Le mien était jaune, c'était un vélo de course à 4 vitesses je crois et mon père nous avait emmenés mon frère et moi pour aller chercher chacun le nôtre. Je me souviens que c'était un évènement, fini le mini-vélo, nous étions "grands" en âge d'avoir un vélo de course.
J'en ai fais des bornes sur mon biclou, on allait à la piscine (18 kms aller/retour) on allait à la ville voisine, on allait voir ma grand-mère dans le village voisin, j'allais même chez le coiffeur ou chez le dentiste dans les bourgs qui entouraient mon petit village.
N'allez pas croire que je m'éclatais, je n'avais pas les jambes pour et lorsqu'une côte un peu trop abrupte se présentait, je souffrais d'avance d'avoir à ramer avant d'arriver au sommet. En clair je n'aimais que les descentes !!!
"Rustine", c'est le nom que je lui avais donné, tellement j'ai eu de crevaisons, je devais avoir la scoumoune et les clous sur la route me choisissaient toujours.
On allait aussi avec les copains dans des boums ou des après-midi chez les copines, j'avais alors 15, 16 ans et mes copains un peu plus.
Et puis, on a grandi, mes copains ont eu des mobylettes, puis des motos et là, avec mon vélo je ne pouvais plus suivre. Mes parents n'avaient pas les moyens. Quand j'ai récupéré un vieux solex et que mon frangin me prêtait sa vieille mob qu'il avait acheté d'occasion, mes copains, eux, avaient passé leur permis et roulaient en voiture. le solex a laché et j'ai continué à me déplacer sur mon vélo...
A l'époque, c'était parfois frustrant et pénible à vivre mais aujourd'hui, avec le temps, je me dis que c'était comme ça, que ma vie a été ainsi écrite et je ne regrette rien. Au contraire, toutes ces petites choses me permettent d'alimenter ma rubrique de souvenirs et d'anecdotes.
Je ne sais pas ce qu'est devenu mon vélo, mes parents ont déménagé et sans doute l'ont il donné. Il reste des souvenirs et quand parfois au gré de mes tournées en clientèle je repasse dans le coin, j'y repense avec le sourire.
L'amour est une des plus belles choses que la nature nous a donné. L'amour nous réserve des moments intenses, de bonheur souvent mais de douleur aussi parfois. L'amour c'est bien sûr pour celle ou celui qui partage notre vie mais c'est aussi celui que l'on porte à ses amis.
Dans la foulée de "Lune sanglante" je me suis souvenu que j'avais dans ma collection de DVD, le film "Cop" adapté de l'oeuvre de James Ellroy.
Quel idiot j'ai été ces dernières années !! Oui, oui il faut le dire, voilà plus de 10 ans que je possède dans ma bibliothèque "American tabloïds" de James Ellroy et que je n'ai pas pris le temps de l'ouvrir et encore moins de le lire.
Bien le bonjour à tous, c'est le retour de "Table d'écoute", rubrique dans laquelle je partage avec vous les CDs que j'ai écoutés durant la semaine, au programme, Rufus Wainwright, Arctic Monkeys, la BO de "I'm Sam" et un des premiers "super band" avec un album qui s'appelle "June 1, 1941".
Tout aussi sulfureuse, voire plus, que la première saison, ce second volume est également encore plus violent et plus sanglant, tout à l'image de cette époque.
Nous y voilà, c'est la 300ème note que je publie sur "J'aime...je déteste".
Il y a quelques mois, je vous ai raconté mes petits malheurs de jeunesse dus à la couleur de mes cheveux et aux deux dents de devant dont dame nature m'a affublé dans sa grande générosité.