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12/12/2009

Table d'écoute: Spécial Jipé NATAF "Clair"

nataf-clair.jpgVoilà une belle sortie en cette fin d'année, un trait de lumière en cette période sombre et triste, un album excellent qui mérite plus qu'un détour.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Jean-Philippe Nataf, dit Jipé, est un ancien membre des "Innocents" ce groupe de rock français qui a sévit pour notre plus grand plaisir, de 1982 à 1999. Jipé était avec JeanChri (Jean-Christophe Urbain) le fer de lance de ce groupe.

Je l'ai croisé à l'entrée du théatre du Petit St Martin à l'occasion du concert de son amie Jil Caplan, c'est quelqu'un de discret, de petite taille qui se cache derrière un look barbu Raspoutino-Lennonien. De Raspoutine il n'a que la barbe bien fournie, de Lennon il a le don de l'écriture musicale. Jipé Nataf,petit par la taille mais grand par le talent.

"Clair" est son second album solo et je dois dire que depuis que je l'ai inséré dans le lecteur de mon auto-radio (je venais juste de l'acheter), je l'ai écouté en boucle pendant plusieurs jours.

Il n'y a rien à rejeter dans cet excellent album, dès le premier morceau "Myosotis" on est séduit et charmé, que dire de "Clair" à la sonorité très Beatles (et c'est un compliment) et du fantastique "Seul alone" qui dure près de neuf minutes avec un texte à vous couper le souffle tant il est dense et riche. Il en est de même pour "Le radeau", "Viens me le dire", "Après toi" et tous les autres titres du disque.

A priori, Jipé Nataf a travaillé cinq ans sur cet album, je dois dire que le résultat est vraiment à la hauteur de ces années de travail et qu'il y a mis toute son énergie, tout son talent et toute son âme.

A noter aussi et c'est très important, l'omniprésence de Jean-Christophe Urbain, un de nos grands musiciens et compositeur francais, lui aussi trop discret  qui sur l'album de son ami Jipé intervient activement sur neuf des douze titres qui composent ce disque. Il y joue de la guitare électrique et acoustique, de la basse, de la batterie, de l'orgue, de la flûte, de l'accordéon, de la contrebasse...On sent nettement sa "patte" musicale dans ce disque.

Si vous aimez la bonne musique, les textes qui veulent dire quelque chose, la poésie, les jongleurs de mots alors vous devez absolument vous procurer cet album qui est vraiment une des belles surprises dans les sorties de cette fin d'année. Vous le trouverez dans les bacs des distributeurs spécialisés,pas dans les grandes surfaces commerciales qui préfèrent privilégier le chiffre d'affaire au détriment de la qualité musicale.

Une fois séduits, vous ferez vous même la promo de l'album, vous en parlerez autour de vous et c'est cette chaîne qui fera le succès amplement mérité de ce disque. 

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07/12/2009

The Specials et le ska !!!

Specials.jpgJ'avais 15,16 ans quand la déferlante "ska" est arrivée d'outre manche à la toute fin des années 70 et au début des 80's.

Tout le monde se souvient du groupe Madness et de son "One step beyond" qui fut dansé dans une foultitude de soirées pendant des années.

Par contre,y-en a t'il encore beaucoup qui se rappelle des Selecters de The Beat, des Bad-manners et surtout du fantastique groupe The Specials et de son leader charismatique Jerry Dammers, fondateur du label Two-Tones (si je ne me trompe pas, c'est l'homme au chapeau avec les lunettes noires).

Le ska est une forme de reggae au rythme soutenu avec guitares, claviers et cuivres. Les Specials avaient cette caractéristique d'être une bande de vrais musiciens qui ne se contentaient pas de sortir des tubes et qui au contraire écrivaient et interprétaient des morceaux reflets de cette époque sombre en Angleterre.

Je voudrais ici rendre hommage à la RTBF (la télévision Belge) qui grâce à l'émission Follies présentée à l'époque par le passionné Gilles Verlant, nous a fait découvrir ce fantastique groupe.

Je me souviens de les avoir vu en concert dans cette émission et je me rappelle égalementde cette extrordinaire énergie qui émanait de ces sept garçons talentueux. Quelle pêche ils avaient. Merci donc à Horace (Basse), Terry (chant), Neville (chant), Jerry (claviers), Roddy (guitare), Lynvall (guitare) et Bradb (batterie) pour leurs chansons que j'adorais, "Do the dog" "Concrete jungle" "Too hot" "Nite klub" "Too much too young" ou encore "Gangsters".

Dernière petite anecdote à leur sujet, leur album aux couleurs blanches et noires comme le damier, emblême de la musique ska a été produit à l'époque par un monsieur plutôt connu dans le monde du rock, je veux parler de Mr Elvis Costello.

Pour terminer, je vous donne le lien d'un de mes morceaux préférés "A message to you Rudy":

http://www.youtube.com/watch?v=_LDvwPXpThMTwo tone records.jpg

05:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

30/11/2009

Eric & George

eric-clapton-and-george-harrison.jpgDans le monde du rock, on pourrait croire que l'amitié n'existe pas et que seul le business compte.

Longtemps, les médias ont opposé les Beatles aux Stones alors qu'en réalité ils s'entendaient très bien et qu'ils mettaient les uns et les autres un soin méticuleux à ne pas se marcher sur les pieds.

Il est une amitié, une vraie puisqu'elle a aussi connu des moments difficiles, c'est celle qui a unie George Harrison et Eric Clapton.

Ces deux là se connaissent depuis toujours et s'appréciaient énormément en tant que musiciens mais aussi humainement parlant. Le seul gros écueil dans cette belle amitié, fut Patty, la première femme de George  dont Clapton était fou amoureux (la chanson "Layla" lui était destinée) au point de toucher le fond et de s'enfermer dans un monde de drogue et d'alcool. Patty quittera George pour rejoindre Eric, ce qui fâchera les deux hommes. Leur brouille durera quelques années.

Patty finira par quitter aussi Eric et les deux musiciens se réconcilèrent et consolidèrent une amitié qui restera indéfectible jusqu'à la mort de George en 2001.

Aujourd'hui encore, dès qu'il le peut, Eric joue des morceaux de son ami sur scène et l'émotion est intense et perceptible car George lui manque énormémént et il le dit.

Deux monstres sacrés, deux grands guitaristes, mais aussi tout simplement deux êtres humains normaux qui partagèrent une amitié franche et solide.

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26/11/2009

"Sunny side up" de Paolo NUTINI

Paolo nutini.jpgHier soir, lors de la réunion du comité Musique et Arts Vivants, le second "support" que j'ai choisi de commenter c'est le dernier album de Paolo Nutini.

Comme promis et avant sa parution dans le bulletin de la médiathèque, c'est vous mes chers lecteurs qui en avez la primeur comme il se doit:

En 2006, j'ai souvent hésité à me procurer le premier album de ce jeune chanteur qui fit fureur, notamment en France, avec son premier album "These streets". A l'époque je n'ai jamais franchi le pas, toujours un peu méfiant quand un artiste est trop vite encensé par les médias. A l'écoute de son second album "Sunny side up", sorti cette année, je vais y remédier rapidement.

Dès les premières notes de "10/10" titre du morceau qui ouvre l'album, je suis tombé sous le charme de la musique de ce garçon hors normes.

Pourquoi hors normes ? tout simplement parce que d'abord, à entendre son nom on l'imagine débarquer tout droit de chez nos voisins transalpins. Pas du tout, il est écossais et même si par son père, il a des origines italienne, sa famille vit en Ecosse depuis quatre générations. Ensuite, lorsque l'on entend sa voix, on imagine un chanteur qui a de la bouteille, au visage marqué par le temps et qui aurait déjà écumé des centaines de salles de concert enfumées. Pas du tout, ce garçon a une tête de jeune premier, une gueule d'ange et il n'a que 22 ans.

Ses influences sont à la hauteur de son talent: Beatles, Oasis, U2, Bowie, Fleetwood mac, Pink Floyd mais aussi Van Morrison et Ray Charles découverts grâce aux CDs de son père.

Pour en revenir à l'album, il faut d'abord préciser que toutes les chansons ont été écrites par Paolo lui même et qu'au niveau instrumentation, il ne se limite pas à la simple formation batterie, basse, guitare et que les trompettes, saxos, harmonica ou flûte celte sont à l'honneur, ce qui donne tout son relief à cet album et de la variété dans le style. Pour exemple, le morceau cité plus haut "10/10" aux sonorités très "ska" mais également les splendides "Coming up easy" et "No other way" que l'on croirait tout droit sortis d'un album d'Otis Redding tant ils sont "soul". A noter les très belles ballades comme "Growing up beside you" et "Trick of the trade".

Un bon moment à passer à l'écoute de cet album aux sonorités plus que variées, avec un jeune chanteur plein de talent et d'avenir.

05:13 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

18/11/2009

Canned Heat "Going up the country"

CannedHeat.jpgVoilà une formation plus que représentative des années 70, CANNED HEAT le groupe de pop/blues qui fut un des nombreux participants du festival de Woodstock.

Le groupe existe toujours le batteur Fito La Parra est le dernier des membres d'origine du goupe a toujours y jouer.

Canned Heat est connu pour son célèbre tube "On the road again" , sur la route, comme le célèbrissime roman de Jack Kerouac, bible de tous les jeunes de la "beat génération".

Bob "the bear" Hite (le barbu en blanc) et Al Wilson (au milieu avec des lunettes) ont rejoint le paradis des musiciens.

Al Wilson, en 1970, connu pour sa soif de nature et de liberté serait mort d'une overdose de somnifères, seul dans son sac de couchage pas loin de la maison de Hite.

La chanson qui suit correspond en tous points à cet état d'esprit et ce n'est pas sans raisons que Sean Penn l'a mise dans la BO de son film "Into the wild". C'est aussi un des titres les plus connus du groupe.

A la mémoire de Bob Hite et Al Wilson,

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"Going up the country"

I'm going up the country, babe don't you wanna go. I'm going up the country, babe dont't you wanna go

I'm going to some place where I've never been before

I'm going, I'm going where the water tastes like wine. Well I'm going where the water tastes like wine

We can jump in the water, stay drunk all the time.

I'm gonna leavve this city, got to get away. I'm gonna leave this city, got to get away.

All this fussing and fighting, man, you know I sure can't stay

Now baby, pack your leaving truck, you know we've got to leave today

Just exactly where we going I cannot say, but we might even leave the USA 'cause there's a brand new game that I want to play

No use of you running or screaming and crying 'cause you've got a home as long as I've got mine.

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Si vous voulez entendre cette chanson, je vous conseille l'excellente compilation "The best of Canned Heat, let's work together":

Vous pouvez voir le "clip" de cette chanson grâce au lien suivant: http://www.youtube.com/watch?v=D5W2ZcoUEwA

 best of canned heat.jpg

05:48 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

08/11/2009

Salut l'artiste.

Jacno.jpgJe me souviens parfaitement de cette photo, je devais avoir 15 ou 16 ans.

Une étoile vient encore de s'éteindre dans le firmament des artistes de talent. Cette saloperie de crabe a encore frappé.

Notre monde moderne a cet avantage que l'on conserve des images et des sons plus facilement qu'avant. Il nous reste donc des disques, des clips, des films pour nous permettre de le revoir et surtout de le réentendre.

C'est néanmoins une sale nouvelle. Encore un talent qui disparait et une partie de notre jeunesse qui fout le camp.

Salut l'artiste.

JACNO (1957/2009)

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03/11/2009

Lilicub: la musique au service des mots

Lilicub.jpgJe l'avoue très humblement, de Lilicub je ne connaissais que leur célébrissime "Voyage en Italie" qui en 1996 a fait plus qu'un tabac. Il est vrai que la chanson et le clip sortaient de l'ordinaire et que ça mettait une touche de couleur et de gaieté dans un monde un peu gris.

Seulement, Catherine et Benoit ne se sont pas arrêtés à ce seul titre et ont poursuivi leur carrière jusqu'à leur dernier opus que j'ai eu envie de découvrir après les avoir croisé tous les deux lors du concert de Jil Caplan.

Je me suis donc procuré "Papa a fait mai 68" qui est sorti en 2008 et je dois dire que ce fut un coup de foudre immédiat. En effet quand deux belles voix sont mises au service de textes intelligents, drôles, sarcastiques, caustiques mais aussi pleins de malice et de cynisme, la formule ne peut qu'être gagnante. Vous apprécierez les fins jeux de mots et la complicité entre nos deux artistes aussi proches dans leur art que dans la vie.

De "La belle vie" à "Rubrique nécrologique", vous vous régalerez sans problèmes avec "Anna" "Rester au lit avec toi" "Les fêtes de famille" "Papa a fait mai 68" et les sept autres titres qui viennent compléter cet excellent album. Musicalement c'est égalment très intéressant et franchement on arrive à la dernière chanson sans même s'en être rendu compte car on pense un vrai bon moment. N'hésitez pas, procurez vous vite ce très bon disque surtout si vous aimez les mots et la bonne musique.

Non contents d'être des artistes de talent (Catherine écrit et a publié deux livres dont je vous reparlerai et Benoit travaille pour d'autres personnes) ils sont aussi extrêmement sympathiques et très abordables, ainsi, alors que j'ai le plaisir d'échanger parfois avec eux sur un site web, ils ont chacun gentiment accepté de répondre à quelques unes de mes questions. Je prépare celà avec soin et vous le proposerai très bientôt sur "J'aime...je déteste".

Une dernière petite chose importante, ils seront en concert 116 Quai de Jemmapes à Paris (la plus belle ville du monde) les 6, 7 , 17 et 24 novembre. N'hésitez pas fonçez y !!!!

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01/11/2009

Class of 55'

Johnny-Cash-Christmas-Special-1977.jpgLa photo ci-contre date de Noël 1977 et regroupe quatre des grands musiciens de la "Class of 55". Le cinquiéme de la bande, Elvis Presley a disparu quelques mois plus tôt et ses anciens complices, de gauche à droite Carl Perkins, Roy Orbison, Johnny Cash et Jerry Lee Lewis lui rendent un vibrant hommage à la TV américaine à cette occasion.

Aujourd'hui, malheureusement, seul Jerry Lee est encore de ce monde, Carl est parti en 1998, Roy en 1988 et Johnny Cash en 2003.

Cette "Class of 55" issue de la célèbre "Sun records" a écumé les salles de concerts au début des sixties et même si parfois il y eu des heurts entre eux, ils sont toujours restés des amis. Si Elvis n'avait pas eu cette triste fin de carrière, imaginez ce qu'aurait pu donner un plateau comme celui là.

Pour les plus nostalgiques, sachez qu'il existe un album qui s'intitule précisément "Class of 55" dans lequel nos quatre compères sont accompagnés d'autres "stars" comme June Carter Cash, Dave Edmunds, Rick Nelson, John Fogerty et même Sam Philips (le découvreur de talents de Sun Records).

Cet album, regroupe 10 titres dont  "We remember the King" chanson qu'ils interprètent en ce Noël 1977 ainsi que "Coming home" de Roy Orbison, "I will rock and roll with you" de Johnny Cash "Waymore blues" de Weylon Jennings, "Birth of rock n' roll" de Carl Perkins et une fabuleuse reprise du morceau de John Fogerty "Big train from Memphis" pendant près de huit minutes. C'est une petite perle que je vous recommande vivement (voir photo de l'album ci-dessous).

De plus, pour vous faire une idée de ce qu'étai ce spécial "Xmas 1977", je vous donne le lien qui vous permettra de les voir ou les revoir "en vrai" et pas figés sur une photo interpréter "This train".

http://www.youtube.com/watch?v=Wi7MFZ84uSMClass of 55'.jpg

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26/10/2009

Franck Marco "Des baguettes et des pinceaux"

Bonjour chers amis,

Mon rapprochement avec l'univers de Jil Caplan, m'a apporté plein de choses, le renouveau avec l'écriture via ce blog, des nouvelles découvertes littéraires, ma nomination au comité Musique et Arts Vivants, ma présence à ce fabuleux concert du 5 octobre et la rencontre avec celle que j'admire.

A propos de ce concert, j'avais noté la performance de celui qui tenait les baguettes avec beaucoup de talent, un certain Franck Marco. Curieux d'en savoir un peu plus sur lui, je l'ai contacté via "Facebook" pour y découvrir un garçon bien sympathique qui en plus est originaire comme moi (je le cite) de Chti'land. Il est originaire du Maubeugeois et moi du Cambrésis.

Ce que j'ai découvert en plus, c'est que non content de manier habilement les baguettes, notre homme est également très habile de ses mains mais dans une toute autre discipline, la peinture.

Je vous avoue humblement que je ne suis pas un spécialiste en la matière mais lorsque je suis allé voir sur son site ses différentes toiles, j'ai su reconnaître son talent et la beauté de ses tableaux et celà dit sans basses flatteries.

Alors si celà vous branche, n'hésitez pas à aller admirer ses oeuvres. En plus vous le trouverez dans la même communauté que "J'aime...je déteste". Je vous en donne le lien ci dessous.

Celui qui croit que les batteurs sont des brutes est un idiot. Celà nécessite une certaine force, certes , un sens inné du rythme, bien sûr, mais surtout il faut beaucoup de finesse et de doigté, exactement comme pour la peinture...

http://franckmarcogalerie.hautetfort.com/Franck Marco 2.jpg

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23/10/2009

Crossroads 2007

Crossroads-Guitar-Festival-2007-dvd-cover.jpgJ'avais ce DVD depuis un bout de temps et jamais je n'avais pris le temps de le déguster en entier, car il s'agit bien de celà, car c'est un plateau de choix qui nous est présenté dans ce film qui nous offre le meilleur d'un énorme concert organisé par Eric Clapton le 28 juillet 2007 à Chicago.

Comme j'ai décidé de me remettre un peu au sport et que la seule discipline qui me convient c'est le vélo d'appartement (on peut en profiter pour écouter de la musique ou se visionner un film) je me suis donc passé ce fabuleux concert.

Avant tout, parlons de l'initiative de ce concert car le but final est le financement d'un centre de désintoxication pour personnes droguées. Eric Clapton, miraculé de la cocaïne, n'hésite pas à s'investir personnellement dans cette aventure et à appeler ses amis musiciens pour l'aider dans cette entreprise.

Je vais donc vous donner un aperçu du plateau royal qui nous est proposé. D'abord le Mr Loyal de la journée, le truculent Bill Murray, comédien mais aussi grand fan de blues, qui nous présente les différents participants avec l'humour qu'on lui connait. Voici donc ce qui vous attend dans ce superbe double DVD:

-Sonny Landreth seul puis avec Eric Clapton

-John Mc Laughlin et ses fantastiques musiciens, pur délice.

-Doyle Bramhall II et son groupe à deux batteries

-Le Derek Trucks Band roi du slide avec Susan Tedeschi

-Johny Winter et ce même Derek Trucks Blues Band

-Robert Cray avec son groupe puis avec Jimmie Vaughan auxquels vient se joindre Hubert Sumlin puis pour couronner le tout, MR BB King himself, un plateau plus que royal sous les yeux admiratifs de Clapton et des autres intervenants.

-Le talentueux Vince Gill  est rejoint par Albert Lee puis Shery Crow. Voyant cette belle équipe, Clapton revient sur scène pour jouer son célèbre "Tulsa time" avec eux.

-C'est le tour du "vieux" Willy Nelson et sa guitare acoustique pour clôturer le premier DVD.

Dans la seconde partie, les afficionados et fans de "Slowhand" seront ravis. Mr Clapton vient nous régaler pratiquement sur tous les titres qui suivent:

-Mais d'abord, place au jeune prodige John Mayer sur deux titres "Belief" et "Gravity"

-Arrive ensuite l'immense Mr Jeff Beck  avec son célèbre "Cause we've ended as lovers" suivi de "Big block". Il est accompagné de Vinnie Colaiuta magnifique batteur et de la fantastique Tal Wilkenfeld à la basse (voir le dernier "Table d'écoute")...un grand, un très grand moment.

-Ca y est, Mr Clapton arrive et attaque avec son super groupe (Derek Trucks et John Bramhall II sont avec lui) le célèbre "Tell the truth". Ensuite il dédie le morceau suivant à quelqu'un qui lui manque beaucoup et commence à jouer "Isn'it a pity" (yeux qui piquent assurés pour les fans de George). Il enchaine avec "Little queen of spades" avant d'être rejoint par Robbie Robertson (ex The Band) pour "Who do you love".

C'est au tour de Stevie Winwood avec qui Clapton avait fondé l'éphémère groupe BLIND FAITH qui vient pour jouer "Presence of the Lord" et "Had to cry today". Steve quitte ensuite ses claviers pour prendre la guitare et interpréter "Dear Mr Fantasy" en nous prouvant qu'il est aussi un excellent guitariste. Eric le rejoint à nouveau pour jouer ensemble le célebrissime titre de Robert Johnson "Crossroads".

Petite pause (si l'on veut)avec le très grand bluesman Buddy Guy sur "Mary had a little lamb" et Damn right I've got the blues" puis Eric Clapton, Robert Cray, John Mayer, Hubert Sumlin, Jimmie Vaughan et Johnny Winter se joignent à lui pour le grand final et "Sweet home Chicago", un groupe de rêve...

Sans conteste, un double DVD de qualité, qui ravira les fans de blues et de guitar heroes. On en prend plein les yeux et les oreilles. Que du bonheur, un grand concert, de très grands artistes à la hauteur de la discrétion, la générosité et l'immense talent de Monsieur ERIC CLAPTON.

PS: Juste un petit truc à rajouter: "Quand tu voies et écoutes toutes ces pointures et que tes yeux se posent ensuite sur  ta guitare, tu pousses un vieux soupir et tu la regardes presque avec un air écoeuré"

06:31 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)