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J'aime...Je déteste - Page 12

  • And I love her...

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    Quand je me réveille au milieu de la nuit, pour me rendormir, je fais marcher la boite à méninges. Elle me mène dans pleins d’endroits différents, fait travailler mon imagination ou réveille des souvenirs enfouis depuis longtemps. Ainsi, la nuit dernière, a surgi au milieu de mes pensées, la ville de Norwich en Angleterre, ce qui a eu pour effet de ramener à la surface un souvenir que j’avais totalement mis de côté.

    Nous sommes en 1975, je viens d’avoir 11 ans, je suis en 6éme à l’institution St Michel de Solesmes (59), je vis ma première année de pensionnat, les premiers jours difficiles sont oubliés et je m’intègre vite à cette nouvelle vie.

    Dans ce collège, il y des échanges faits avec l’Angleterre et en particulier avec un collège de Norwich, ce qui a pour effet de voir débarquer une trentaine de jeunes sujets britanniques dans mon univers.

    Pour le jeune provincial que j’étais, campagnard de surcroît et totalement innocent, l’arrivée de ces jeunes anglais est pour moi un évènement, cela me fascine de voir des étrangers parlant la langue de Shakespeare.

    Il y a parmi ces jeunes une fille assez grande, plutôt jolie, sans être magnifiquement belle dont je tombe immédiatement amoureux. Elle doit avoir 14 ans et le soir, après les cours, pendant la récré, je papillonne autour de son groupe, essayant en vain d’attirer son attention.

    Bien sûr, çà n’a duré que quelques jours et bien entendu, nos visiteurs sont vite repartis et ma petite lady aussi mais je me souviens qu’un match de football avait été organisé, un France-Angleterre mixte et que ma « dulcinée » avait fait partie de l’équipe britannique. Des photos de l’évènement avaient été prises pour l’occasion et notamment une de l’équipe anglaise.

    Je me souviens de cette photo en noir et blanc que j’ai achetée pour quelques centimes, histoire de garder un souvenir et d’avoir rien que pour moi la photographie de celle qui avait fait vibrer mon cœur de gamin. Cette photo, je l’ai longtemps gardée mais avec le temps, elle a fini par s’égarer…dommage, aujourd’hui, j’aurai aimé la retrouver.

    Heureusement, même si certains souvenirs s’enfouissent au plus profond de ma mémoire, il arrive que parfois, ils ressurgissent, me permettant ainsi de revoir toutes ces images dans ma tête.

    Je ne me souviens pas du tout de son prénom (l’ai-je jamais su ?) , à peine de son visage, mais ce dont je me rappelle bien c’est qu’elle a été un de mes premiers amours platoniques et que ce souvenir fait ressurgir en moi, mes émotions de gamin. Cette sensation de revivre ces instants après toutes ces années est assez étrange mais tellement agréable.

  • Rock n' roll soul

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    J’ai eu une journée très chargée aujourd’hui, une grosse matinée très productive et un après-midi plutôt réussi. Comme d’habitude, la musique m’accompagne. Ce matin c’était l’excellent album de Sting, « The soul cages » et cet après-midi le génial « Wildflowers » de Tom Petty.

    Je vous laisse imaginer la tête des autres conducteurs alors que je mime la batterie sur mon volant ou que je simule la guitare tout en roulant. Je reste prudent mais je ne peux pas m’en empêcher, j’aime trop le rock et ce depuis longtemps.

    Dès que j’ai découvert cette musique, je devais avoir 10 ans, j’ai su que ce serait pour le reste de ma vie, que cet amour que j’avais pour le rock n’ roll durerait éternellement. Bien sûr, je l’écoute et l’aime sous différentes formes, mais l’esprit est là, l’âme aussi. Cette passion brûle au fond de moi sans cesse.

    Certains ont essayé de m’en dissuader, parfois avec virulence, persuadés qu’en vieillissant je n’écouterai plus cette « musique du diable ». Que nenni, je le sais bien plus que n’importe qui, si je vis jusque 90 ans, j’écouterai encore du rock car j’aime, j’adore, je vis pour cette musique qui a planté ses racines au plus profond de mon être. C’est comme une seconde peau que j’aurai revêtue il y a bien longtemps et qui s’est soudée avec ma peau naturelle.

    C’est parfois difficile à exprimer par les mots mais je sais que certaines et certains me comprendront parfaitement, que cette passion dévorante qui nous remplit de frissons et qui nous procure des sensations aussi fortes est intense et plus que nécessaire à notre bien être et à notre équilibre.

    La musique est en moi, le rock brûle mon âme et je m’en délecte, je suis un damné sur terre…rock n’ roll soul !!!

     

  • Good day sunshine !!! (Part two)

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    La fièvre monte…doucement.

     

    J’ai plus de deux heures à tuer devant moi, alors je décide de faire l’aller retour à la maison, ne serait ce que pour déposer mon précieux sésame. Ah oui, c’est vrai, je ne l’ai pas raconté ; je ne suis pas un accro des dédicaces mais j’ai mon CD de « Revue » avec moi et je l’ai fait dédicacer par Valentine et JeanCri, c’est donc un collector surtout que la miss m’a écrit un truc super gentil, rien que pour moi.

    Je prends donc la route, tranquillement, il fait beau, à la grisaille du matin s’est substitué un joli soleil de fin d’après-midi.

    Arrivé à la maison, je range mes affaires, je me détends, je raconte à Maxime, mon plus jeune fils, mon après-midi. Il faut dire que lui aussi est un fan de Jil Caplan et qu’il serait bien venu avec moi. Je lui propose alors de m’accompagner, il est fou de joie. Par acquis de conscience, je téléphone à « L’arc en Ciel » pour leur demander mais là, j’essuie un refus. Pour des raisons de sécurité, le nombre est limité à 80 personnes.

    C’est le point noir de la soirée, Maxime est en larmes, terriblement déçu. Je le console et lui promets que la prochaine fois, il sera à mes côtés.

    C’est maintenant l’heure de repartir, il est 18h15, je suis heureux mais un peu amer, à cause de la tristesse de mon petit bonhomme.

    Je fais la route tranquillement et j’arrive à Liévin, il est environ 19h, le parking devant le théâtre s’est bien dégagé, je choisis une belle place (tout à l’heure, çà aura son importance).

    J’entends soudain que l’on m’appelle, c’est Jipé, le prof de math, excellent photographe, un garçon très calme et extrêmement gentil. On discute quelques minutes avant qu’il soit appelé par David, le régisseur du café Théâtre.

    Quelques instants plus tard, arrivent mes amis de Compiègne, « Le palais des fleurs » puis Chrys, des fidèles membres du « Jil Caplan Only Fans Club Band ». On est heureux de se revoir avec les amis de l’Oise et je suis content de faire enfin la connaissance de Chrys.

    Puis c’est Anne que j’ai rencontrée à Lys lez Lannoy qui arrive avec son mari.

    19h45, on attend devant la porte, les gens commencent à arriver, c’est le cas de mon amie Isa qui arrive accompagnée d’une autre Isabelle, une de ses amies, fan de Valentine, je suis heureux de là revoir, c’est une chic fille, très douce et très gentille.
    Les portes s’ouvrent enfin, je suis le premier à descendre dans l’arène, çà me fait quelque chose, j’entre et n’ai que l’embarras du choix mais ce sera au premier rang et au milieu.

    Je réserve des places pour Anne et Chrys qui ont été retardés afin que nous soyons tous réunis. Je pense à mon ami Christophe, qui aurait bien aimé être là et que moi aussi j’aurai aimé avoir à mes côtés.

    Je trépigne sur ma chaise, papote avec Anne à ma droite et Chrys à ma gauche, on y est.

     

    Il est 20h15, la fièvre monte, monte…

     

  • Good day sunshine !!! (part one)

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    Je n’ai pas spécialement le cœur à rire ces derniers jours car mon fils aîné a encore fait des siennes et non des moindres, mais je me dois d’écrire et de raconter pour plusieurs raisons :

    -D’abord parce que je vous l’ai promis, ensuite parce que plus d’une semaine est passée et que je dois le faire avant d’oublier certains détails.

    -L’écriture est aussi une bonne thérapie pour atténuer les maux, c’est une façon de se défouler, d’exorciser, ça fait du bien. De toutes façons, j’aime çà, bref…

     

    La première image qui me revient du jeudi 19 mai, c’est à 9h, je suis chez un  client, dans une vieille usine textile d’Armentières, j’attends mon interlocuteur et je pense à la soirée qui va venir et qui sans aucun doute va être belle. Je suis bien, détendu, souriant.

    Que dis-je, cela va même commencer l’après-midi même car j’ai rendez-vous à 15h avec Valentine et JeanCri pour la balance d’avant concert.

    La matinée s’est vite passée, j’ai récupéré Maxime à l’école et rentre à la maison pour le déjeuner. Je retire ma tenue de travail pour enfiler celle dans laquelle je me sens bien, jean, baskets, T-shirt. Ah oui, ne pas oublier l’appareil photo, mon sac, penser à me faire un ou deux sandwichs et surtout ne pas oublier le précieux billet.

    13h15, je conduis Max à l’école et passe au magasin saluer mon ami Alan, boire un jus avec lui et lui souhaiter une bonne fin de semaine.

    14h, je connecte le GPS, direction place Gambetta à Liévin, je n’oublie pas de régler le régulateur de vitesse et je me mets en route, toujours aussi calme et détendu.

    14h40, je suis arrivé à Liévin, je me gare tranquillement, repère où je suis, prend mes affaires et me dirige vers la salle de concert.

    Je m’approche de l’entrée et la première chose que j’aperçois c’est un véhicule que je connais, garé devant avec un type à l’air innocent (facile) en train de lire les affiches en fumant sa cigarette. Je l’ai reconnu tout de suite, c’est JeanCri. Sourires échangés, on s’embrasse, mais  il est déjà dans son taff car il me laisse pour aller installer son matériel.

    A cet instant, la pression monte. Je grille une cigarette et je descends l’escalier qui m’amène dans une petite salle. A droite, la régie, à gauche, la scène. Dès mon entrée, derrière le rideau, j’ai reconnu la voix de Valentine. Je m’assois sagement sur une chaise à quelques mètres de la scène et j’attends le cœur battant.

    Quelques minutes s’écoulent avant que le rideau ne s’écarte et que Valentine n’arrive, sourire aux lèvres. On s’embrasse, heureux de se revoir et d’emblée, je sors de mon sac, la main tremblante les cadeaux que j’ai amenés. Son sourire et sa joie son toujours un bonheur pour moi et le dessin de Maxime que je lui donne en mains propres lui fait aussi bien plaisir.

     

    Vient ensuite le moment de la balance. Je suis un grand privilégié, je le sais car les artistes n’aiment pas trop que du public assiste à leur répétition, en particulier Valentine et JeanCri. Je n’en savoure que plus l’honneur qu’ils me font en acceptant ma présence.

    Il faut savoir qu’une balance, c’est démarrer une chanson, l’arrêter, la recommencer, faire sans cesse des réglages. Ca ne ressemble en rien à un concert. Moi j’en profite pour prendre des photos et observer JeanCri pour repérer les accords qu’il plaque sur certains morceaux. Parfois aussi, je l’avoue, çà me démange, j’ai envie de monter avec eux sue scène, de prendre une guitare et de faire un bœuf, mais je n’ose pas. Même si la balance se fait de façon décontractée, c’est du boulot et on sent que tous les deux y mettent un grand professionnalisme.

     

    Arrive 17h comme une fleur et les deux musiciens du groupe Croco qui assure la première partie viennent faire leur répétition. Valentine et JeanCri se préparent à regagner leur hôtel pour se reposer un petit peu. On discute encore un peu sur le parvis de l’Arc en Ciel avant de se quitter et de se donner rendez-vous après le concert. La fièvre monte…doucement…

     

  • Un "ange" chez les loubards...

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    Je n’ai jamais aimé la bagarre, j’en ai peur et jusqu’à ce jour, je n’ai jamais donné ni reçu de coups violents. Je suis plutôt du genre à parler, à discuter et à régler un problème par la discussion plutôt que par les poings. D’aucun diront que je ne suis pas un « homme », cela ne me fait rien, je me fous de ces critères machistes et stéréotypés comme la force, l’aptitude à la bagarre de la grosseur ou de la longueur de tel ou tel attribut.

    Bref, tout cela pour vous parler d’une anecdote qui m’est revenue en écrivant l’article sur le maraudage des prunes. C’est durant ce séjour de vacances que j’ai fait la connaissance de quelques « durs » et notamment de B. qui avait la réputation dans la petite ville proche de mon village d’être un loubard, aimant la baston et voleur de mobylette à ses heures.

    B était un garçon charmeur, très attachant et je me suis lié d’amitié avec lui, une camaraderie franche et saine comme on peut les connaître parfois. Je me souviens qu’il souffrait d’une maladie sanguine assez grave, ce qui expliquait son comportement, son envie de brûler la vie par les deux bouts, c’est cela aussi que j’avais aimé chez lui.

    Nous nous sommes séparés à la fin du séjour en nous promettant de nous revoir et je me souviens de B. me disant de ne pas hésiter à le solliciter si un jour j’avais des ennuis.

     

    Un an ou deux après, je suis invité par ma cousine à une « boum » organisée par la section de « Jeannettes » de Caudry, la ville voisine. A l’époque, j’étais en plein dans ma période rebelle et même si le côté scoutisme ne me branchait pas du tout, j’avais, de bonne grâce, accepté l’invitation et je m’y étais rendu un samedi soir avec les potes du village.

    La soirée se déroulait sagement lorsque soudain, une bande de loubards dont certains avec une mine patibulaire, fit irruption dans la salle. Pour être tout à fait franc, je n’en menais pas large et un vent de panique avait commencé à souffler dans la petite salle.

    Soudain, j’entendis une voix connue m’interpeller. C’était mon ami B. qui sourire aux lèvres vint alors chaleureusement me saluer. Heureux de le revoir, je luis offrais une clope et nous discutâmes de choses et d’autres.

    C’est alors qu’une chose extraordinaire s’est produite :  tous les membres de la bande, un par un sont venus me serrer la main ou me taper sur l’épaule en me disant que si j’avais un problème, je pouvais compter sur eux. Mes potes du village qui connaissaient leur réputation n’en menaient pas large et me regardaient effarés. Ma cousine était rouge de honte et ne se gêna pas pour me le glisser discrètement à l’oreille.

    Moi, j’étais bien, ces gars là avaient quelque chose de sincère, cette sorte de code d’honneur bizarre qui dit que lorsque tu es pote avec un mec de la bande, tu es pote avec toute la bande.

    Lorsque j’expliquais à B. que c’était ma cousine qui organisait la soirée, ils partirent tous sans encombres au bout d’une heure sans chercher à nuire à quiconque. Mon ami B. et moi nous nous sommes fait l’accolade et chacun de ses comparses est à nouveau venu me saluer.

    Je crois que si ce soir là, je n’avais pas été là, la soirée aurait certainement mal tournée car ne nous leurrons pas, B. et sa bande cherchaient la bagarre. Ma cousine est d’ailleurs venue à la fin  me présenter ses excuses quant à son attitude à mon égard, consciente que je leur avais évité des ennuis.

    Je n’ai jamais revu B., je ne sais pas ce qu’il est devenu et j’espère sincèrement qu’il va bien et qu’il est heureux.

    Je n’ai jamais revécu ce genre d’expérience mais presque chaque détail est encore présent dans ma mémoire, je n’oublierai jamais que pour un soir j’ai été un enfant de chœur parmi les loubards.

  • Maraudage

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    Eté 1978, j’ai 14 ans et dans quelques semaines je vais franchir une nouvelle étape dans ma vie, je vais rentrer en seconde au Lycée à Cambrai. Je ne sais pas encore que ce changement aura beaucoup d’importance sur mon avenir.

    En attendant, mes parents m’ont envoyé en camp d’ados dans l’Aude. Au début, je fais un peu la gueule, un peu déboussolé car je me retrouve avec des filles et des garçons différents de moi, une bonne partie est issue de foyers et certains sont de jeunes loubards en puissance et l’intégration est un peu difficile.

    Après plusieurs jours d’adaptation, je finis par bien m’intégrer au groupe et je me souviens qu’au retour, la séparation fut pénible tant nous étions tous devenus de bons potes, D’ailleurs quelques années plus tard, je retrouverai l’un d’entre eux dans une soirée mais çà c’est une autre histoire

    Un après-midi, après la sieste, nous nous baladions dans les environs du centre, dans cette belle région quand nous aperçûmes une pâture, un pré sur lequel poussaient de petits pruniers. Au fur et à mesure que nous approchions des arbres, nous découvrîmes alors qu’ils étaient gorgés de prunes grosses comme mon poing, colorées et juteuses à souhait.

    Ce fut ma veste de survêt’ qui fit office de panier et en quelques minutes, mes trois potes et moi nous avions dévalisé le petit prunier pour aller nous mettre à l’abri afin de déguster notre butin. Ce fut royal, je ne crois pas avoir mangé depuis de prunes aussi sucrées et délicieuses, mes compères et moi en avons dévoré jusqu’à ne plus pouvoir respirer, tellement ces fruits étaient succulents.

    Oui mais voilà, les maraudeurs que nous étions, finirent quelques heures plus tard par payer le prix de notre forfait. Nous fûmes tous pris de coliques et de diarrhées violentes. Insouciants que nous étions, aveuglés par notre gourmandise, nous avions oublié que la prune est un puissant laxatif. Je vous laisse imaginer l’état dans lequel nous étions.

    Heureusement, Christian, le moniteur infirmier nous administra à chacun un cachet qui en une demi heure calma nos douleurs et permit d’arrêter nos courses des lits du dortoir jusqu’aux toilettes les plus proches.

    C’est vrai que le prix à payer fut douloureux, mais qu’est ce qu’elles étaient bonnes ces prunes !!!

  • "Revue" (et rien à corriger...)

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    Mon ami Christophe et moi étions au parfum depuis un petit moment déjà, mais nous avions juré de garder le secret, c’est normal. Il n’empêche qu’on l’a attendu ce nouvel  album (EP ou LP on s’en fout, puisque la différence ne tient qu’au nombre de titres) et qu’on est ravi de l’entendre.

    En ce qui me concerne il est déjà sur CD et je l’ai déjà écouté au moins vingt fois depuis ce matin dans la voiture.

    Le titre a été judicieusement choisi car il correspond parfaitement à l’idée de ce disque (Une revue est une pièce de théâtre dans laquelle on passe en revue les évènements de l’année) et on prend plaisir ici à écouter les versions studio de morceaux entendus sur scène depuis plusieurs mois.

    La photo est très bien aussi, ce côté « Sur la route » qui correspond bien aussi à ce concept de scène et qui colle bien à l’image de Valentine.

    Mais parlons maintenant musique et des 7 titres qui composent ce « Extended play » :

     

    -La revue s’ouvre sur la célèbre chanson de Marylin « The river of no return » et ce duo de voix avec Jean-Cri qui nous ravit à chaque concert. C’est aussi une chanson chère au coeur de notre artiste favorite qui avait déjà chanté il y a quelques années cette « Rivière sans retour » sur « la charmeuse de serpents »

     

    -La reprise ici de « Mon vieux » en surprendra plus d’un mais le projet remonte à loin, c’était fin 2009 et Valentine, à l’époque m’avait mis au défi de trouver le titre qu’elle allait enregistrer et j’avais trouvé. Je me souviens très bien de cette chanson de ferrat enregistrée par Daniel Guichard, j’étais tout jeune et elle m’avait marqué. Trente cinq ans après, j’ai toujours les yeux qui piquent et ui se mouillent quand je l’écoute, en particulier ici.

     

    -Cette version de « A la fenêtre » nous transporte dans les sixties avec ce son très McCartney/Lennon, les sonorités à la « Strawberry fields » et une version pleine de surprises musicalement parlant. Des chœurs extra, du mellotron et de la mandoline (multi instrumentaliste le Jean-Cri!)

     

    -Alors là, sur « J’aime…je déteste », j’adore l’intro qui elle me rappelle le King Crimson de l’époque Peter Sinfield et ces sonorités très « progressives » que j’adore tout particulièrement. Sinon, cette très belle chanson d’amour est un savant mélange de guitare acoustique et électrique et nous amène en douceur à la transition du superbe morceau qui suit.

     

    -Voila une des plus belles chansons de Mister Macca reprise déjà depuis un moment par Valentine et JC sur scène avec brio. On ne se lasse pas de l’écouter et même s’il n’y a pas de sax (clin d’œil pour Valentine) cette version est très belle. Pas d’autre mot que j’adore.

     

    -Ah « Peggy Sue » de Buddy Holly, c’est qu’il en a influencé des gens ce garçon à l’allure si timide et trop tôt disparu, ce n’est pas pour rien que McCartney a racheté les droits d’auteur…bref, une facette de valentine la rockeuse, car elle aime çà et sur ce morceau elle s’en donne à cœur joie. Le son « arrangé » sur la voix, donne cette impression de morceau des 50’s et c’est super, çà c’est du rock comme j’aime.

     

    -On termine par une version de « Tout ce qui nous sépare » un des grands tubes de la miss, revu (ben oui) et corrigé dans une ambiance plus calme, plus mature, que du bonheur. Plus brute, moins arrangée cette version donne une nouvelle jeunesse à cette très belle chanson.

     

    Les fans se régaleront, car la voix de Valentine est toujours aussi belle et pure et qu’elle a gardé toute sa fraîcheur. On sent nettement la « patte » de maître Urbain dans l’orchestration des morceaux ainsi que dans l’instrumentation. Ce garçon est un virtuose et çà se sent, percussions, basse, guitare, mandoline et mellotron, il joue de tout cet homme orchestre. Ah oui, le mellotron, j’adore çà, cet instrument apparu dans les 70’s avec l’arrivée du rock progressif donne un super  relief à certaines chansons.

     

    En tant que fan, je me réjouis d’entendre ces versions revisitées en studio, c’est un régal. En tant que (modeste) musicien, je savoure le travail de précision qui se ressent de façon flagrante, tout est précis, méticuleusement et savamment orchestré. En tant que fou de musique, je me réjouis d’accueillir cette petite perle dans ma collection personnelle.

    Cela donne déjà une idée de ce que va être le prochain opus d’une chanteuse qui n’a pas finit de nous charmer. A Lys Lez Lannoy, j’avais eu cette chance d’en découvrir un petit bout, je ne peux que vous dire une chose, çà promet !!!

     

  • Qu'est ce que çà va changer au fond ?

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    Ben Laden est mort, justice est faite, le démon a été tué, les américains font la fête…c’est ce que l’on entend depuis ce matin sur toutes les radios.

    Comment ne pas avoir des doutes sur la mort de celui qui était désigné comme responsable des attentats du 11 septembre quand précisément on sait que de nombreuses questions subsistent quant à l’origine de ces attaques. Certains documentaires et livres sont très précis là-dessus.

    Et puis, même s’il est vraiment mort, est ce que çà va faire revenir tous ces malheureux qui ont péri dans d’horribles circonstances ?

    Et puis, le fanatisme va-t-il disparaître pour autant ? Et toutes ces femmes que l’on humilie, que l’on torture et que l’on condamne à mort sous des prétextes religieux, oui, toutes ces femmes que l’on emprisonne derrière un voile et une grille de fer, vont-elles voir leur sort s’améliorer pour autant ? Non, hélas, je ne le crois pas.

    Je n’ai pas de solutions miracle, je bannis et je condamne les attentats car ce sont toujours des innocents qui payent le prix du sang et cela c’est indigne et horrible mais je ne suis pas persuadé que la mort du leader d’Al Qaïda change grand-chose à tout cela, je crains même que cela ravive le fanatisme religieux et déclenche de nouvelles et terribles vagues de mort et de désolation.

  • Tourterellophobie.

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    Oui c’est beau une tourterelle, c’est racé, élégant, un joli plumage, bref un bel oiseau. Je ne dirai pas le contraire quant à l’esthétique de l’animal mais pour le reste, je dois avouer que je hais ces bestioles.

    Voila douze ans que nous habitons la résidence dans laquelle se situe notre appartement et d’un ou deux couples de tourterelles, nous sommes passés à un douzaine.

    Outre le fait que ces élégants animaux se posent sur les rambardes de balcon pour se soulager et copieusement les décorer, ils émettent aussi des gloussements qui, à force, deviennent très vite désagréables.

    C’est vrai que ces « cris » au beau milieu d’une forêt ou d’un bois peuvent être charmants, je veux bien l’admettre, mais quand ces oiseaux dès l’arrivée des beaux jours viennent glousser sous vos fenêtres dès six heures du matin et finissent par vous réveiller, alors là, arghhhhhhhhh, c’est la haine.

    Je l’avoue sans honte, parfois, alors que je tente vainement de me rendormir, je rêve d’attraper une de ces charmantes bestioles et de lui tordre le cou.

    Je sais, çà va choquer les amis de la nature et les écolos mais je m’en fous, d’autant que je ne suis jamais passé à l’acte et que je ne le ferai probablement jamais.

    Mais bon, çà fait des années que je suis enquiquiné par les tourterelles et que tout le monde s’en contrefiche alors c’est décidé, je crée une association de défense contre la nuisance sonore de ces infernales bestioles.

    Sur ces bonnes paroles, bonne journée à toutes et tous !!!

  • Mon âne sur la route...

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    Cette histoire date d’au moins vingt ans, à l’époque, encore célibataire ; je passais mes vacances au village à garder la maison familiale, nourrissant les animaux, m’occupant de Tania, notre chienne et tenant la maison propre.

    L’anecdote que je vais vous raconter m’est revenue alors que je photographiais cette semaine un petit âne gris près d’Armentières.

    C’était en fin de soirée, au mois d’août, il faisait beau et chaud et je devais probablement griller une cigarette dans la cour de la maison lorsque soudain, près de la grande grille d’entrée, j’ai aperçu un âne, seul, une corde lui servant de licou pendant vers le sol.

    Un peu indécis, j’hésitais à m’approcher mais mon âne ne bougeait pas. Les rues du village étaient très calmes et j’étais seul dans les environs.

    Je finis par me décider et je m’approchais à pas lents de ce quadrupède aux grandes oreilles en lui parlant avec douceur pour ne pas l’effrayer. Se laissant aisément faire, je lui caressais le museau, les oreilles et la croupe sans qu’il semble en être affecté.

    Mais d’où venait il sacrebleu ?

    Le village n’est pas bien grand et on sait plus ou moins qui possède un tel animal.

    Retournant vers la maison, je pris la décision de m’occuper de lui, je fermais les portes et prenant sa bride par la main, je l’emmenais avec moi à travers le village, me disant que peut être il appartenait à une ferme dont je connaissais les propriétaires.

    Chemin faisant, je croisais Bertrand, mon ami de l’époque,  lui présentait mon compagnon que j’avais affectueusement nommé Aliboron. Lui aussi eu la même idée que moi quant à son propriétaire et nous fîmes ensemble le chemin.

    Hélas, la fermière à qui nous avions ramené Aliboron, n’en était pas la propriétaire mais après réflexion, elle pensait savoir à qui il appartenait. Elle nous proposa donc de le mettre dans une écurie afin qu’elle puisse dès le lendemain prévenir son maître.

    Je dois l’avouer, je laissais derrière moi mon ami Aliboron avec regret, nous avions partagé ensemble une aventure qui n’arrive pas à tout le monde et parfois, comme ce soir, je repense à lui que je n’ai jamais revu.