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J'aime...Je déteste - Page 8

  • "Vie sauvage" de Jil Caplan

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    Voila déjà un moment que je l’espérais ce livre et enfin, çà y est, il va voir le jour. Il s’intitule « Vie sauvage » et est constitué d’une sélection des meilleurs textes de Jil Caplan.

    D’aucuns diront que je ne suis pas le critique idéal pour commenter cette sortie vu l’admiration et l’amitié que je porte à cette généreuse et talentueuse artiste, mais on s’en fout.

    Ce que je peux vous dire c’est que ces textes, pour la plupart, je les ai lus et que je les adore et que je suis ravi que ce livre voit enfin le jour.

    Vous qui ne connaissez que Jil Caplan, vous découvrirez Valentine, son talent d’écriture, sa facilité à écrire les choses simplement mais avec beaucoup de richesse.

    Elle qui aime tant la littérature (le mot est faible), vous pouvez imaginer sa joie et sa fierté d’être publiée.

    Le 21 mars 2012, elle sera en lecture/dédicace à la galerie Placido à Paris (22 rue Chapon dans le 3éme arrondissement). Si vous êtes dans le secteur ce jour là foncez !

     

    Il existe deux versions de l’ouvrage :

     -1 coffret collector comprenant 1 exemplaire du livre, 1 texte du livre manuscrit par Jil Caplan (limité à 75 exemplaires)

     -Le livre seul

     

    Pour le commander : Editions du 21éme siècle mail@xx1siecleeditions.com, l’éditeur vous adressera un bon de commande.

     Autre solution pour ceux qui voudraient se procurer le simple livre : le commander dans votre librairie favorite.

     

    Amateurs de beaux textes, n’hésitez pas, vous ne le regretterez pas !

  • La première sortie de mon petit Max...

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    Ce matin en passant devant la maternité, j’ai laissé passé un père qui s’affairait avec tout son matos dans les mains, visiblement pour aller chercher son épouse et son enfant.

    Cela m’a rappelé une anecdote concernant notre dernier, le sieur Maxime né le 17 avril 2001. Béatrice sortait à 11h et nous habitions à 5mns en voiture de la maternité. C’est donc vers 10h45 que je me suis tranquillement dirigé vers le garage pour sortir la ZX.

    Seulement voilà, impossible de démarrer, plus de jus du tout, la batterie était complètement à plat…je vous laisse imaginer ma mine déconfite et l’embarras dans lequel je me trouvais. Je ne nous voyais pas traverser Armentières avec, le bébé, le barda et qui plus est, avec une épouse qui venait de subir sa troisième césarienne en 8 ans.

     

    Il m’a fallu réagir vite car nous étions en pleine semaine et je n’avais qu’une solution, prendre la 206 de société avec mes docs et mes échantillons dans le grand coffre arrière (c’était une commerciale de deux places).

    Un peu penaud, j’ai expliqué ma mésaventure à mon épouse qui d’abord contrariée, s’est vue convaincue par mes arguments. Après tout, maxime serai bien à l’abri dans sa coufinette, bien calé entre mes cartons, sans risques de bouger, le tout sur une courte distance.

     

    C’est ainsi que mon petit bonhomme a effectué son premier voyage en voiture, bien au chaud, entre des promos, des docs de machines, des échantillons de disques à tronçonner.

     

    Avouez qu’au moins sa première sortie fut originale.

     

  • Vox populi, vox dei...

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    L’échéance approche doucement et je ne sais toujours pas pour qui je vais voter. Je n’ai plus confiance depuis longtemps dans les hommes politiques. Une seule chose les intéresse, l’accession au pouvoir, le reste ils s’en foutent. Nos problèmes quotidiens, la hausse des prix, le fossé qui se creuse de plus en plus entre les riches et les pauvres, comment peuvent ils s’en rendre compte ? Est-ce qu’une de ces dames ou un de ces messieurs vit ou a vécu les problèmes qui sont ceux de la base, j’en doute fort.

     

    Il y a plus de 20 ans, j’étais très impliqué dans la politique, j’ai même adhéré à un parti correspondant à mes origines modestes mais je fus vite déçu. Déjà à cette époque au sein d’un même parti, on me demandait de quel courant j’étais.

    Ecoeuré par tant de guerres internes, de coups bas et de calomnies même (et surtout) au niveau communal (on m’a soupçonné d’être un espion du parti opposé…n’importe quoi !), j’ai fini par rendre ma carte.

     

    Une chose est sure, c’est que je sais au moins pour qui je ne vais pas voter, c’est déjà çà.

     

    Oh, il y en a bien un qui me séduit plus que les autres parce qu’il dit tout haut ce que les autres disent tout bas et qu’il met le doigt sur des choses vraies mais j’hésite. Lui aussi est un homme politique comme les autres qui vise le pouvoir et je doute que son compte en banque ressemble au mien. Pas que je sois jaloux des gens qui gagnent plus que moi, pas du tout, simplement je m’interroge sur les vrais motivations de quelqu’un qui ne vit pas au milieu du peuple une vie « normale », celle de tous les jours.

     

    Pour conclure sur cette réflexion, je m’interroge, on me dira que je n’ai pas à me plaindre, j’ai un toit, des vêtements et de quoi manger, c’est vrai mais je fais partie de cette tranche de gens qui est la plus touchée par les impôts et les taxes que ce soit directement ou indirectement. Je ne ménage pas mes efforts dans le travail pour nous faire vivre correctement ma famille et moi mais ce n’est pas simple et les fins de mois sont parfois justes. J’approche doucement de la cinquantaine, jusqu’à quel âge vais-je travailler, moi qui est commencé à 19 ans, de quoi sera fait mon avenir, notre avenir ?

     

  • Beatles,cassette, lunettes et gouache

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    Quand j’étais plus jeune, en 1977, mes parents ne roulaient pas sur l’or. J’ai 1 frère et 3 sœurs et seul mon père travaillait.

    Je n’ai jamais manqué de rien mais la plupart du temps nous devions partager et certains luxes ne nous étaient pas permis. A l’inverse de certains de mes camarades d’école, nous ne possédions pas de chaîne stéréo. Du coup, j’avais récupéré deux haut parleurs qui provenaient de vieux électrophones datant des années 50 et j’avais bricolé un système me permettant de les brancher sur le petit lecteur de K7 audio que m’avait offert mon parrain (c’était un Telefunken avec une seule touche pour lire, bobiner et rembobiner).
    L’autre souci, c’est qu’à part essayer de piquer des morceaux à la radio, je n’étais pas riche en cassettes et à cette époque, déjà fan des Beatles, je rêvais d’avoir les deux albums de compilation qu’on appellait le rouge et le bleu.

    Un jour, en cours de dessin, un lundi matin (je m’en souviens comme si c’était hier), deux de mes copains me mirent au pied du mur et l’un deux m’a proposé en plaisantant le pari suivant :

    -Si tu peins tes lunettes à la gouache, je te donne ma cassette des Beatles « L’album bleu » !

    En quelques secondes, ma décision fut prise, je m’emparais de mon pinceau et recouvrait mes verres de lunettes de peinture pour ensuite les chausser sur mon nez. Tout cela sous l’œil ébahi de mes copains et de la prof de dessin qui me fit forcément une remarque et des menaces de colle si je continuais à faire l’imbécile.
    Il m’a suffit ensuite de nettoyer mes lunettes sou l’eau et de récupérer mon « précieux » honnêtement gagné.
    J’ai du patienter une semaine car à l’époque j’étais pensionnaire et ne rentrais que le samedi midi mais je ne vous raconte pas ce que fut mon régal de pouvoir écouter les « Get back » « Penny lane » « Strawberry fields » ou autre « Sergent Pepper » à la maison. Je m’en pourlèche encore les babines.
    Aujourd’hui je possède plusieurs exemplaires de l’intégrale des Fab Four en CD (il ne me manque que « Live at the Hollywood bowl » et « Rock n’ roll music ») mais je garde un souvenir doux et agréable de ce moment et de ceux qui ont suivi après.
    J’ai une copie de ce CD dans la voiture et quand je l’écoute je souris en repensant à cette époque où j’aurai fait n’importe quoi pour avoir cet album.

  • le tas de sable jaune...

    sable jaune.jpgMardi après midi, en sortant de chez un client à Steenwerck dans les Flandres, j’ai traversé la place de la ville en pleins travaux. Ils sont en train de paver la place et ce sera sympa une fois fini. En attendant c’est le bourbier avec des engins de chantier, des tas de pavés et des grands tas de sable jaune.
    Le sable jaune, voir cela m’a fait une nouvelle fois repartir bien des années en arrière, il y aura bientôt 40 ans.
    Mon père était artisan et il touchait à tout. Lorsque c’était nécessaire, il faisait du ciment ou du mortier et dans la cour, près de son atelier, il y avait toujours des tas de sable, soit du gravier, soit du sable jaune que l’on adorait tout particulièrement mon frangin Fred et moi.
    A cette époque, nos jouets étaient souvent des indiens et des cow-boys en plastique et le tas de sable jaune était un endroit rêvé pour y faire évoluer nos personnages et inventer des histoires.
    Notre père n’était pas toujours ravi mais il nous laissait souvent tracer des routes, creuser des ravins et laisser aller notre imagination fertile qui nous transportait dans des mondes imaginaires avec le far west comme décor.
    Que d’histoires inventées, nombreux sont les héros qui ont vécu de folles aventures, qu’ils soient peaux rouges ou visages pâles, je suis sur que mon frère s’en souvient comme si c’était hier.
    Quand j’ai vu ces grand tas de sable lundi, je me suis dit que si on avait eu encore 8 ou 10 ans, on se serait éclatés comme des fous, comme quoi il ne faut pas grand-chose pour s’amuser et qu’avec de l’imagination les choses les plus simples peuvent devenir le décor d’histoires extraordinaires.

  • Phares jaunes...

    PHARES JAUNES 006.jpgVoilà plusieurs fois cette semaine que je croise des voitures avec des phares jaunes…

    Il y a maintenant un certain nombre d’années que les voitures françaises sont passées au phare blanc et même ma vieille ZX toute pourrie en est équipée, c’est vous dire.

    Tout cela n’a rien d’extraordinaire sauf que comme d’habitude mon cerveau s’est mis à bouillonner et qu’il a ouvert la trappe aux souvenirs.

    Je me souviens de ces week-ends fin des années 70, début des années 80, où il était encore de mise d’aller rendre visite de façon assez courante à la famille. Il n’était pas rare que nous allions chez les cousins, les oncles et les tantes et inversement.
    C’était une époque où l’on se voyait très régulièrement, où entre cousins on s’amusaient comme des fous et inventions des jeux que nous arrêtions à regret au moment du retour.

    Nous montions alors dans la 404 à cinq derrière avec mon frère et mes trois sœurs et nous faisions les quelques kilomètres pour rentrer de Cambrai, du Cateau ou de Caudry pour la maison familiale.
    C’est alors que la nuit étant tombée, nous croisions les voitures qui nous éclairaient de leurs phares jaunes et je me souviens qu’avec mon frère, nous avions l’habitude de signaler à notre père les voitures belges car dans la région, à l’époque, elles étaient déjà équipées de phares blancs et à part nos voisin d’outre-quiévrain, on voyait peu d’étrangers.

    Aujourd’hui, toutes les voitures sont équipées de phares blancs et on croise sur les routes de nombreuses voitures de nationalités différentes.

    Voilà, c’est tout pour ce soir, j’avais juste envie de raconter ce petit souvenir qu’ont rallumé en moi quelques feux jaunes…

  • Concert rock/blues le 25 février 2012

    Concert du 25 février 2012.jpgBonjour,

    Le 25 février prochain, je me produirai dans la salle du café restaurant l'AVIATION à ARMENTIERES.

    Le programme est le suivant:

    J'aurai le plaisir d'interpréter pour vous des standards du blues et du rock ainsi que des compositions personnelles

    Concert/repas dès 20h

    -1ére partie du concert avant le repas

    Au menu (10 euros boissons non comprises):

    -Welsch
    -Spaghettis bolognaise
    -Cassoulet

    - Seconde partie du concert après le repas

    IMPORTANT !!! le nombre de place étant limité à 50 personnes, il est important de vite réserver au 03.20.35.30.08, Claudine et Raoul vous réserveront un accueil digne de ch'Nord.


    Cette soirée sera placée sous le signe de la musique et de la bonne humeur. N'oubliez pas, si vous venez, d'apporter votre indulgence car même si je suis un passionné, je reste aussi un amateur.

    Bien amicalement,

    Christophe

  • Bonne année 2012 !!!

    bonne-annee-2012.jpgBonjour à toutes et tous.


    Merci d'avoir été fidèles à "J'aime...je déteste" en 2011.


    Même si l'an dernier, j'ai moins écris qu'en 2010, vous êtes de plus en plus nombreux à venir lire ma modeste prose et j'en suis fier et heureux.

    Alors permettez moi de vous présenter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année, qu'elle soit riche et prospère pour vous et vos proches. Je vous souhaite également la meilleure santé possible.

    Vive l'écriture et vivent les mots !!!

    Votre serviteur,


    Christophe

  • O TEMPORA, O MORES...

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    Ce matin, en feuilletant un magazine, je suis « tombé » sur deux photos d’un autre temps qui m’ont rappelé des souvenirs lointains mais toujours bien présents dans ma mémoire.

    En 1974, je suis rentré en 6éme dans une Institution située à 9 kms du village où j’habitais.

    Mes parents, pour des raisons pratiques et aussi pour m’apprendre à vivre en communauté m’avaient inscrit au pensionnat. J’arrivais le lundi matin et je rentrais chez mes parents le samedi midi.

    J’avais 10 ans et les premiers jours furent un peu difficiles mais petit à petit je m’y suis habitué et j’ai fini par être « pensco » pendant 4 ans de suite.

    Nous dormions dans des grands dortoirs et nous étions une bonne cinquantaine, les lits étaient en fer avec un sommier fait de grandes lattes métalliques qui parfois grinçaient fortement. Sur la photo que j’ai joint à cet article, les enfants sont plus vieux que moi mais le dortoir est identique à ceux que j’ai connus.

    Chaque matin, la sonnerie nous réveillait et nous allions nous débarbouiller succinctement car il n’y avait que de l’eau froide (et oui !) mais nous y étions habitués et aucun d’entre nous ne se plaignait. D’ailleurs une année, dans un des dortoirs il y avait cet espèce de grand lavabo commun (comme sur la seconde photo) avec des robinets en cuivre. On s’amusait à faire glisser les savonnettes au grand dam du pion qui surveillait le dortoir.

    Pour les jeunes d’aujourd’hui et même pour certaines personnes de ma génération, ces conditions de vie peuvent paraître spartiate mais j’ai appris à me débrouiller et à vivre avec les autres. Vous pouvez imaginer qu’il y avait tout un tas de garçons différents, de milieu divers et certains n’étaient pas toujours très raffinés.

    Je ne regrette rien de cette période car elle m’a beaucoup appris et même si la vie s’est chargée par la suite de m’endurcir, j’ai passé de bons moments à cette époque de ma vie. D’ailleurs c’est là que ma passion pour la lecture est née car le soir, en permanence, une fois les devoirs finis, je n’avais rien d’autre à faire que de me plonger dans la lecture des Bibliothèque Verte ou autre Marabout, les aventures du club des 5, les 6 compagnons, les aventures de Bob Morane, les enquêtes de Sherlock Holmes ou d’Hercule Poirot, etc, etc…

    Je me suis aussi fait plein de copains dont malheureusement j’ai perdu la trace, c’est la vie, d’ailleurs c’est peut être mieux ainsi…

    Voilà, il y avait longtemps que je n’avais pas pris le temps d’écrire et j’espère que ce petit voyage dans mon passé vous a plu.

    A bientôt pour de nouvelles aventures…

  • Et si...

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    Et si j’étais né 20 ans plus tôt…de l’autre côté de la manche, sur les bords de la Mersey à Liverpool.

    Oui, si j’étais né le 22 février 1944 et que j’avais été un sujet britannique âgé de 18 ans en 1962, j’aurai certainement craqué pour ces quatre garçons qui commençaient à faire parler d’eux du côté de chez madame Best à la « Cavern ». Je m’y serai certainement précipité, passionné de rock n’ roll que j’aurai été, moi qui écoutais depuis plusieurs mois ce qui parvenait des Etats-Unis et qui dépensait mes quelques livres dans l’achat de disques que ramenaient les marins dans le port de Liverpool.

    Peut être même qu’après les matchs des Reds le samedi à Anfield Road après m’être égosillé à supporter mon équipe en chantant « You never walk alone », peut être serai-je allé retrouver mes copains, Mike, Tommy, Steve, John et Brian pour s’éclater dans ce groupe que l’on venait de former, pauvre en matériel mais riche en énergie. Il n’empêche que depuis 3 mois qu’on répétait dans le garage du père de Mike, il y avait quelque chose qui commençait à venir et l’émulation que nous apportait les Beatles, nous rendait chaque jour plus confiants et plus forts.

    Et si j’avais habité Menlove Avenue dans le quartier de Mendips peut être aurai je rencontré cet espèce de rebelle, habillé de cuir, les cheveux gominés, avec ses lunettes d’écaille avec une guitare à la main. Peut être même l’aurai je croisé accompagné de son ami Stu et plus tard d’un tout jeune garçon au visage poupin prénommé Paul.

    Et si notre groupe « The Guilties » avait marché, peut être aurions nous embarqué nous aussi pour Hambourg et la Repperbahn. Peut être même que nous aurions été pris dans l’écurie de Brian Epstein et fréquenté John, Paul, George et Ringo.

    Et si nous avions enregistré un disque, peut être aurions nous connu nous aussi notre heure de gloire et fréquenté le gratin de la pop anglaise.

    Peut être aussi que nous aurions traversé l’Atlantique et découvert les USA, peut être aussi que nous serions passé au Ed Sullivan Show.

    Et si, devenu un auteur compositeur reconnu, j’avais été sollicité par les plus grand, je serai peut être devenu membre du Rock n’ roll Hall of Fame.

    Peut être même qu’après s’être séparés après la mort tragique dans un accident de voiture de Steve notre guitariste si talentueux, oui, peut être que 20 ans après nous nous serions retrouvés pour enregistrer ensemble un nouvel album et engagé une série de concerts.

    J’imagine qu’aujourd’hui, à 67 ans, un peu bedonnant et le crâne dégarni, je vivrai des jours heureux dans ma propriété en Irlande près des lacs du Killarney, heureux, entouré de mes enfants , mes petits enfants et mon épouse adorée.

    Et si j’avais été ce garçon, je n’aurai jamais connu Béatrice et n’aurai jamais eu mes trois enfants. Je suppose que je n’aurai pas connu mes amis qui me sont si chers et qui comptent beaucoup pour moi.

    Alors, je réfléchis, je regarde ma vie et je me dis que je n’ai que 47 ans, que j’ai encore l’esprit vif, que même si de nombreuse difficultés, parfois graves, nous assaillent, que j’arrive encore à voir le beau côté de la vie. Je me dis que ma vie n’est pas si mal et que j’ai vécu des choses bien agréables aussi.

     

    -Hé Christophe, t’es sûr que ton imagination n’est pas encore en train de déborder ?

    -Et si !