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J'aime...Je déteste - Page 33

  • "Lune sanglante" de James Ellroy

    Lune sanglante.jpgQuel idiot j'ai été ces dernières années !! Oui, oui il faut le dire, voilà plus de 10 ans que je possède dans ma bibliothèque "American tabloïds" de James Ellroy et que je n'ai pas pris le temps de l'ouvrir et encore moins de le lire.

    Il aura fallu que mon amie me conseille de lire "Un tueur sur la route" pour que j'attaque l'oeuvre de ce monstre du roman noir et que pour mon plus grand bonheur, je pénètre dans l'univers du maitre. J'ai déjà écrit une note sur ce roman et vous laisse le soin d'aller y jeter un coup d'oeil si vous le désirez.

    "Lune sanglante" est le premier volume de ce que l'on appelle communément la trilogie Lloyd Hopkins, ce policier atypique de Los Angeles. Ou l'on fait connaissance de ce "cop" aux méthodes hors normes mais diablement efficaces. Ce bon père de famille aime sa femme et ses trois filles mais il ne peut s'empêcher d'aller voir ailleurs, c'est comme ça, il aime aussi son job, il est fait pour ça et c'est dans sa nature

    Du reste on apprend vite, une fois plongé dans l'univers d'Ellroy que pas un des personnages n'est complètement blanc, chacun traînant sa part d'ombre, de mystères et de côtés obscurs. On baigne également dans un univers sombre, un opéra noir comme disait un journaliste et Dieu sait, ou plutôt Lucifer sait, si cette comparaison à l'oeuvre de James Ellroy est juste.

    On a encore ici affaire à un tueur diabolique, méthodique, brutal dont le nombre de victimes féminines ne cesse d'augmenter au fil des ans. Ce "serial killer" pas comme les autres ne laisse aucune trace tant il "prépare" l'acte final qui va libérer sa "bien aimée". Sa route va croiser celle de Lloyd Hopkins et l'on arrive à la 310éme page du roman, haletant, plongé jusqu'au cou dans ce monde sombre et noir avec une seule envie une fois le livre refermé, se précipiter sur le volume suivant !!!

  • Table d'écoute ou ... ce que j'ai écouté cette semaine.

    Ecouter de la musique.jpgBien le bonjour à tous, c'est le retour de "Table d'écoute", rubrique dans laquelle je partage avec vous les CDs que j'ai écoutés durant la semaine, au programme, Rufus Wainwright, Arctic Monkeys, la BO de "I'm Sam" et un des premiers "super band" avec un album qui s'appelle "June 1, 1941".

    Lorsque je fouille dans les bacs de notre chère médiathèque, parfois je pioche au hasard et parfois juste parce que le nom m'évoque quelque chose. C'est le cas de Rufus Wainright qu'une amie avait mis en avant sur son profil Facebook il y a quelques semaines, c'étaitl'occasion d'écouter.

    - De Rufus Wainright j'ai écouté son premier album éponyme ainsi que "Want two" et "Release the stars". Je ne connaissais pas du tout cee jeune chanteur américano-canadien et j'avoue que j'ai été séduit. On a affaire à un surdoué qui même s'il est issu d'une famille de musicien, a su trouver son style parfois un peu surprenant mais très intéressant. Sa voix rappelle un peu celle de Todd Rundgren (tiens donc !!) et si l'on devait qualifier son style, on parlerait de pop-rock mais également un peu de folk. Rappelons que le lascar joue de la guitare et du piano en plus de savoir remarquablement faire usage de son organe vocal. A découvrir !!!

    -"Humbug" est le dernier opus de ce groupe de jeunes anglais originaires de Sheffield et qui nous régale à nouveau avec leur rock alternatif plutôt énergique. C'est un des groupes les plus intéressants venu d'outre manche ces dernières années qui ,si vous aimez le rock énergique ado version 21éme siécle, vous séduira sans coup férir. A écouter sans modération, le matin, par exemple, ça donne la pêche !!!

    -Pour terminer ce numéro de "Table d'écoute", deux perles comme je les aime:

    D'abord une BO de film, ce n'est en général pas trop mon truc mais celle là vaut le détour et pour cause, il s'agit de celle du film "I am Sam" avec l'excellent Sean Penn. Les 19 titres qui composent cette BO sont tous des morceaux des Beatles repris par des "pointures", il faut le souligner: Ben Harper, Sheryl Crow, The Black Crowes, Nick Cave, The Wallflowers, Sarah Mclaghlan, Eddie Vedder et Rufus Wainright (tiens tiens !!). C'est toujours un plaisir de réentendre des "classiques" des Fab four repris par d'autres artistes, surtout lorsque c'est bien fait et quand chaque artiste y donne un son original qui lui est propre. C'est donc le cas ici et on se régale du premier au dernier titre. Une nouvelle preuve s'il en fallait une de l'énorme influence des Beatles sur la musique.

    Ensuite, un album enregistré en public le 1er juin 1974, date qui donne son nom au disque (June 1, 1974) et qui regroupe, excusez moi du peu, Kevin Ayers,John Cale, Brian Eno et Nico. A ces quatre là, viennent s'ajouter l'immense Robert Wyatt et le surdoué Mike Oldfield. C'est du bonheur à l'état pur. Si vous aimez ce style de musique (progressif, underground ou jazz rock) vous serez ravis, comme l'on été les quelques 3000 personnes qui ce jour là on pu dévorer des yeux et surtout des oreilles ce "super band". Assurément c'est un collector qu'il faut absolument avoir dans sa Cdthèque. Merci fred !!

    Prochain RV, samedi prochain avec les CD de la semaine. Il y aura bien entendu des numéros spéciaux qui sont en préparation (David Bowie, Lilicub, Barbara Carlotti et une certaine Jil Caplan...)

    Bon week-end et bonne semaine sur "J'aime...je déteste", portez vous fort !!!

    Chris.

  • Photos de tournées...

    Trith St léger Péniche 1.JPGla saison est humide et froide et l'eau est omniprésente, dans le ciel, dans l'air...

    Voici quelques photos prises ce lundi matin près de Valenciennes. A vous de deviner l'endTrith St Léger péniche 2.JPGroit !!!                                                           

    "Et les péniches, pauvres ou riches, portent le fruit de leurs efforts...les gens du Nord..."

    Trith St Léger péniche 3.JPG

  • Les Tudors (Saison 2)

    les_tudors_s2.jpgTout aussi sulfureuse, voire plus, que la première saison, ce second volume est également encore plus violent et plus sanglant, tout à l'image de cette époque.

    Le cardinal Wolsey est mort, c'est Cromwell qui s'occupe, en tant que secrétaire du Roi, des affaires du royaume. Il va tout faire légitimer le mariage d'Henri VIII et Anne Boleyn malgré la farouche opposition du Vatican représenté par le pape. C'est le début de la grande réforme religieuse qui amènera l'Angleterre a établir son propre culte inspiré des Luthériens.

    Dans le même période, la reine Anne n'arrive pas à donner naissance à un héritier, ce qui commence à irriter le très instable roi Henri qui déserte de plus en plus le lit conjugal. La famille Boleyn est arrivée au sommet, vite, trop vite et son déclin s'amorce doucement.

    Intrigue, torture, sexe, violence, sournoiserie, vilenie, tout celà se mêle et s'entremêle dans cette série passionnante et une saison 2 à la hauteur de la première. Cette tranche de l'histoire de l'Angleterre est passionnante et cette série le rend bien.

    Les comédiens restent les mêmes, il faut juste noter la participation du grand comédien Britannique, Peter O'Toole dans le rôle du pape.

    Attention, certaines scènes de torture ou d'éxécutions peuvent heurter les âmes sensibles. Celà dit c'est un passage obligé car cette époque avait son lot de brutalité et de violence.

  • LA 300ème !!!

    300.jpgNous y voilà, c'est la 300ème note que je publie sur "J'aime...je déteste".

    Qui l'eut cru le 2 avril 2009 alors que péniblement, j'écrivai ici mes premiers mots ?

    La première personne qui y a cru c'est Valentine, qui m'a poussée à me remettre à l'écriture, ce que je n'avais plus fait depuis mes années d'étudiant. Qu'elle en soit remerciée à jamais et du plus profond de mon coeur car sans elle ma soif d'écriture serait encore en léthargie. J'ai pour elle une grande admiration et mon amiié sans failles lui est acquise.

    Il y a ensuite les fidèles de la première heure comme mes amis Christophe et JF et puis vous toutes et tous qui parfois me laissez un commentaire ou qui préférez rester anonyme mais qui venez gonfler le flot des fidèles de "J'aime...je déteste".

    Grâce à votre fidélité (vous êtes plus de 600 visiteurs différents par mois) je dois sans cesse me remettre en question et essayer d'être le plus performant possible dans ce que j'écris ici et Dieu sait que ce n'est pas toujours une tâche aisée même si c'est un plaisir et un bonheur.

    Merci également aux artistes qui se sont prêtés au jeu de l'interview, nouvel exercice pour moi, mais exercice ô combien passionnant. Merci donc à Jil Caplan , à Catherine et Benoit de Lilicub, à Kent que vous avez pu lire récemment, mais aussi à Barbara Carlotti, Jipé Nataf, Jean-Christophe Urbain, Philippe Zavriew, Frank Eulry dont vous découvrirez les propos dans les semaines à venir.

    Très important aussi, merci à mon épouse et à mes enfants pour leur patience tant il est vrai que je passe du temps devant cet écran, les doigts sur le clavier.

    Merci également à l'air du temps et aux choses qui m'entourent pour l'inspiration qu'ils me procurent.

    Un grand merci pour finir à deux personnes que j'ai déjà citées ci-dessus: ce sont deux belles jeunes femmes,l'une est brune, l'autre est blonde, elles sont amies depuis longtemps, ce sont deux artistes de talent et elles m'ont chacune fait découvrir des livres et des auteurs que je n'aurai pas forcément lus ou connus sans leurs conseils. Pour moi qui adore lire, c'est un bonheur et je vous embrasse toutes les deux chaleureusement (et avec plaisir).

    Rendez vous pour la 500ème !!!

  • La connerie et la méchanceté humaine !!!

    1990.jpgIl y a quelques mois, je vous ai raconté mes petits malheurs de jeunesse dus à la couleur de mes cheveux et aux deux dents de devant dont dame nature m'a affublé dans sa grande générosité.

    Comme je vous le racontai, il n'était pas rare que l'on me traite de rouquin, avec toutes les bonnes phrases et les "on dit" de rigueur quant à l'origine de ma couleur de cheveux ou à l'odeur qui soit disant s'en dégage quand il pleut. Bande de cons !!! même si vous avez réussi à m'humilier et parfois même à me faire pleurer, aujourd'hui je vous emmerde. 

    Il en est de même pour la maigreur qui a été mienne pendant presque 30 ans. Oui, j'étais un fil de fer et on me le faisait remarquer. Certains abrutis ignobles, avec une délicatesse rare, sont même allés jusqu'à me surnommer "Buchenwald", ne se rendant même pas compte de l'ignominie de leur propos.

    Oui longtemps, "grâce" à vos propos méchants et cruels, j'ai été maladroit et timide dans mes approches de la gente féminine notamment. Je me suis longtemps pris pour un type très laid et pas barraqué. J'en ai eu mal souvent et j'étais seul dans ma souffrance, espérant que tout celà cesse un jour.

    Aujourd'hui, les choses ont changé, je ne suis pas Brad Pitt mais je ne me trouve plus laid et depuis quelques années, bon nombre de personnes parlent de ma carrure en disant que je suis quelqu'un de "barraqué". Oui il a changé le mec de la photo, même si son ventre s'est un peu (trop) arrondi, si les cheveux (toujours roux) sont plus rares au sommet de son crâne, il est mieux dans ses basketts et doit finalement remercier tous ces abrutis de leur méchancetés...pourquoi ? Tout simplement parce que j'ai essayé d'être différent d'eux et je tache chaque jour d'apprendre quelque chose et d'enrichir mon intellect. Non ce n'est pas vaniteux de ma part, c'est juste qu'aujourd'hui, grâce à ces cons, je me sens vivant, bien dans mon corps et surtout dans ma tête.

  • Thierry Jonquet le militant, roi du roman noir

    thierry-jonquet_1250145156.jpgHier dans l'interview de Catherine Diran, nous avons évoqué dans une des questions l'auteur français de romans noirs, Thierry Jonquet. Je dois à Catherine la découverte de ce talentueux écrivain et je la remercie car ses romans sont vraiment excellents.J'ai eu l'occasion de vous parler de trois de ses livres "Les orpailleurs" "Moloch" et "Le secret du Rabbin", aujourd'hui, je voudrai en quelques mots vous présenter cet excellent et regretté écrivain:

    Thierry Jonquet est né à Paris en 1954, après une enfance dans laquelle le cinéma est omniprésent, il entame des études de philo puis d'ergothérapie. C'est après avoir travaillé en gériatrie qu'il commence à écrire. lassé par la médecine il brigue un poste d'instit et se retrouve parachuté dans la banlieue nord où il s'occupe d'une classe spécialisée.

    Ces expériences et la découverte des "Séries noires" vont être mise à profit pour se lancer dans l'écriture et faire de lui un des meilleurs auteurs français de polar.

    Ses histoires sont riches, denses, les personnages sont profondément humains et il publie son premier roman en 1984 (Mémoire en cage). Ce sera le premier d'une belle série qui va  malheureusement s'interrompre puisqu'il disparaît le 9 août 2009.

    Jonquet était aussi un militant engagé avec des idées profondément ancrées à gauche et dans la lutte ouvrière, ce qui ne lui a pas valu que des amis dans la profession qui était la sienne. Il n'en reste pas moins que ses ouvrages sont des témoignages d'une vérité souvent dure et froide comme un scalpel, reflet sombre de ce qu'est notre société d'aujourd'hui.

    Au risque de me répéter, je vous invite vivement à découvrir cet excellent écrivain, la lecture de ses livres est malgré la richesse de son écriture, facile à lire.

    Merci Cat de m'avoir fait découvrir ce grand écrivain.

  • Catherine Diran: La passion de l'écriture

    Cat 2.jpgLorsque j'ai vu Catherine Diran pour la première fois en "vrai",c'était au concert de Jil Caplan le 5 octobre 2009. Elle m'a fait forte impression par sa vivacité, son énergie débordante et son franc parlé. Peu après, nous sommes rentrés en contact, j'ai lu ses deux premiers romans dont je vous ai fait un compte rendu, j'ai même eu le plaisir de discuter plusieurs fois avec elle au téléphone.

    Cat est une femme résolument moderne, qui ne mache pas ses mots mais pleine de charme, agréable, d'une gentillesse à toute épreuve et qui surtout, ne vous regarde pas de haut. Elle m'a remercié pour mes articles, ce qui n'était pas une obligation, et elle a accepté que je lui pose quelques questions sur son activité d'écrivain. Du reste, je les lui avais à peine envoyées, que les réponses me sont revenues (la classe !!!)

    Avant de partager avec vous cet échange, je rappelle que Cat est la tête féminine du groupe LILICUB (devenu célèbre grâce à son tube "Voyage en Italie" mais qui a également sorti d'autres albums, nous aurons l'occasion d'en reparler). Ses deux romans sont des polars "Kill parade" et "J'aime pas les actrices". Le troisième devrait paraitre très prochainement.

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    Ch: Les gens te connaissent comme étant la tête féminine du groupe Lilicub, pas forcément comme la romancière. On est, par contre, pas surpris à la lecture des textes de tes chansons que tu sois passée à l'écriture de romans. Qu'est ce qui t'a décidée à prendre la plume ?

    Cat: De temps en temps, je me dis: C'était quoi tes rêves à dix ans ? Je me revois, dans ma sous-préfecture de province...Et je me demande si j'ai tout essayé pour faire aboutir mes rêves. Ecrire un roman était l'un de mes rêves. D'autre part, la chanson ne me permettait pas vraiment d'exprimer tout ce dont j'avais envie. La chanson est assez formelle, ce qui donne des limites (je ne parle pas du rock).

    Ch: Pourquoi avoir choisi le genre "Polar" ?

    Cat: Sans doute parce que je déteste ce qui se passe en France dans la littérature blanche: le règne d'une autofiction inintéressante et suffisante. La littérature noire permet de raconter des histoires, tout en parlant de la société moderne. Personnellement je me fous un peu des divagations d'auteurs qui parlent de leurs règles, ou leurs histoires de cul. J'ai assez des miennes.

    Ch: Entre autres, avec James Ellroy et Dashiell Hammet, Thierry Jonquet est un de tes auteurs préférés.¨Peux tu nous dire quelques mots sur cet auteur talentueux disparu l'an dernier ?

    Cat:¨Parmi les romanciers français "noirs", j'aime beaucoup Jonquet, c'est vrai. D'abord, c'est un conteur extraordinaire. Ce qu'il écrit, ce sont de vraies histoires, à la dramaturgie parfaite. Sous cet aspect fictionnel, il peint un tableau très juste de ce qui ne va pas dans notre belle époque. Celà sans être moralisateur. Ensuite c'est un mec qui n'a jamais peur de dire ce qu'il pense, quitte à se faire pas mal d'ennemis, notamment dans la sphère polar. Ca, ça me plait. La liberté.

    Ch: Comment se lance t-on dans lécriture d'un livre, est le fruit d'une longue réflexion ou au contraire tu t'es levée un matin en disant, allez hop ,je vais écrire un livre ?

    Cat: J'ai toujours écrit. des nouvelles, des romans, sans aller au bout, c'est à dire chercher un éditeur...Ah si, avant Lilicub, j'avais écrit un roman à quatre mains, avec une amie. Nous avons envoyé notre manuscrit un peu partout avec un sachet d'aspégic épinglé dessus. Une maison d'édition, Belfond, je crois, nous a appelées en nous disant OK, on vousédite mais il faut retravailler la fin. On les a envoyé balader, genre, mais demande-t-on à Proust de changer un truc ? On est très con à vingt ans ! Il y a quatre ans je me suis dit, allez ok, cette fois tu y vas, sérieusement, tu écris, tu cherches un éditeur...

    Ch: Peux tu me livrer quelques petits secrets sur ta méthose de travail, en gros, comment construis tu une histoire ?

    Cat: Je marche dans Paris...Ensuite, à l'ancienne, j'essaie de faire un plan, en général ça m'énerve, alors je marche à nouveau dans Paris...

    Ch: Quel conseil donnerais tu à quelqu'un qui voudrait se lancer dans l'écriture d'un roman ?

    Cat: Fonce !

    Ch: As tu déjà connu le terrible moment de la page blanche et si oui, comment t'en es tu sortie ?

    Cat: Je pense à Mondiano. Un jour je l'ai entendu raconter: Imaginer, c'est drôle. Ensuite, c'est moins drôle. Donc une méthode. Chaque jour vous écrivez trois pages; sans vous relire, et au bout de quelques mois, vous avez une première version... Ce n'est pas aussi simple mais c'est assez vrai. La page blanche, c'est juste accepter que l'écriture n'est pas toujours un chant de roses...

    Ch: Quel est LE roman que tu aurais aimé écrire et pourquoi ?

    Cat: Il y en a tellement ! je suis incapable d'en citer un en particulier: tout Flaubert, tout Céline, tout Dostoïevski, Proust aussi, Chandler, Hammet, Stendhal...

    Ch: Quel est le roman que tu aurais détesté écrire ?

    Cat: Plus facile ! L'alchimiste de Coelho et autres excroissances de gourous en mal de thune.

    Ch: récemment tu m'as confié que le troisième volume des aventures de Victoria était terminé ou presque. sans nous révéler le contenu de l'histoire, après la chanson et le cinéma, dans quel monde vas tu nous entraîner Victoria et nous ?

    Cat: C'est un Victoria Reyne un brin plus sombre. Victoria se penche sur Meetic, ce grand paradis de la baise, ce qui l'emmène dans un monde qu'elle n'avait jamais pratiqué: celui de la nécrophilie.

    Ch: Dernière question, tu m'as aussi confié que pour ton prochain livre tu allais t'orienter sur autre chose, as tu déjà ton idée sur le sujet ?

    Cat: Oui bien sûr, mais là c'est secret !

     

     

  • Jil Caplan.com

    le feu sur scène.jpgCa y est, les fans dont je fais partie sont heureux car notre star favorite, la belle et talentueuse Jil Caplan vient de mettre en ligne depuis hier (vendredi 5 février) son site officiel.

    Elle l'a fait quasiment toute seule, avec tout son talent et ses jolis doigts.

    Vous y découvrirez  son autobiographie, sa discographie, des photos, des vidéos, son blog, ses réalisations, ses contacts, ses amis bref un vrai site attrayant et chaleureux, tout à l'image de cette artiste généreuse.

    Si vous êtes fan c'est un régal pour les yeux et les oreilles, si vous ne l'êtes pas encore, c'est l'occasion rêvée de le devenir et de tomber sous le charme de Valentine !!

    Voici le lien pour vous y rendre au plus vite:

    http://www.jilcaplan.com/

    Un lieu incontournable pour les amateurs de bonne musique et de beaux textes !!!

     

  • Table d'écoute: Spécial KENT "Panorama"

    Kent-Panorama.jpgQuelle belle chose que la musique car elle nous révèle de belles surprises et indiscutablement le dernier album de KENTen est une. Pourtant, à bien y regarder, sur les 19 titres qui composent cet album, 3 seulement sont des nouveautés, les autres sont des reprises, mais quelles reprises !!!

    Deux mots sur Kent d'abord: il est un des pionniers du rock français qui à la fin des années 70, avec son groupe Starshooter et une énergie peu commune, réveillait l'hexagone avec des morceaux virulents inspirés par la vague punk de l'époque. Après quelques années de tournées incessantes et la séparation du groupe, Kent se lance dans une carrière solo riche de 17 albums. Son style musical change et le rocker devient plus calme musicalement parlant, ses textes eux, sont toujours aussi forts. A noter qu'il est également l'auteur de plusieurs livres et qu'il est dessinateur de BD.

    Pour en revenir à "Panorama", il s'agit donc d'un album dans lequel Kent revisite une partie de son répertoire mais en donnant une nouvelle peau et une nouvelle vie à des morceaux pour certains anciens. Vous pourrez découvrir des morceaux de Starshooter comme "Betsy party" chanté en duo avec Arthur H mais aussi des versions retravaillées de "Léo song" "Mois de mai" "Inoxydable" "Congas et maracas" ainsi que "Ma vie c'est du cinéma". Ensuite le chanteur nous emmène au coeur de son répertoire "solo" avec le très beau "Je suis un kilomètre" en duo avec Dominique A, "Tous les mômes" et "Paroles d'homme" chansons sur lesquelles il chante en duo avec Barbara Carlotti pour le premier et Agnès Jaoui pour le second. Que dire du très beau titre qu'il avait écrit pour Enzo Enzo, "Quelqu'un de bien" et qu'il nous propose ici dans une version anglo/francaise en duo avec Suzanne Vega.

    En plus des reprises au son nouveau comme "Un peu de Prévert" "Au revoir, adieu" "Métropolitain" Reste encore" "Les éléphants" ou "Des roses et des ronces", il nous propose trois nouveautés, le très entraînant "Une ville à aimer" qui démarre l'album, "Panorama" chanson écrite avec Calogero qui donne son nom à l'album et le vibrant hommage à Johhny Cash dans un morceau s'intitulant tout simplement "Cash".

    Avant de laisser la parole à Kent qui a gentiment et spontanément répondu à quelques unes de mes questions, un mot sur l'orchestration de l'album. Le style est très épuré, il n'y a pas d'orchestration gigantesque, certains des morceaux sont parfois accompagnés d'une simple guitare et c'est incontestablement réussi. En clair un très très bel album à ne rater sous aucun prétexte quand on est un amoureux des mots et de la bonne musique.

    Ch: Bonjour kent, première question, quelles sont tes principales influences musicales ?

    Kent: A mes débuts, ceux qui m'ont donné envie de faire ce que je fais ce sont, côté international, Creedence Clearwater Revival, les Stooges, Roxy Music et Dr Feelgood dans l'ordre chronologique. Côé français, les Chaussettes Noires, Jacques Dutronc, Nino Ferrer et Gainsbourg. Depuis, mon influence, c'est l'air du temps, mes rencontres, la vie que je mène. Ce n'est que musical.

    Ch: Quelles sont tes influences littéraires ?

    Kent: Boris Vian avant tout. Sans lui je serai resté à lire Bob Morane. Aujourd'hui, je lis beaucoup, tout m'inspire, même les mauvais auteurs. Grâce à eux, je sais quoi éviter.

    Ch: Le titre de l'album (Panorama) est partiulièrement révélateur de ce que l'on y découvre. Ce titre est il voulu et la chanson a t'elle été écrite spécialement ou est ce le hasard ?

    Kent: J'aime ce mot, je voulais en faire quelque chose depuis longtemps. La tournée fut le bon prétexte, puis le disque. Ensuite j'ai eu envie d'écrire un texte qui illustrerait le projet.

    Ch: A part les excellents "Une ville à aimer" "Panorama" et "Cash" qui sont des inédits, le reste des morceaux proposés est une revisite de titres choisis dans ta carrière passée avec Starshooter et en solo. Comment t'est venue cette idée et quel a été le critère de choix des morceaux ?

    Kent: L'heure du bilan. J'arrive à un tournant de ma vie. Je me pose des questions sur l'utilité de continuer ce métier, la place que j'y ai. Qu'est ce qui me ressemble encore aujourd'hui dans ce que j'ai fait durant ces années ? Ce qui me permet de faire (re)découvrir des chansons importantes pour moi et qui ont pu passer à l'as. Les tubes ne sont pas toujours représentatifs de la personne.

    Ch:Il y a des duos formidables dans ce disque. Comment s'est fait ton choix de telle ou telle personne, à moins que ce soit le hasard des rencontres ,

    Kent: Un mélange de hasard et d'évidence. Chacun fut invité pour une raison qui lui est propre, ce serait un peu long à raconter dans le détail.

    Ch: J'admire beaucoup Johnny Cash et le morceau que tu lui dédies est particulièrement émouvant. Qu'est ce qui séduit Kent chez "l'homme en noir" ?

    Kent: Comme beaucoup, j'ai découvert Cash avec les American Recordings et l'excellent film "I walk the line". Je trouvais que sa vie était très emblématique d'un destin rock n' roll américain. Rien n'y manque, tout semble écrit à l'avance.

    Ch: J'ai eu la chance de découvrir en exclu, des extraits du film réalisé par Jil Capla sur l'enregistrement de l'album. V'a t'on pouvoir découvrir ce film en entier ? si oui sous quelle forme ?

    Kent: Pour l'instant je ne vois pas comment faire exister ce docu autrement que par mon site (www.kent-artiste.com). Quelle télé aurait envie d'acheter un documentaire entier consacré à l'enregistrement de "Panorama" ? Si tu as la réponse, elle est bienvenue !

    Ch: Dernière question: quelle est ton actualité, quels sont tes projets à court, moyen ou long terme ?

    Kent: Je ne parle jamais de mes projets tant qu'ils ne sont pas en bonne voie.

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    Un très grand merci à Kent, auteur -compositeur de talent qui a accepté de jouer le jeu des questions réponse avec spontanéité et en toute simplicité. Il est incontestablement un artiste dans tout le bon sens du mot.