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J'aime...Je déteste - Page 15

  • Sunday morning...

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    Dimanche dernier, c’était la fête de mon épouse Béatrice. Mon dos m’ayant encore bien titillé dans la nuit, je me suis levé (comme d’habitude) de très bonne heure. J’ai ouvert les volets et j’ai bricolé sur l’ordi en regardant le jour se lever. J’adore çà, j’ai l’impression d’être seul au monde et je suis en paix et en totale harmonie avec moi-même.

    Je suis allé prendre ma douche pour ensuite m’habiller, me chausser et mettre mon manteau pour sortir, l’idée étant d’aller chercher des croissants pour le ptit déj et un bouquet de fleurs pour ma femme.

    Je marchais seul dans la rue, pas une voiture ne passait, l’air était très frais, limite froid et je sentais cette fraîcheur sur mon visage. J’étais bien, je me sentais vivant, c’est étrange comme sensation. Les devantures des magasins me semblaient belles alors que je les connais presque par coeur, j’avais cette sensation bizarre de ressentir tout ce qu’il y avait autour de moi. Un moment de plénitude et de bien être comme je les aime.

    C’est assez difficile à expliquer et j’espère que vous m’aurez compris. Il est des moments comme çà dans l’existence, des instants brefs mais si précieux où l’on se sent fort, presque invincible, ou un flot de plaisir vous traverse sans que cela s’explique particulièrement.

     

  • Encore en train de râler ?

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    Avant de me mettre au boulot, juste quelques mots sur la fête des amoureux. J’aime cette journée parce que c’est la fête d’une amie qui a un bien joli et doux prénom. Il y a juste un truc qui m’agace c’est le côté commercial de cette fête : opération tiroir caisse qui comme la plupart des fêtes inventées par les commerçants, jouent sur les sentiments.

    Je suis allé déjeuner ce midi dans la galerie d’une grande surface et j’ai vu la ruée sur les bijouteries, les fleuristes et tous les magasins qui en profitent pour faire un stand de la St Valentin (les bonbons de l’amour, les gants de toilette de l’amour, les draps de l’amour, les CD et DVD qui parlent d’amour et même des livres sur l’amour au lit, autrement dit de sexe).

     

    Et puis, cette année, je trouve qu’un accent tout particulier a été mis à grand renfort de publicité sur cette fête. Y aurait-il des stocks d’invendus de Noël à écouler ???

     

    Franchement y a-t-il besoin d’une journée en particulier pour fêter celle ou celui qu’on aime, je réponds NON !!!

    L’amour est un sentiment très fort qui connaît des hauts et des bas, des orages et des éclaircies mais qui se vit tout au long de la vie amoureuse. L’être aimé se chérit tout au long des jours, des années, de la vie.

     

    Demain on va pondre quoi pour faire du fric ? Quelles fêtes va-t-on encore inventer pour grossir le chiffre d’affaire ?

    Et nous, quand va-t-on cesser de se laisser berner et entraîner dans ces opérations dont le seul but est d’alléger le porte-monnaie des gens ?

     

    J’aime ma femme, j’aime mes enfants, j’aime mes amies et mes amis mais je n’ai pas besoin d’une journée pour le leur dire, je le fais quand j’ai envie et quand mon cœur déborde. Je n’ai pas besoin que l’on me tienne par la main et que l’on m’impose d’aimer juste pour un jour.

    Certains me prendront peut être pour un rabat-joie, un ronchon, un mec jamais content, c’est possible. Ce que je pense je le dis et si çà fait de moi un non-conformiste tant mieux !!!

     

     

     

     

     

  • Jil Caplan: l'interview de Valentine's day

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    Voilà plusieurs semaines que je songeais à solliciter Valentine pour une nouvelle interview. A vrai dire j’y a vais pensé pour le début de l’année mais je n’ai pas eu le temps de m’y atteler. C’est la semaine dernière alors que notre artiste de talent proposait sur son site ses nouveaux T-Shirt que j’ai eu l’idée de lui suggérer l’idée pour la saint Valentin(e).

    L’amour est souvent présent dans les chansons de Jil CAPLAN. Heureux, malheureux, joyeux, ou triste, il suscite tellement de sentiments, de tourments, de plaisir ou de douleur, qu’une seule journée ne suffit pas pour en parler. L’amour se vit chaque jour de notre vie et se partage sans cesse.

    Mais place à l’artiste, la vraie, l’entière….

    -Ch : Bonjour Valentine, même si la fête du 14 février, on le sait bien, a un gros caractère commercial, dans le monde actuel, la notion d’amour revêt un caractère particulier. Tu proposes depuis plusieurs années à tes fans, de très beaux textes dans lesquels l’amour avec un grand A trouve très souvent place.

    En quelques mots, que représente pour toi l’amour ?

    -Valentine: Comme disaient les Beatles, "love is all you need "! C’est un mot générique qui abrite la tendresse, l'affection, l'amitié. C'est le fondement de notre vie et notre place dans le monde. Sans amour, l'existence est beaucoup plus laide et cynique, s'il y a tellement de violence et haine, c'est souvent que les gens en manque beaucoup.

    -Ch : Parlons un peu musique. On vient de découvrir deux titres co-enregistrés avec ton ami Phil Pace sur son deuxième album, çà fait du bien de te réentendre après ta participation au projet Brassens de Vitor. Quelques mots sur cet album, sur Phil et ces deux chansons ?

    -Valentine : Phil a enregistré sur un petit label son 2eme album et m'a naturellement demandé d'y participer. J'aime beaucoup la spontanéité qui se dégage de ce disque, enregistré en 15 heures ! Il me rappelle une façon de faire de la musique avant le déluge .... Une façon simple et directe, sans fard et avec jubilation.

     

    -Ch : En ce qui concerne Jil Caplan, on sait que depuis que le MAP, votre tout nouveau studio aménagé de vos mains du sol au plafond, est opérationnel et que JeanCri et toi y êtes très actifs. Les fans sont impatients de savoir ce qui se prépare, « Derrière la porte » date de 2007, on a tous envie de découvrir des nouvelles chansons et surtout un bel album, que peux tu nous en dire ?

     -Valentine : C'est un album sous nos deux noms, avec un son très chaud, très organique. On essaye comme toujours de se renouveler et d'apprendre des choses, de garder une certaine pureté de ton. Ce sera un album généreux, en arrangements, en chœurs, en guitare....

    -Ch : A propos des fans, le « JOCFCB » a maintenant quelques mois derrière lui et continue son petit bonhomme de chemin. Qu’en penses tu ? Y viens tu régulièrement ? Accepterais tu de répondre aux questions qu’y poseraient les fans par exemple ?

    -Valentine : J’y passe parfois quand on m'envoie un truc publié dessus, et ça me fait toujours très plaisir d'avoir un retour si positif sur mon travail. Mais je pense qu'un chanteur doit rester autonome, et ne pas se laisser trop valoriser par ses fans... il ne faut pas se laisser aller en général, à trop de valorisation de son travail. On peut vite se reposer sur ses lauriers ! Comme dit le Dalaï Lama, il faut garder l'esprit du débutant. D'autant que rien n'est jamais acquis avec un public. Le meilleur moment souvent, c’est en concert, lorsque l'on sait que les applaudissements viennent pour couronner un moment à part, où l'on a essayé de donner quelque chose, de partager des émotions. Après, je suis toujours un peu surprise de constater ce que l'image extérieure peut susciter comme passion ; c'est paradoxal car moi-même je suis très "fan", très entière avec les artistes que j'aime.

    -Ch : A propos de questions de fans, lorsque mon frangin, chauffeur routier de son état m’a parlé de ton interview pour le magazine « Routiers », j’en ai parlé sur le groupe. Les fans se demandent comment tu es arrivée à t’exprimer dans un magazine aussi spécialisé ?

    -Valentine : Hé bien c'est très simple : un journaliste qui travaille dans ce journal apprécie mes disques, et a souhaiter me rencontrer pour une entrevue. Et je n'ai pas vu de contre-indication à répondre à ses questions, bien que le monde des chauffeurs routiers soit un mystère pour moi !

    -Ch : Tu réalises pas mal de clips et de reportages pour des chanteurs ; aurais tu envie un jour de réaliser un court ou un long-métrage ?

    -Valentine : Honnêtement non, parce que je suis incapable d'écrire un scénario de film, et puis c'est vraiment un travail différent que de réaliser des clips.

    Ce format court me convient très bien et puis diriger des acteurs, hum, je crois que je ne saurais pas le faire....

    -Ch : On connaît toutes et tous ta grande passion pour la lecture. Quels sont tes livres de chevet en ce moment ?

     -Valentine : La bio de Keith Richards ! Je lis cette bio avec délectation. Juste avant, je venais de finir "Just Kids" de Patti Smith, qui raconte ses débuts dans le NYC des seventies, et de sa vie avec le photographe Mapplethorpe que j'adore. J'ai lu aussi beaucoup Jim Harrisson ("Dalva", sublime) il m'a donné envie de vivre dans un ranch avec des chiens et des chevaux. Je garde ça pour plus tard....

    -Ch : Et sur ta platine, quels sont les albums qui tournent le plus ces derniers temps ?

     "Promises" de Springsteen. J'écoute aussi l'album jazz de Melody Gardot (j'adore sa voix), des compilations de mes morceaux préférés que je fais pour les vacances ou le commencement d'une nouvelle saison. Et de la musique classique, qui me nettoie les oreilles mieux que tout !

    -Ch : Justement, à propos de musique et de livres, si tu devais choisir une chanson et un livre, un texte ou un poème illustrant le mieux l’amour quels seraient tes choix (je sais c’est très Cornélien) ?

    -Valentine : Ce serait les poèmes d'Aragon pour ELsa. Je les lis depuis mes 15 ans...J'aime aussi beaucoup "Love in song" des Wings, magnifique chanson mais si triste !

    Un très grand merci à Valentine pour sa disponibilité et sa gentillesse. C’est toujours plus facile de poser des questions lorsqu’on a en face de soi quelqu’un de cultivé et d’intelligent. C’est aussi un véritable plaisir pour l’amateur que je suis.

    Bonne fête !!!

     

  • Malou, Perlin et Pinpin

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    C’est curieux comme certains souvenirs restent ancrés dans la mémoire surtout quand ils sont si lointains. Ce qui est marrant c’est que l’on oublie parfois des choses qui se sont produites une semaine ou deux auparavant alors que certaines autres sont ancrées tellement fort que l’on ne peut les oublier.

    Ainsi je me souviens de ma première méthode de lecture qui date de 1969 ou 1970…

    Rendez vous compte, çà fait plus de quarante ans.

    J’étais à l’époque à l’école communale de mon village et c’était une institutrice dont je me souviens aussi du nom, qui nous apprenait à lire. C’était à l’époque ou il y avait deux instituteurs, deux écoles et beaucoup d’élèves dans notre patelin qui comptait cinq cent habitants. Ils avaient d’ailleurs chacun un logement de fonction. Tout cela a disparu aujourd’hui et je ne sais même pas s’il reste encore une classe aujourd’hui.

     

    Pour revenir au livre dont je parlais en préambule, je ne peux pas l’oublier car les personnages avaient des prénoms que l’on ne peut oublier. La fille s’appelait Malou et ses deux frères, Perlin et Pinpin.

    J’avais une grand-tante institutrice en retraite qui s’était chargée de m’apprendre à lire très tôt  ce qui a facilité ma compréhension et suscité mon intérêt pour les petites aventures du quotidien que vivaient ces trois personnages. C’est marrant comme tout cela me passionnait.

    Ensuite, on a tenté de m’imposer des lectures et je me suis braqué, ce n’est que 3 ou 4 ans plus tard à mon entrée en pension en classe de 6éme que j’ai découvert ma passion pour la lecture avec « Les aventures de Nils Holgerson » et « Le perroquet qui bégayait » d’Alfred Hitchcock.

    Cette passion ne s’est plus jamais éteinte si ce n’est pendant ma traversée du désert lors de ma période de dépendance à l’alcool et je n’ai de cesse depuis de lire, de dévorer tout ce qui me passionne pour retrouver chaque fois ce plaisir que j’avais découvert il y a maintenant bien longtemps, avec Malou, Perlin et Pinpin.

     

  • "Vendetta" de R.J Ellory

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    Il y a un an, je découvrais par hasard à la bibliothèque, le premier livre de R.J Ellory qui a la chance de côtoyer dans les rayonnages son illustre voisin James Ellroy. Ce livre s’appelle « Seul le silence » et à l’époque j’avais été emballé, je l’avais d’ailleurs chaudement recommandé.

    Quand j’ai vu que son second roman était paru en poche, je me suis empressé de l’acquérir et j’ai passé la semaine dernière à dévorer les 850 pages.

    Franchement, cet homme est très doué car j’ai été tenu en haleine tout au long de cette histoire au suspense étouffant et intense.

    Si vous aimez les thrillers relatifs à la mafia italienne aux Etats-Unis, alors ce livre est pour vous. Ellory  a écrit une histoire fictive avec comme toile de fond des vrais personnages et des faits réels. C’est comme si il avait réinventé l’histoire de la mafia.

    Ames sensibles s’abstenir, certains passages du livre sont très durs. Inutile de rappeler que le monde de la « Cosa nostra » n’est pas un monde d’enfants de chœur et que la violence est omniprésente.

    Pour vous mettre en appétit : Nous sommes en 2006. Alors que la fille du gouverneur de Louisiane a été enlevée, un homme âgé du nom d’Ernesto Perez se livre aux autorités et demande à s’entretenir avec un obscur fonctionnaire, Ray Hartmann. C’est la condition qu’il exige pour permettre au FBI de retrouver la jeune fille.

    C’est la que l’on découvre l’incroyable histoire de cet homme, Cubain de naissance et son parcours de tueur à gages au service des parrains de la mafia.

    Ray Hartmann de son côté qui travaille à Washington dans une unité de lutte contre le crime organisé, se bat pour se sortir de son alcoolisme afin de retrouver sa femme et sa fille.

    Cette longue confrontation entre les deux hommes vous entraînera jusqu’à un dénouement des plus inattendus…

    Mais je vous en ai déjà trop dit, précipitez vous sur ce livre,  vous vous, régalerez comme moi, sans doutes.

     

     

  • Waouh !!!

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    Un nouveau cap vient d’être franchi sur mon blog, c’est une grande première. En effet, le nombre de visiteurs a été en janvier 2011 de 1004 personnes pour 3134 visites.

    C’est un chiffre que je n’aurais même pas imaginé il y a encore quelques mois.

     

    C’est aussi une grande fierté de penser qu’autant de gens viennent lire vos modestes écrits, vos anecdotes, vos souvenirs, vos états d’âme et d’autres rubriques encore.

     

    Au fil des mois sont venus se greffer de nouveaux arrivants qui ont rejoint les premiers fidèles, ceux des premiers pas, ceux qui m’ont soutenu et cru en moi.

    Je traverse actuellement un passage très difficile au niveau familial et écrire m’aide beaucoup à extérioriser ces difficultés, à canaliser ma frustration ou ma colère.

    Merci à vous tous qui venez me lire, sans le savoir vous me rendez plus fort par votre fidélité.

     

    Cette modeste réussite, je la dédie tout particulièrement à une personne qui a cru en moi dès nos premiers échanges, à qui je dois la renaissance de ma passion d’écrire, elle se reconnaîtra sans peine. Je l’embrasse très fort car elle ne peut pas imaginer comme elle a contribué à changer ma vie.

    Merci encore à tous, je vais tacher de garder le cap et continuer à essayer de vous satisfaire du mieux que je peux.

     

  • Pensées dominicales...

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    Ah, voilà un homme heureux !!! C’est ce que l’on me dit souvent.

     

    Il est vrai que j’ai  plus la mine souriante que le visage fermé lorsque je suis en société ou alors c’est parce que je veux que çà se sache.

     

    La plupart des gens pensent que je n’ai pas de soucis, que parce que je souris et que mes yeux pétillent que je n’ai pas ou peu de problèmes, et pourtant…

    Pourtant, je suis comme tout le monde, j’ai mon lot de problèmes, mon tombereau d’emmerdements.

    Qu’ils soient familiaux, financiers, professionnels ou existentiels, les ennuis ne m’épargnent pas, j’ai toujours été, je suis et je resterai probablement toujours un garçon anxieux, même si avec l’âge je me suis un peu calmé.

     

    C’est vrai que parfois je passe par des états d’une grande détresse, d’une grande panique ou d’une grande anxiété.

    Boucler la fin de mois sans encombres, réussir mes objectifs au boulot, me réveiller au milieu de la nuit et penser à la maladie, à la mort, à la vie qui défile à la vitesse de l’éclair.

    Rien n’est facile dans cette chienne de vie mais je l’aime et j’essaie de la vivre le plus intensément possible et de profiter des moments de bonheur qu’elle m’offre. C’est certainement la raison pour laquelle je suis souvent jovial, souriant, d’agréable compagnie car après tout, on a chacun son lot de problèmes et il fait du bien parfois de les laisser à la porte quand on rentre quelque part, ne serait ce que quelques minute, sinon on deviendrait vite dingue.

     

    Heureusement pour moi, j’ai retrouvé depuis bientôt deux ans la passion de l’écriture et Dieu sait que c’est une thérapie curative et bienfaisante pour la paix de l’esprit. Ca ne guérit pas tout mais çà apaise souvent les maux et çà aide à ne pas se laisser entraîner dans la facilité du train-train quotidien et de l’abandon de soi.

    La lecture c’est l’évasion, l’écriture une thérapie et tant que j’aurai mes deux yeux, mes mains et toute ma tête, je ne cesserai jamais de goûter à ces nourritures de l’esprit.

  • Requiem for a dream

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    Depuis combien de temps étais-je là à déambuler dans ces couloirs sombres, si sombres qu’on avait l’impression qu’une force invisible avait peint les murs, le sol et  le plafond à l’encre de chine. Une heure, deux heures, peut être plus que j’avançais seul, dans cette angoissante pénombre, en tâtonnant le mur à la recherche de la moindre ouverture.

    L’angoisse s’était insinuée en moi, petit à petit, sourde et oppressante, plongé que j’étais dans ces ténèbres profondes. Ma transpiration brûlait mes yeux,  mon souffle était court et haletant, je respirais à grand peine, la poitrine étreinte par la peur. Ou étais je ?

    C’est au moment ou le désespoir allait me happer entièrement que soudain, mes bras, rencontrèrent un grand vide et furent comme happés dans un trou noir.

    Mes mains, nerveuses et fébriles touchèrent alors ce qui ressemblait au chambranle d’une porte, celle d’une pièce, visiblement si tant est que ce mot était utilisable dans cette obscurité  profonde.

    Epuisé, laminé par la peur et la fatigue, j’appuyais mon dos contre le mur, à l’intérieur de ce qui semblait être une pièce et je me laissais glisser doucement vers le sol pour m’y asseoir.

    Je finis par m’endormir d’un sommeil pesant, peuplé de cauchemars, me réveillant fréquemment, les muscles tendus et le cœur battant la chamade.

    Finalement, terrassé par l’épuisement, je finis par m’endormir profondément.

    Lorsque j’ai fini par ouvrir les yeux, ce fut pour me rendre compte qu’une douce lumière éclairait une pièce dont pour l’instant je ne distinguais que le plafond car j’avais fini par me retrouver allongé, le dos sur le sol.

    Je me redressais tout doucement, encore perclus de fatigue, me rendant compte que la lumière provenait d’une petite fenêtre située à droite de la pièce.

    Ce n’est qu’une fois assis  et que mes yeux s’étaient habitués à retrouver la clarté du jour que je l’ai vue, elle, au beau milieu de la pièce, allongée sur le dos, dormant sur ce qui semblait être une porte en bois. Elle était nue, uniquement chaussée d’escarpins noirs, les jambes gracieusement relevées, son doux visage tourné vers moi. Dieu qu’elle était belle et que cette apparition presque soudaine après ces heures de frayeur et d’angoisse était douce à ma vue et à mon cœur.

    Je me suis alors levé, tout doucement, sans bruit, essayant de ne pas faire craquer les lattes du vieux parquet en bois qui recouvrait le sol, mourant d’envie de la voir de plus près. Mon cœur battait à tout rompre, mes mains tremblaient légèrement au fur et à mesure que je m’approchais d’elle. Je la distinguais maintenant beaucoup mieux, d’une beauté à couper le souffle, un visage et un corps parfaits, sa poitrine se levant et s’abaissant doucement au rythme de sa respiration, j’en avais la tête qui tournait.

    J’étais enfin près d’elle, agenouillé, je m’apprêtais à tendre le bras pour lui caresser doucement les cheveux lorsque des bruits lointains vinrent tout à coup me perturber. Tout ce qui m’entourait, a commencé à s’estomper, puis à disparaître, le voile de mon rêve à se déchirer de plus en plus vite, jusqu’à ce que j’ouvre les yeux.

    J’étais revenu dans le monde réel, allongé dans mon lit, le corps trempé de sueur, la tête  brumeuse, une partie de mon esprit encore coincée dans ce songe d’un réalisme si saisissant, essayant vainement d’y retourner, sans succès.

    Nous vivons tous des rêves étranges, angoissants ou magnifiques et pour certains, on voudrait qu’ils se poursuivent longtemps encore, tellement on y est bien, tellement le retour à la réalité est froid et brutal. Alors, peut être que finalement, la mort, c’est cela…peut être que l’on s’endort définitivement dans un univers peuplé de rêves et que notre esprit vagabonde dans les limbes de notre imagination pour l’éternité, allez savoir…

     

  • Sacrés gamins !!!

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    Mon père il y a de cela bien des années, était artisan. Son père était maréchal-ferrant et à sa mort, c’est lui qui dans notre village lui a succédé. Bien sûr, il n’y eu rapidement plus de chevaux à ferrer mais un maréchal-ferrant, à la campagne, c’est l’homme à tout faire. Tout le monde venait le voir pour réparer ceci ou cela, pour fabriquer une marquise, un portail, pour installer un lavabo ou une baignoire, bref tous les travaux possibles et imaginables.

    On venait souvent lui demander, quelques vis, quelques boulons, un bout d’feraille pour une réparation pour lesquels, au grand dam de ma mère, il ne faisait jamais payer.

    Vous imaginez bien que pour mon frère et moi (il est de fin 65 et moi de début 64), c’était la caverne d’Ali Baba. On y trouvait un tas se trucs pour jouer ou bricoler des pistolets, des fusils pour jouer aux cow-boys et aux indiens, entre autres.

    Il y a avait dans l’atelier que nous appelions tous « La forge », un rack rempli de raccords, de tubes, de colliers, en PVC ou en acier car il posait souvent des gouttières ou des descentes d’eau pluviale.

    Un jour, allez savoir ce qui m’est passé par la tête, j’ai eu l’idée saugrenue de sortir une grande partie de ce matériel et de l’installer au beau milieu de la pelouse derrière la maison, pour installer une sorte de camp. Les tubes faisant office de canons et tout ce qui servait comme support, planté dans le sol ou accroché avec des bouts de ficelle.

    Je me souviens que ce devait être un mercredi en fin de matinée car quand vers midi, notre père est rentré et qu’il a vu le tableau, nous avons pris un savon phénoménal. On avait quasiment déménagé tout son stock. A l’époque, je n’ai pas bien compris la raison de sa colère car pour moi on a avait rien cassé. Aujourd’hui, moi qui suis dans le domaine, je comprend mieux ce que représente l’achat de matériel pour le stocker.

    Sacré gamins, il est vrai qu’à la campagne, on avait toujours un tas d’idées et de possibilités pour s’amuser.

    Je souris en écrivant ces mots, un peu nostalgique d’une époque encore bien présente dans ma mémoire mais je crois bien qu’à l’époque, on a pas trop rigolé après l’engueulade maison…

  • "Chroniques de l'oiseau à ressort" d'Haruki Murakami

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    Un jeune banlieusard sans emploi  nommé Toru Okada, un coup de téléphone d’une inconnue, le chat qui disparaît, une jeune adolescente bizarre, deux  sœurs aux prénoms curieux, une épouse qui s’évanouit dans la nature, un beau frère ambitieux et malsain, le chant hypnotique de l’oiseau à ressort, des histoires de puits profonds.

    Voila de quoi vous intriguer et vous décider à vous plonger dans un des romans les plus extraordinaires de Murakami.

    L’amie avec qui je partage la passion de la lecture et qui m’a fait découvrir ce fantastique auteur Japonais m’avait vivement conseillé de lire « L’oiseau à ressort » et elle avait fichtrement raison. Ce doit être le cinquième roman que je lis de lui et je me délecte à chaque fois. Son style, son univers sont extraordinaires, je ressens une sorte de plénitude et de bien être quand je nage dans les mots et les phrases d’Haruki San.

    On dévore sans peine les 850 pages de ce livre génial, bien plus stimulant et enrichissant pour l’esprit que n’importe lequel des stupéfiants.

    Je ne vous dévoilerai rien de plus sinon répéter que j’ai une grande admiration pour ce fantastique écrivain qui, comme par hasard, est l’homme qui a traduit les œuvres d’un autre génial auteur, Raymond Carver.