était le premier accueil chaleureux du week-end, et c'est devenu rituel.

La seule chose qu'elle n'acceptait pas c'est que l'on s'approche lorsqu'elle avait un os à ronger. Elle grognait, juste pour vous faire comprendre qu'il fallait la laisser tranquille. Jamais elle n'a mordu quelqu'un et elle était très câline. Je l'avais surnommée "mon gros bouldou". On a même passé des vacances ensemble lorsque mes parents étaient une fois parti quinze jours avec mes frangines et que mon frère était sous les drapeaux, Tania et moi gardions la maison pendant l'été. Elle a fini par faire partie de la maison et même si ma mère n'acceptait que très rarement qu'elle rentre dans la maison, elle avait une grande niche très confortable et elle a vécu une vie heureuse.

Celà fait des années maintenant qu'elle n'est plus là, il me reste cette photo, pas très bien cadrée alors qu'elle court le long du poulailler. La particularité de cette race, c'est d'avoir de la "barbe" et je me souviens bien, je sens encore sa tête se poser sur mes genoux et ma main caresser sa tête dessus et dessous. Je ne peux m'empêcher d'avoir une boule dans la gorge en y repensant, mais je sais qu'elle continue à courir, comme une folle, quelque part, au paradis des chiens.

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13/09/2009

Des glaces pour les poules...

cornet-creme-glacee.jpgCet été, j'ai offert à mon épouse et mes enfants de délicieux cornets de crème glacée, c'est alors que m'est revenu un souvenir qui date de mes 12 ans je crois.

J'avais pris l'habitude de mettre de côté dans une boite en plastique grise, les pièces de monnaie que j'avais pu récolter et j'étais, c'est vrai, un garçon gourmand. Chaque dimanche, dans le village où j'habitais, aux environs de 12h/12h30, on entendait le joli carillon des cloches qui annonçait l'arrivée de la camionette du marchand de glaces.

Malgré mes demandes répétées, mes parents ne cédaient pas et il est vrai que ce marchand, passait toujours avant que l'on se mette à table.

Un jour cependant, j'ai bravé l'interdit et je suis allé acheter un cornet à 3 boules, hummmm, j'en salivais déjà. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que je me ferais repérer. Aïe, aïe, aïe !!!

Mon père ne s'est pas mis en colère, il m'a pris des mains le cornet de crème glacée et est aller jusqu'au poulailler. Il faut savoir que dans nos villages du Cambrésis et du Nord en général, la plupart des gens possèdent des poules en élevage. Mon père en avait beaucoup, ainsi que des canards, des oies,des pintades,des dindes et dindons,des pigeons,des lapins aussi. On a même eu un mouton.

Donc il ouvre la porte de l'enclos à côté duquel se trouve le tas de fumier et il jette le cornet dessus. Aussitôt, toutes les poules se ruent dessus et lui font rapidement un sort. Je vous laisse imaginer mon désarroi. Pire, mes soeurs et mon frère riaient sous cape pendant le repas qui a suivi. Pire encore, dans les mois qui ont suivis, chaque dimanche lorsque l'on entendait le carillon du marchand de glace, toute la famille me disait "Christophe...les poules !!!"

C'est ainsi que des poules rousses ont un jour eu un dessert de choix. Le pire c'est qu'elles ne l'ont même pas aprrécié.

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05/08/2009

Les cols "pelle à tarte"

col pelle à tarte.jpgHello friends !!!

Une petite chose qui me revient d'un coup. Certains d'entre vous ont peut être déjà vécu cette situation, celle d'avoir des tantes ou des oncles très cools qui vous ont refilés leurs fringues, pour d'en débarasser mais aussi parfois pour rendre service.

Ce fut mon cas au milieu des années 70, précisément en 1974/1975, l'année où je suis rentré au collège, en 6ème. Le plus jeune frère de ma mère, nous avait généreusement donné des vêtements qu'il ne portait plus et en particulier ses chemises. Le problème c'est que ces dites chemises avaient un col immense dit "pelle à tarte" et que la nouvelle tendance à l'époque était le col court, plutôt "grand-père".

Aujourd'hui, tout celà me fait sourire, surtout quand on se souvient qu'à l'époque la mode était aussi aux sous-pulls de couleurs diverses et aux chaussures à gros talons et à bouts ronds à la Gary Glitter...quelle horreur !!! Cependant lorsque vous avez 10 ans et que vous pénétrez dans le monde de la "grande école", vous commencez à sentir les différences sociales et on se charge de vous le faire savoir. Et oui, ça démarre par les fringues et vos congénères se font un plaisir de vous faire remarquer que vous n'êtes pas du tout "à la mode" avec vos chemises et leurs cols avec lesquels vous pourriez aisément pagayer.

Quelle connerie tout ça, surtout lorsqu'en prenant de l'âge on se rend compte que tout celà est cyclique. Mais ne nous trompons pas, chez certains "adultes", cette attitude existe toujours. Tiens, il y a 4 ans, des collègues ont souri de mes noeuds de cravate trop ...fins, le noeud de cravate "devant" être assez volumineux... RAF !!!

La vie n'est qu'un éternel recommencement, la nature humaine est loin d'être parfaite, souvent cynique et les moqueries et railleries commencent très tôt avec le physique (les fringues en font partie). Le tout est de réussir à passer outre, mais ce n'est pas toujours facile et il y aura toujours des individus de cet acabit. Que voulez vous, comme disait très justement Georges Brassens, "Quand on est con, on est con".

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26/07/2009

When I was a young boy, at the age of...

13 juillet 1990.jpg...26.

Je viens de retrouver cette photo en rangeant un tiroir. Encore un moment dont je me souviens parfaitement alors qu'il y a 19 ans de celà.

5 ans après notre premier concert du 13 juillet 1985, les potes sont en train de jouer sur scène. Je suis parti à Paris depuis plusieurs mois et je n'ai pas eu le temps de faire les "répets" avec eux, raison pour laquelle je ne participe pas à leur prestation.

Alors je leur donne un coup de main à la sono et comme assistant de scène pour parer aux petits incidents. D'ailleurs il y en a eu un, mon frère Fred à la batterie a traversé la peau de sa grosse caisse avec la pédale. Pendant qu'il continuair à jouer, j'ai fait une répararation de fortune avec du ruban adhésif d'emballage.

Je me souviens parfaitement que j'étais bien, qu'il y avait un petit vent doux et agréable sous le soleil couchant de juillet. Un bon souvenir pour moi et l'occasion de faire sourire les gens qui ne m'ont pas connu autrement qu'avec la barbe et quelques kilos de plus.

Bon dimanche à toutes et tous,

Ch.

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21/07/2009

Je me souviens...20 juillet 1969

20 juillet 1969.jpgJe me souviens de ce 20 juillet 1969, j'ai cinq ans et ça peut vous paraître bizarre mais c'est bien présent dans ma mémoire.

Près de la maison du village où nous habitions, vivait dans la maison juste à côté, une tante de mon père (la soeur de mon grand-père le forgeron), célibataire endurcie et ancienne institutrice.

C'est précisément chez elle que ce jour là je suis allé pour regarder le reportage sur les premiers pas de l'homme sur la lune, je ne me souviens pas si c'était du direct ou s'il s'agissait d'un bulletin d'information spécial, mais en tout cas je me rappelle avoir été impressionné par ces images floues d'un homme marchant sur le lune pour la toute première fois.

Neil Armstrong et Buzz Aldrin ont été, pour le gamin que j'étais, des héros des temps modernes.              

Je me souviens aussi que quelque temps après ,celà va vous faire sourire, dans un baril de lessive, ma mère avait eu une fusée lunaire en plastique comme cadeau et avec laquelle nous avons joué souvent mon frère et moi.

C'est curieux comme ce souvenir est encore présent dans ma tête, sans doute l'importance de l'évènement à l'époque, tant il est vrai que ces pionniers de l'espace étaient de véritables icônes.

Pour les amateurs du genre, il y a un excellent film qui date de 1983 et qui raconte les exploits des pilotes d'essai et des premiers hommes de l'espace, avec en plus d'excellents acteurs.

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17/07/2009

Couleur sépia: La forge

forge.jpgMon arrière grand-père paternel était maréchal-ferrant, mon grand-père, mort deux ans avant ma naissance aussi. Mon père lui a succédé à sa mort en 1962 et est devenu forgeron faute de chevaux à ferrer.

Il avait de l'or dans les mains et pour mon frère et moi, le spectacle de la forge avait quelque chose de magique.

Je me souviens en particulier du samedi midi, alors que nous revenions de l'école communale et que nous allions directement voir notre père en pleine activité. S'il était en train de travailler le fer, alors le spectacle commençait. D'abord, la barre d'acier plongée dans la braise que mon père retirait rougeoyante pour la poser sur l'enclume. Puis, levant son marteau, avec une précision d'horloger et un rythme si particulier aux gens de ce métier, il forgeait alors sa pièce sous nos yeux toujours ébahis. Ainsi apparaissaient, crosses, volutes ou autres formes métalliques.

Faute de travail, mon père a du cesser son activité et il a fini sa carrière dans une usine. Je sais que ce n'était pas là sa vraie place et que s'il avait pu, il aurait continué son travail à la forge. Moi, je ne suis pas un manuel et je n'ai pas repris le métier mais entre autres, je vends de l'acier et continue à fréquenter les ateliers de serrurerie et de chaudronnerie où je retrouve un peu l'ambiance et surtout les odeurs qui me rappellent tout ces moments là.

Il reste aujourd'hui dans le village où nous habitions et dans d'autres aux alentours, de nombreuses "marquises" ,des portes et portails fabriqués par lui. Aujourd'hui il est en retraite et il ne travaille plus mais je suis sur qu'au fond de lui, brule encore cette flamme qui rougeoyait au milieu du foyer de cette forge qu'il a cotoyée si longtemps.

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10/07/2009

Je me souviens...cet été là...

pré fleuri.jpgQu'est ce qu'elle est belle cette photo non ?

En fait, ces derniers temps, certains jours alors que je traverse la campagne, les odeurs du matin viennent me titiller les narines (herbe, fleurs, foin etc...) et celà m'a rappelé un vieux souvenir qui date de l'été 1972 je crois.

J'ai 8 ans mais je m'en souviens très bien, je pense qu'il s'agit du dernier jour d'école et il est prévu que l'on aille passer la journée dans la campagne environnante.

Il faut dire que je vis et vais alors à l'école dans un petit village du Cambrésis d'à peine 500 habitants qui s'appelle Bévillers. En quelques minutes on quitte le village pour se retrouver au milieu des champs et des patures comme on dit chez moi.

La journée a été extraordinaire, on s'est amusé à courir, on a joué aux cow-boys et aux indiens, on a pique-niqué le midi et la journée a été splendide. Le tout, dans l'herbe, au milieu des fleurs des champs aux odeurs si capiteuses et enivrantes, avec en fond musical, le chant des sauterelles.

J'en garde un souvenir particulièrement ému, c'était encore l'époque de l'école du village avec ses 5 classes, ses deux instituteurs, cette école où j'ai appris à écrire en trempant ma plume dans l'encrier, où l'odeur des polycopiés envahissait la salle de classe et où le vieux poêle à charbon au milieu de la pièce nous réchauffait l'hiver. C'était le temps des tabliers d'école et des culottes courtes. C'est si loin et si présent encore...

Parfois j'aimerai tellement revivre ces moments d'insouciance et de joies, mais c'est impossible. Heureusement, il reste ces odeurs, ces parfums qui d'un seul coup vous ramènent des années en arrière et vous submergent de doux souvenirs.

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24/06/2009

Le petit rouquin avec des dents de lapin

Ce savant mélange de poil de carottepoil de carotte.jpgbugs-bunny.jpg et de Bugs Bunny, c'est moi. Et oui, je suis né avec une chevelure "blond doré" comme disait ma mère, rouquin comme me le faisaient remarquer les autres gamins. De plus, la nature m'a gratifié de deux grandes dents de devant qui ne m'ont pas épargné les quolibets et les rires parfois méchants.

Pourtant "Poil de carotte" est une oeuvre littéraire connue et Bugs Bunny un personnage de cartoon mondialement célèbre mais les enfants s'en moquent et ne s'épargnent pas. J'ai des souvenirs parfois difficiles de larmes qui ont eu bien  du mal à sécher. C'est arrivé à un point où je me trouvais moche, ce qui n'a pas arrangé mes rapports avec les filles, je rougissais, je balbutiais, j'étais maladroit et gauche. Celà m'a fait vivre une adolescence parfois pénible.

J'ai mûri, grandi, je me suis épanoui, j'ai rencontré ma future femme, j'ai eu des enfants, j'ai appris la guitare, j'ai chanté et joué dans un groupe de rock. Je fais un travail qui me plaît car je vais au contact des gens et je joue de mes talents de séducteur... Ne vous en déplaise, les moqueurs, les mauvais plaisantins, les faux copains, aujourd'hui, je suis bien dans ma tête et je vous dis bien des choses.

Alors si un jour l'envie vous prend de rire de quelqu'un ou si vous entendez ou voyez des enfants se moquer de l'aspet physique d'un autre gamin, ne laissez pas faire. Pensez qu'il y a partout des "Petits rouquin avec des dents de lapin" qui ont parfois des plaies au coeur difficiles à panser.

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