Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

J'aime...Je déteste - Page 3

  • Lortografe

    KuHTOntjdjh1FsG3Yrb8JTcksOI.jpgPalsambleu, ventre saint-gris, diantre, comme le temps passe, il nous file entre les doigts comme du sable fin et lorsqu’on se retourne, il est trop tard, il a fait son œuvre. Je viens de me rendre compte que je n’étais pas venu écrire ici depuis un moment. Je ne m’étendrai pas sur les raisons de cette absence, je ne suis pas revenu aujourd’hui pour cela.


    J’aime la langue française, j’aime les mots, leur couleur, leur originalité. J’aime la complexité des conjugaisons qui donnent souvent du fil à retordre. J’adore le subjonctif qui lorsque j’étais un écolier faisait perler des grosses gouttes de sueur sur mon front, encore eut il fallu que je le susse…


    J’adore la ponctuation qui donne du rythme, qui allège, qui soulage les phrases. Les musiciens ou les mélomanes le comprendront encore mieux, c’est comme une partition avec des temps, des contretemps, c’est comme une chanson avec ses variations, ses temporisations, ses ponts, ses reliefs.


    Parfois, lorsque, plongé dans un livre, je me détache quelques instants de ses phrases et de ses mots, je m’émerveille de pouvoir sans peine, par habitude et avec facilité, déchiffrer cet ensemble de lettres et de signes. Quel délice que de pouvoir s’évader, de vibrer, de trembler, de s’extasier, de prendre du plaisir rien qu’en posant ses yeux sur cette belle langue qui est là nôtre et d’en jouir à foison.


    Ce que je constate depuis plusieurs années c’est que notre belle langue part en déliquescence. La faute à qui, la faute à quoi ? La télévision, les téléphones portables, les programmes d’enseignement, la démission de beaucoup de parents qui ne veulent pas « contrarier » leurs enfants (c’est tellement plus simple). Nos gamins ne lisent plus, font de plus en plus de fautes d’orthographe, de conjugaison et tout cela ne s’arrange pas car on ne fait rien pour améliorer la situation. Pire, les gens qui entre guillemets sont responsables de l’éducation nationale, font pire que mieux et plutôt que de se pencher sur des méthodes pour combattre ce fléau préfèrent appauvrir notre belle langue française, si riche et si complexe pour suivre le mouvement de recul et donner leur nom à une réforme ou à une loi.


    Ce que craignais depuis longtemps est en train de se produire, par facilité, par bêtise, on commence par quelques décisions stupides et inutiles en changeant les mots. Demain on écrira plus un oignon mais ognon et pourquoi pas un jour onion. Qu’ils étaient beaux les nénuphars sur les « images » que l’on nous donnait en récompense à l’école, qu’ils sont moches ses nouveaux nénufars. Et ce bel accent circonflexe, le chapeau, qui embellit les mots, dès l’instant où l’on considère qu’il ne sert à rien, hop, on le supprime. Mon préféré : plutôt que d’apprendre aux enfants que l’on dit un après-midi et non pas une après-midi (après et midi sont des mots masculins) on a décidé qu’au pluriel ce sera des après-midis (totalement illogique dans la mesure où ce sont les après qui sont au pluriel alors que le midi restera toujours le midi…).


    Bref, si on commence comme cela que sera demain, j’ai peur d’imaginer qu’un jour prochain, à force de vouloir simplifier l’on finisse par détruire ce que le monde entier nous envie, la richesse, la complexité mais aussi la beauté de notre langue :


    Se matin je me sui révéyé de bone eure, avec la métresse d’école et mé copin nous prenons l’autobusse direxion Lillessantre pour allé voir une expozission sur le poaite charle baudelaire et jai été choizi pour lire devan plain de perssones un éxtrè du poaime l’albatrosse :

    Souvan pour s’amuzer les zommes d’ékipaje

    Prènent dés albatrosse vastes oizos dés mèrs

    Ki suivent indolants conpanions de voiyage

    Le navire glissan sur les goufres amèrs…

  • Another brick in the wall

    url.jpg

    Je ne suis pas un héros, ni une rock star, ni une star de cinéma, ni quelqu’un de connu ou célèbre. Je ne suis qu’un anonyme au milieu de tant d’autres. Un pauvre con qui bosse comme un taré pour essayer de sortir un peu la tête de l’eau.

    Je suis tellement accaparé par mon travail que je n’ai plus le temps d’écrire, ni même la force certains jours. Ce ne sont ni l’inspiration, ni les idées qui ne viennent pas, mais la flemme, la lassitude morale et physique qui m’envahissent d’un coup. Tiens, cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps : deux soirs de suite je suis monté me coucher et me suis écroulé dans le lit, sans même lire quelques pages. Je peux vous dire que c’est rare.

    Putain de merde, est ce qu’un jour on va connaitre la sérénité ?

    Est-ce qu’un jour on va pouvoir se lever sans la crainte des galères et s’endormir du sommeil des justes sans l’angoisse du lendemain ?

    Mon boulot, je l’aime, c’est vrai et je m’y donne à fond c’est dire si je suis rentré dans le système, ce système de merde qui ne fait qu’empirer et qui n’est pas prêt de s’arranger. Il y a bien quelques voix qui s’élèvent, des gens courageux, qui luttent, qui se battent (mon frangin en est le parfait exemple) pour ouvrir les yeux des gens mais que d’énergie dépensée pour un résultat souvent décevant.

    Je ne suis qu’un pion, un petit truc, qui aime la vie mais qui est las. Je suis un de ces milliers de rouages qui engraissent une petite partie de la population mondiale.

    Je suis juste une petite brique, another brick in the wall…

  • L'ombre d'un doute...

    J’ai appris ce matin vers 10h que le dernier Charlie hebdo est quasiment introuvable et çà me fait bien marrer. Si le journal réussit à survivre et à surmonter la perte de ceux qui en étaient l’âme, y aura-t-il un nouveau numéro la semaine prochaine et les gens iront ils en masse comme aujourd’hui se précipiter pour l’acheter ? J’ai de gros doutes…

    La semaine dernière une des collaboratrices du journal racontait que les ventes étaient en chute et que les difficultés étaient grandes. Charb était allé frapper à toutes les portes possibles pour trouver un soutien et des aides financières, sans succès et que certains qui ont défilé la semaine dernière lui avaient tourné le dos. Ca aussi çà me fait bien marrer….

    Loin de moi l’idée de jouer les sombres défaitistes mais dans quelques semaines et quelques mois, qu’en sera-t-il de cette ferveur populaire ?  Je suis un fervent opposant à tout ce qui est extrémisme, obscurantisme, antisémitisme et fanatisme religieux de quelque origine qu’ils soient mais la nature humaine va-t-elle changer pour autant ?

    Y’aura-t-il de millions de personnes dans les rues quand une petite entreprise de 50 personnes fermera ses portes quelque part dans un coin de notre pays et que les employés se retrouveront au chômage ? J’ai de gros doutes…

    Les gens vont-ils ne plus être indifférents à la misère, aux SDF dont le nombre ne cesse d’augmenter, seront-ils plus solidaires aujourd’hui ? Là encore, j’ai de gros doutes…

    Je n’achetais pas Charlie Hebdo, j’ai lu Hara Kiri et Fluide Glacial il y a longtemps ainsi que les BD de Reiser, Wolinski et Cabu et je n’ai pas envie de me ruer comme un mouton sur le numéro sorti aujourd’hui. Cela ne m’empêche pas d’avoir du respect pour la caricature, l’humour grinçant même si parfois çà dérange et je souhaite à Charlie de continuer à vivre (ou survivre) mais hélas, là aussi j’ai de gros doutes…

    clip_image0022.jpg

  • Liberté, liberté chérie...

    La liberté d'expression est une des valeurs fondamentales de notre pays. Des assassins ont tenté par un acte immonde et barbare de museler cette liberté.

    Ne nous laissons pas faire, continuons à nous exprimer librement et à accepter des opinions ou des pensées qui sont différentes des nôtres dès lors où elles respectent les droits de l'homme.

    Ne nous laissons pas non plus, habités par la haine car c'est ce que veulent ceux qui ont perpétré l'attentat de Charlie hebdo. C'est ce que vous auraient dit ceux qui ont perdu la vie mercredi dernier.

    A la mémoire des 12 personnes lâchement assassinées le 7 janvier 2015.3044373-jpg_2649376_652x284.JPG

  • Crossroads

    vlcsnap-2010-01-14-12h45m29s186.png

    Depuis plusieurs semaines, je vais mal.

    Je me croyais solide, capable d’affronter et d’encaisser les difficultés et les écueils de la vie mais je ne suis pas une machine. Au contraire, au fil des jours, des mois, des années, j’ai tout absorbé comme une éponge.

    Certes il y a des moments où je faisais face mais là, trop, c’est trop, un vendredi au mois de novembre, une goutte d’eau perfide et malsaine a fait déborder le vase. Depuis ce sont les montagnes russes : certains jours, tout va bien, d’autres pas du tout et les idées sont parfois obscures, fugaces mais noires, le ventre se tord, l’angoisse monte et un voile sombre recouvre mes pensées.

    Je suis à la croisée des chemins, le « Crossroads » cher aux amateurs de blues et de son père spirituel, Robert Johnson. Je n’ai pas encore décidé de la nouvelle route à suivre. Ce que je sais, en revanche c’est que je veux me sortir de cette mélasse dans laquelle je me suis englué et qu’aidé par mes proches (le mot n’a jamais été aussi fort), je vais m’en sortir.

    Je m’exprime peu ces derniers temps car je n’en ai pas envie mais je voulais écrire ces quelques mots et vous souhaiter une belle fin d’année. Hors des standards commerciaux, du bling-bling et du tape à l’œil des fêtes de fin d’année je pense à mon épouse, mes enfants, mon frère et mes amis, les vrais, qui se reconnaitront car comme disait Saint Exupéry dans « Le petit prince » :

    « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux »

  • Ecrire

    J'aime les mots,

    J’aime la langue française,

    J'aime parler,
    J'aime lire,

    J'aime écrire,

    J'aime construire des phrases,

    Je suis comme un joaillier,

    J'aligne les pierres précieuses,

    Noms, verbes, adjectifs,

    Je crée une belle parure,

    Cette alchimie qui lie mes mains à mon cerveau,
    Ce miracle de la vie,

    Ces textes qui sortent de mes doigts,

    Ce collier qui brille de mille feux,

    C'est ma création,

    Ça vient de mon cœur,

    Çà vient de mes tripes,

    Çà vient de mon âme.

    Diamand.jpg

     

     

  • Mon Tepaz est naze !

    Ma première chaîne Hi-Fi, je me la suis achetée alors que je venais de commencer à travailler, quelques mois après l'obtention de mon BTS. J'avais 19 ans.

    Elle était composée d'une platine TD, d'un ampli et de deux enceintes. C'est un souvenir fabuleux quand, une fois installée, j'ai pu écouter mes disques avec une qualité sonore toute autre que celle que j'avais connue jusqu'alors.

    En fait, mes premiers appareils de lecture furent des vieux électrophones que je récupérai et que je bricolais pour essayer d'avoir quelque chose d'à peu près correct en terme de son. J'ai écouté mes disques sur ces vieux crin-crin pendant plusieurs années, jusqu'à ce qu'ils lâchent.
    Ensuite, quand j'ai eu un lecteur de K7 audio (un petit Telefunken), j'ai bricolé les fils pour pouvoir amplifier le son sur les hauts parleurs de mes vieux « Tepaz » partis au cimetière des électrophones.

     

    Par la suite, j'ai ajouté un lecteur K7 à ma chaîne HI-Fi ainsi qu'un lecteur de CD et aujourd'hui, j'écoute mes albums numérisés sur mon ordinateur directement relié à mon ampli, ce bon vieux Sony que j'ai depuis 31 ans.

    Aujourd'hui, en quelques secondes, on charge un album en quelques secondes sur son ordinateur et ensuite on le transfère sur n'importe quel support amovible (clé USB, lecteur MP3 ou 4, tablette, portables etc...), ce sont des gestes devenus quotidiens et d'une grande banalité.

    Et pourtant, l'époque où j'écoutais des 45 tours et des 33 tours sur de vieux électrophones n'est pas si loin...Cleo.jpg

  • Atrocity exhibition

    Dimanche dernier j'ai regardé le superbe film « Control » qui raconte les débuts de Joy Division et la fin de la courte vie de son chanteur mythique Ian Curtis.

    Le film est en noir et blanc, ce qui donne une ambiance triste et sombre, exactement ce que fut l'univers de ce groupe post-punk que l'on a catalogué comme faisant de la cold wave,
    Je connaissais Joy Division, sans avoir jamais été plus loin.

    Hors, depuis une semaine, j'écoute en boucle leurs deux albums, « Closer » et « Unknown pleasures » avec une oreille différente beaucoup plus attentive.

    Le son est exceptionnel, la batterie et la basse martèlent un rythme obsédant, la guitare semble parfois hurler comme un cri déchirant, La voix de Curtis, sombre et grave vient s'ajouter à cette espèce de tourbillon musical dont on pourrait penser qu'il vient directement du plus profond des enfers.

    Ian Curtis était un garçon distant, perturbé, torturé et tout cela se ressent de façon inouïe dans cette musique à la fois envoûtante et entêtante, dans ce flot de paroles et de mots issus du plus profond de son âme déchirée.

    Ce que j'aurai aimé aller écouter ce groupe sur scène, écouter mais aussi voir tant la présence de Curtis était énorme.

    Ce papillon de nuit s'en est allé très vite et peut être devait il en être ainsi. Reste de cette époque deux albums fantastiques et exceptionnels qui ne vieilliront pas et qui resterons pour toujours le reflet d'une époque et d'une jeunesse qui ne croyait plus en un avenir radieux et florissant.

    This is the way, step inside !joydivision.jpg

  • Cycles infernaux

    petitvélo.jpg

    Quand j'étais encore un adolescent, je faisais tous mes déplacements en vélo, j'ai du attendre de travailler pour me payer le permis mais çà c'est une autre histoire.

    Un jour j'ai grillé un stop sur une route de campagne et je me suis fait interpeller par un automobiliste qui m'a vertement enguirlandé pour cette faute. Dans ma tête de jeune inconscient, le code de la route n'était fait que pour les conducteurs de véhicules motorisés.

    Mon père, a qui j'en avais parlé, m'expliquait alors qu'il n'en était rien et qu'à l'avenir, je devais respecter, les stops, les priorités, les feux etc...

    Cela est resté gravé dans ma tête.

     

    Entendons nous bien, je n'ai rien contre les cyclistes, je les trouve même courageux de s'avaler des bornes et des bornes, je n'ai pas les jambes pour les imiter.

    Ce qui me met en colère, c'est qu'aujourd'hui, sous prétexte qu'ils sont habillés des pieds à la tête comme des coureurs du tour de France, ils ne respectent rien.

    Ils grillent les feux, ne marquent pas les stops, ne laissent pas la priorité. Pourtant, on commence à voir de belles pistes cyclables, mais il semble que ce soit dégradant pour eux, alors ils roulent au milieu de la route, au mépris de toute sécurité.

    N'oubliez pas, reines et rois de la petite reine, que même si nous faisons attention et ne roulons pas vite, nous, les automobilistes prudents, conduisons des véhicules qui pèsent plusieurs tonnes. Même avec des bons freins, la distance de freinage et le poids allié à la vitesse constituent un danger non négligeable.

    Alors, s'il vous plaît, au lieu de râler, des nous insulter ou de nous faire des doigts d'honneur, pensez d'abord à votre sécurité et soyez prudents. Respectez le code de la route.

    Je n'ai pas envie de renverser l'un d'entre vous car même si je ne suis pas fautif, cela me hantera pour le reste de mes jours et vous, vous finirez peut être assis sur un autre type de deux roues.

    Réfléchissez y !