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15/01/2011

La grande arnaque !!!

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Ce matin, à la demande de mon épouse, nous sommes allés faire quelques emplettes dans un grand magasin de meubles suédois. En sortant, elle m'a demandé si nous pouvions aller faire un tour dans un magasin de fringues. En maugréant derrière ma barbe, nous sommes donc partis vers le grand centre commercial local, tentant tant bien que mal, de trouver une place pour garer la voiture. Plutôt que de tourner bêtement  pendant des heures, je suis allé sur le parking d'un restaurant un peu plus loin, ce qui m'a évité de m'énerver face au comportement imbécile et égoïste de bon nombre de conducteurs.

Arrivés dans le magasin, nous avons d'abord été agressés par les vociférations d'une animatrice commerciale qui ne cessait de répéter les mêmes conneries. Ensuite en levant les yeux, j'ai vu des dizaines d'affiches aux tons bien vifs nous annonçant les différents pourcentages des soldes, 40, 50 et même 80%.

Si on se pose quelques secondes et qu'on réfléchit bien, un article que l'on achète 100 euros tout le reste de l'année, nous est proposé à 50 euros (50%) et même 20 euros (80%). Comme on imagine que la plupart de ses articles textiles proviennent des pays asiatiques, on peut imaginer la faiblesse du cout donc le petit prix d'achat.Il est en effet impensable que ces boites à profit perdent de l'argent, même pendant les soldes. Supposons donc, que dans mon exemple, l'article soit acheté par le distributeur, 10 euros, cela veut donc dire que toute l'année il se fait une marge bénéficiaire de 90 euros.

Le pire dans tout cela, c'est que comme le cout de la vie s'est réduit, nous mêmes, pauvres consommateurs, n'avons d'autre choix que d'en profiter, quand bien même on sait pertinemment que l'on se fait baiser en beauté (pardonnez moi l'expression).

La société de consommation m'a eu moi aussi, je ne peux pas dire le contraire, il m'est difficile de passer à côté, mais il y a une chose qu'elle ne pourra pas me retirer, c'est le droit de penser et de traduire ces pensées et réflexions pars des mots.

08/01/2011

Ca, c'est vraiment moi...

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Mon premier concert de rock, je l’ai vu en 1982, en novembre, un dimanche soir, à Lille, c’était le groupe Téléphone, j’avais 18 ans. Deux ans auparavant, mon père n’avait pas voulu que j’aille voir AC/DC et Trust en première partie parce que je n’étais pas majeur (j’avais eu la haine ce jour là…), mais là c’était sûr j’avais mon billet et avec mon pote Jean Philippe, nous étions fin prêts.

A l’époque j’étais étudiant en deuxième année de BTS action commerciale à Lille et je partageais un appart avec un autre copain. Jean Philippe et moi sommes du même âge et notre passion pour la musique ainsi que nos origines modestes nous avaient rapprochés.

Je me souviens de ce week-end là comme un des meilleurs de mon existence. Nous avons passé le samedi ensemble, avons dormi chez lui à Houplines près d’Armentières (je n’imaginais pas que j’allais m’installer dans le coin 16 ans plus tard). Le lendemain on est reparti à Lille à l’appart qui se situait rue de Trévise, pas très loin de la Foire commerciale, là où allait jouer Téléphone. Les bâtiments n’existent plus, ils ont été rasés, il faut dire que ce n’était pas très engageant, je me souviens de ces blocs de béton gris et sinistres.

On a donc fébrilement attendu la fin d’après midi pour aller au concert qui démarrait à 18h…curieux non ? Un dimanche soir à 18h, c’est assez rare.

Autant les bâtiments étaient gris et froids de l’extérieur, autant l’ambiance à l’intérieur était elle, chaude et électrique (les artistes qui viennent dans le Nord vous diront que l’ambiance est souvent très chaleureuse, cela dit sans chauvinisme de ma part). Les premiers mouvements de la foule m’ont un peu effrayé mais je me suis vite mis dans l’ambiance, et quelle ambiance. Téléphone était à cette époque, le groupe français de rock numéro 1 et leurs albums cartonnaient, ils venaient de sortir « Dure limite »  qui faisait un tabac. Après deux heures de bon rock n’ roll, nous sommes rentrés tranquilles à l’appartement, des lumières plein les yeux, de la zique plein les oreilles, je venais de vivre mon premier gros concert…quel bon souvenir (j’ai toujours le billet d’ailleurs).

Comme tout cela s’était terminé de bonheur, on a fini la soirée avec mon pote en sirotant une petite bière et en grillant quelques cibiches en regardant un film à la télé (la petite noir et blanc que nous avions) et croyez moi si vous voulez, je me souviens parfaitement de ce film, c’était « Le limier » avec Laurence Olivier et Michaël Caine, un super film.

Voilà… quelques mois plus tard, JeanPhi et moi avons eu notre diplôme et nos chemins se sont séparés, lui est parti bourlinguer à travers le monde, c’est ce qu’il avait toujours rêvé de faire, moi j’ai commencé à bosser à Lille. On s’est revus une fois avec nos épouses, en 1993 et je l’ai ensuite perdu de vue même si je savais qu’il vivait à Singapour. Ce n’est que très récemment que l’on s’est retrouvés grâce à Facebook.

Mon cher Jean Philippe, je ne sais pas si tu te souvenais de tout mais en tout cas, pour moi c’est un super souvenir que je suis content d’avoir partagé avec toi.

 

06:28 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0)

07/01/2011

High fever !!!!

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Ca ne m’était pas arrivé depuis l’an dernier et là, bing, j’ai fait une rechute. Impossible d’échapper à cette maladie, si tant est que s’en soit une. Parfois je me demande si je n’ai pas été envoûté, ou alors, il s’agit d’un virus incurable.

Toujours est il que ce matin, après quelques semaines d’accalmie, j’ai rechuté gravement. Et oui chers amis, j’ai rechopé une Jilcaplanite aigue carabinée. Chaque matin, avant de démarrer pour partir en clientèle, je glisse un CD dans le lecteur de ma C3, en général, j’ai pris 2 ou 3 albums pour la journée. Mais là, saisi par une forte fièvre et guidé comme par une main invisible, j’ai pris la pochette de CD qui reste dans la voiture et j’ai écouté « A peine 21 » puis « La charmeuse de serpents » puis « Avant qu’il ne soit trop tard » de Jil Caplan.

En plus, je sens que la crise est forte et que demain, j’y aurai droit à nouveau, ce sera les albums « Jil Caplan » « Toute crue » « Derrière la porte » et vraisemblablement aussi « Gueule d’amour » et mes inédits.

Les symptômes ? Une douce béatitude, un frisson de plaisir immense, une forte fièvre, l’envie de chanter, le sourire aux lèvres et l’œil pétillant.

Ca me fait çà avec les artistes que j’adore mais là, c’est comme si parfois je devais rattraper vingt années de disette. C’est certainement pour cela que la fièvre est si intense.

Allez, je vous laisse, des fois que ce soit contagieux.

Ciao !!!

07:47 Publié dans Jil Caplan | Lien permanent | Commentaires (0)

04/01/2011

L'ivresse des souvenirs...

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J’ai entamé début septembre 2010, ma sixième année consécutive « Sans alcool ». Depuis le 31 août 2005, j’ai en effet décidé de ne plus toucher à une seule goutte. A l’époque, plongé au cœur d’une spirale infernale, je risquais de tout perdre…

Je me suis aperçu depuis que l’on peut rire, s’amuser sans boire de l’alcool. Je ne critique pas ceux qui boivent un peu, je comprends le plaisir à se régaler d’un excellent vin par exemple, mais j’ai tiré un trait sur tout cela.

 

Le soir du réveillon du 31 décembre, mon épouse, m’a fait plaisir en mettant à table une bouteille de Vin de Challand. Elle sait très bien que cela évoque en moi une bouffée de souvenirs et une douce nostalgie. Pour ceux qui l’ignorent, le vin de Challand est un excellent jus de raisin au goût très fruité. Lorsque j’étais tout petit, mon arrière grand-mère, lorsque j’allais lui rendre visite, pour calmer l’effroi que me causait son chien Youki qui aboyait si fort, me proposait toujours un verre de Challand. Je me rappelle qu’elle le disait en roulant un peu les R…

Grand-mère Leroy…je me souviens de tous les détails, son grand lit en fer et ses draps blancs avec de la dentelle. Son grand fauteuil en osier à côté de la table ronde dans la petite pièce où elle vivait. Le placard d’angle incrusté dans le mur dans lequel elle rangeait son fameux vin et les biscuits. Sa petite taille et son chignon, sa canne et bien sûr Youki, qui aboyait tant et qui me terrorisait.

Je me souviens de la dernière fois où je l’ai vue, quelques jours avant sa mort, allongée dans son lit et racontant un peu n’importe quoi, j’avais 11 ans, j’en garde un triste souvenir. Elle nous a quittés à 97 ans, elle la mère de six filles qui sont toutes parties depuis, elles aussi très âgées. C’était une femme au caractère bien trempé mais qui fondait devant son arrière petit-fils qui habitait le même village.

On me disait souvent que je tenais des Leroy, la branche de mon arrière grand-mère. Je vais avoir 47 ans en février et si je suis aussi coriace qu’elle, vous allez devoir encore me supporter pendant encore…50 ans !!!

18:04 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (5)

02/01/2011

BONNE ANNEE 2011 !!!!!!!!!!!!

2200354579_small_2.jpgEXCELLENTE ANNEE A VOUS TOUS.

QUE 2011 VOUS APPORTE JOIE, BONHEUR, SANTE ET REUSSITE DANS TOUS VOS PROJETS.

 

C'EST REPARTI POUR UNE NOUVELLE ANNEE SUR "J'AIME...JE DETESTE", GRACE A VOUS QUI VENEZ CHAQUE MOIS DE PLUS EN PLUS NOMBREUX.

A NOUVEAU, TOUS MES VOEUX POUR VOUS ET VOS PROCHES?

CHRISTOPHE.


04:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

31/12/2010

Belle fin d'année !!!

fin-annee-2008.jpgA toutes et tous, je souhaite une belle fin d'année.

Merci pour votre fidélité. Vous êtes chaque mois plus nombreux et c'est ma grande fierté.

Bien amicalement,

Christophe.

15:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

21/12/2010

"Faraway eyes"

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Le soir du concert de Jil Caplan à Bruay La Buissière, nous nous sommes retrouvés à quelques uns, dans les loges, à discuter, à plaisanter en toute simplicité. Puis, est arrivé le moment où l'on a commencé à raconter des petites histoires qui nous étaient arrivées. Ce soir là, comme je me sentais particulièrement bien et détendu, j'ai raconté deux anecdotes assez personnelles que je n'avais jamais dites à personne.

Ce soir, je vous dévoile la première:

1978, j'ai 14 ans, je viens d'acquérir le 45 tours "Miss you / Faraway eyes" extrait de l''excellent album des Stones, "Some girls" ( j'ai acheté le 33tours plus tard), nous sommes en plein été et je me régale à la découverte de cette face B que j'adore. A l'époque, je possédais une guitare classique mais je ne savais même pas plaquer un accord.Comme il faisait chaud, j'ouvrais la fenêtre de la chambre que je partageais avec mon frère et qui donnais sur la rue et croyez moi si vous voulez, dès que je voyais arriver des filles du village, je passais "Faraway eyes" sur le tourne-disques, je prenais la guitare et je faisais semblant de chanter et jouer pour les impressionner.

Quelques années plus tard, j'ai su par une de ces filles qu'elles croyaient vraiment que je jouais de la gratte, comme quoi mon subterfuge avait fonctionné et que je n'étais pas trop mauvais comédien. Depuis, je me suis rattrapé, je joue et je chante vraiment, plus besoin de faire semblant et çà, c'est quand même bien plus cool.

Belle journée à vous tous !!!

07:11 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0)

15/12/2010

C'est Brassens qu'on assassine ou le retour de la censure...

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Il y a plusieurs semaines est sorti outre Quiévrain chez nos amis, voisins et cousins de Belgique, un CD des plus original, « Brassens selon Vitor Hublot ». J’ai la chance d’avoir ce disque qui m’a été offert par une amie chère.

Dans cet album, Vitor revisite à sa sauce, neuf titres de l’ami Georges. D’abord parce qu’il y a neuf interprètes différents : Jil Caplan, Stéphanie Coerten, Jacques Duvall, Gilles Verlant, Lou Deprijck,, Renaud Janson, Jef Bodart, Jean-Louis Sbille et Thierry Mondelaers, ensuite parce que si vous vous attendez à des versions ressemblant à celles de Maxime Le Forestier, vous êtes loin du compte. En effet, les titres sont revisités de façon plus qu’originale avec des sons très électros, c’est surprenant à la première écoute puis on s’y fait avec plaisir. J’irai même jusqu’à dire que les puristes pourraient être surpris, voire choqués.

Vitor Hublot avait entamé ce projet en 1987, il avait même sorti un single en Belgique qui a été boycotté. C’est lui qui a géré ce projet de A à Z, concept, musique, adaptations (déjà en 1986, il avait sorti un album avec des chansons traditionnelles selon le même principe, musique originale et interprète différent pour chaque titre). Ce genre d’initiative est à applaudir, c’est courageux, original car totalement en dehors des standards stéréotypés diffusés par les Major compagnies.

Seulement voilà, le drame c’est que cet album va hélas devenir une pièce de collection, la censure vient de frapper par le biais d’un neveu du chanteur disparu qui a fait interdire deux titres. Au début du troisième millénaire, dans une époque où tant de choses sont permises, où le sexe et la violence s’étalent sans pudeur sur les petits et grands écrans où certains artistes que je ne citerait pas tiennent dans leur chansons des propos allant parfois jusqu’à l’obscénité et l’appel à la haine raciale, on censure des textes qui, même s’ils ont gardés toute leur poésie et leur force, n’incitent pas à l’émeute ou à la débauche.

Il doit sacrément se retourner dans sa tombe l’ami Georges, lui l’anar, le défenseur des pauvres, des marginaux, le poète de la rue.

Il ne faut pas rester indifférent face à ce genre d’ineptie et même si vous avez l’impression d’être un pot de terre contre un pot de fer, il faut vous manifester.

Vitor a un profil sur Facebook :

http://www.facebook.com/profile.php?id=1653427500#!/profi...                 

et également une page spéciale sur l’album :

http://www.facebook.com/profile.php?id=1653427500#!/brass...

Allez le soutenir car il le mérite grandement. En plus vous verrez que c’est un homme charmant et plein d’humour.

Vive la musique, vive la culture et vivent ceux qui brandissent son étendard avec courage, volonté et talent !!!

 

19:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4)

11/12/2010

Le père Noël est (toujours) une ordure !!!

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A n’en pas douter, la magie de Noël, celle de mon enfance a bien foutue le camp. Le bon papa Noël, ce bon gros bonhomme tout vêtu de rouge que j’ai connu n’est plus. Son remplaçant a troqué l’habit rouge pour un costume bien coupé et sa hotte par un attaché case en peau de croco. Finis les rennes et le traîneau, aujourd’hui il se déplace de son appartement de Manhattan jusqu’à Wall Street en limousine avec chauffeur.

Aujourd’hui, Noël se résume à des chiffres, des pourcentages, et surtout des bénéfices, tout n’est plus qu’une histoire de fric.

Comment les enfants d’aujourd’hui ne peuvent ils pas être blasés par tous ces catalogues, par toutes ses publicités dont on les assomme. Je me souviens quand j’étais gamin, avec mon frère, le seul catalogue que nous regardions à la fin de l’année, c’était celui de « La Redoute » et les pages de jouets. Lui et moi nous rêvions tout haut en imaginant avoir tel ou tel jouet…une panoplie, une ville western pour nos cow-boys, une diligence, des colts en fer, des jeux de société… Bien souvent on ne trouvait pas, sous le sapin, ce dont on avait rêvé, mais nous étions toujours heureux, émerveillés par l’ambiance chaleureuse et excitante du matin de Noël.

Peut être suis-je aigri, il est vrai qu’à mon âge c’est compréhensible, la magie s’est estompée, c’est sûrement cela. Il n’empêche que la réalité est là, il suffit de passer dans les hypermarchés ces jours ci pour voir la cohue, les bousculades, l’énervement, le bruit, les cris des gamins avec lesquels on fait les achats de jouets (?).

Et puis maintenant, on trouve les jouets, les chocolats, la grande bouffe, des semaines avant les fêtes ; surtout il faut impérativement faire le chiffre d’affaires prévu. Les galettes des rois de janvier sont déjà en vente depuis 15 jours !!!

Monde de folie, monde de fric, monde de business à outrance où tout est utilisé, manipulé, arrangé pour ramener cela à l’argent et aux bénéfices.

Il y a plus de vingt ans, les comédiens de la troupe du Splendid  avaient créé et interprété cette célèbre pièce de théâtre « Le père Noël est une ordure ». A n’en pas douter, malheureusement, le célèbre personnage l’est toujours, si ce n’est plus !!!

Peut être allez vous me trouver cynique et désabusé et vous aurez sûrement raison. Quoi qu’il en soit, réfléchissez y, observez bien autour de vous et vous verrez que ce que je vous ai écrit n’est pas faux.

 

 

08/12/2010

Par une journée froide de décembre...

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Le 8 décembre 1980, je me souviens de ce sinistre jour car il m’aura à jamais marqué, comme au fer rouge.

Aussi bizarrement que cela puisse paraître, c’est le 9 décembre au petit matin, alors que lycéen âgé de 16 ans, je prenais comme tous les jours mon café au « Mistral » un petit bistrot de Cambrai que j’ai appris la terrible nouvelle.

Assis au bar en sirotant mon jus, j’ai entendu à la radio du troquet, « Eight days a week », ce n’était pas le style habituel de la station de radio derrière le comptoir et çà m’a intrigué. Quelques secondes après la fin du morceau, l’animateur a alors annoncé la nouvelle : John lennon avait été assassiné la veille à New-York quelques heures auparavant.

C’est tout un monde d’illusions qui alors a basculé. Le militant pour la paix, l’adepte du peace and love, la seconde figure emblématique des Beatles, l’icône des sixties venait de succomber à la violence froide et inutile qu’il combattait. Né dans un monde dur et habitué très jeune à la rudesse de la vie, à la violence de la mort et de la tragédie, il ne pouvait, hélas, pas mourir comme tout le monde.

La peine qui m’a envahi à l’époque fut immense, tellement j’admirais cet homme. Aujourd’hui encore, trente ans plus tard, j’y repense avec la même émotion.

Je me souviens aussi du cours d’anglais de 11h à 12h où à la fin e ce dernier, toute la classe a écouté « Imagine », sans un mot, sans un bruit et lorsque la sonnerie de la fin du cours a retenti, personne ne s’est levé, laissant le morceau se terminer. Chacun s’est ensuite levé, très calmement, on sentait que quelque chose d’important venait de se produire et que les choses ne seraient plus comme avant.

Le gamin de la Merseyside a rejoint sa mère qu’il aimait tant, sa Julia et son ami Stu qui l’avait brutalement quitté à l’aube des années soixante.

A Liverpool, quelques heures après le drame, le téléphone a retenti et tante Mimi avant de décrocher s’est dit : « Mais qu’est ce qu’il a encore fait ? »

18:16 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0)