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J'aime...Je déteste - Page 40

  • "Un tueur sur la route" de James Ellroy

    Un tueur sur la route.jpgMerci à toi ma chère amie qui m'avait conseillé "Au delà du mal" de Shane Stevens (voir note du 4 octobre) ainsi que "Un tueur sur la route" de James Ellroy que je viens de terminer ce midi.

    Glaçant, sombre, cruel, inhumain mais extraordinaire dans son originalité. Je connaissais ce grand auteur de romans noirs de réputation et j'avoue que commencer par ce livre pour le découvrir, met assurément l'eau à la bouche même si ici on parle plus souvent de couteau sous la gorge.

    Je ne vais pas vous dévoiler cet ouvrage, ce serait idiot de ma part mais pour vous mettre en appétit, sachez que ce livre raconte l'histoire d'un sérial-killer aux USA. Rien de particulièrement original me direz vous, sauf que là on vit toute l'histoire avec les yeux et la pensée du tueur, l'implacable assassin qu'est Martin Plunkett, coupable d'au moins une quarantaine de meurtres.

    On le suit dans la montée de sa folie et dans sa ballade meurtrière, on prépare, on planifie certains des meurtres à ses côtés et on y assiste, impuissants avec ses yeux. On sombre avec lui dans ses délires et sa folie meurtrière.

    C'est écris de façon magistrale et franchement, je me demandais comment Ellroy pourrait me captiver pendant 350 pages et bien je ne me pose plus la question, il l'a fait et avec un talent énorme. Je ne me suis jamais ennuyé dans ce livre dont l'écriture est disait Hervé Delouche (Révolution) froide comme un scalpel et ça me semble une image des plus explicites pour en quelques mots simples parler de ce livre.

  • Mes origines: le village de mon enfance (Episode 4)

    Ma seconde école.JPGCe bâtiment un peu austère, c'est la seconde école que j'ai fréquentée, du CE1 au CM2 (c'est à cette époque que j'ai sauté une classe car je n'ai pas fait le CP).

    C'est dans cette école que j'ai eu mon premier pédaguoge "homme" en blouse bleue et a l'air sévère. Passionné de bricolage, il nous faisait faire des vitraux, des étagères en bois et d'autres travaux manuels qui m'ont permis de découvrir que je n'étais pas vraiment doué de mes mains, en tout cas pour ce type d'activité.

    Heureusement, nous apprenions aussi pas mal de choses et j'ai de bons souvenirs de cette époque.

    J'en ai aussi des plus tristes, comme les moqueries de certains élèves parce que mes parents ne nous laissaient pas regarder la télé le dimanche en fin de journée ou ce voyage à Paris que j'ai raté alors que j'en rêvais depuis des semaines. Mon père m'a trouvé dans la cuisine, le matin du départ, habillé, fin prêt à partir mais brûlant de fièvre...j'ai du rester allité à mon grand désespoir, j'ai du attendre quelques années pour visiter notre belle capitale.

    Il y avait aussi les clans, je me souviens qu'il y avait deux filles dont on se partageait les faveurs, ce qui nous amenait à faire partie du "camp" de l'une ou de l'autre..."T'es avec Lucienne ou Isabelle ?", déjà à cette époque les conflits et les divisions apparaissaient. Ce n'était pas bien méchant mais pour nos yeux d'enfants, celà revêtait une certaine importance.

    J'en oublie certainement, mais avec le temps, on jette un regard tendre sur cette période et souvent on en retient que les meilleures anecdotes. Ainsi va la vie...

  • Un simple merci suffit !!!

    Thank you.jpgJe ne suis pas une peau de vache, vous l'avez deviné j'éspère et j'apprécie chaque jour qui passe votre fidélité à "J'aime ...je déteste".

    Pour des raisons personnelles, j'avais songé depuis jeudi soir dernier à ralentir ma productivité, l'envie étant diminuée par certains évènements qui m'ont affecté. Mais après mûre réflexion, j'ai décidé de garder le rythme qui était le mien, par respect pour vous mes chers et fidèles lecteurs ainsi que pour celle qui m'a aidée à refaire vivre ma soif d'écriture.

    Vous avez été 653 visiteurs différents à passer me lire au cours du mois de novembre et vous m'avez rendu 1925 visites.

    Un simple MERCI suffit car c'est le seul mot qui convient dans ce cas.

    Alors un grand, un très grand MERCI à vous toutes et tous !!!

    Bien amicalement,

    Christophe.

     

  • "Le brouillard" de Maurice Carême

    brouillard.jpgLorsque j'étais enfant, je crois que je devais avoir aux environs de 8 ou 9 ans, j'ai appris un poème de Maurice Carême que j'ai toujours aimé et que je n'ai jamais oublié.

    Je suis sûr que certains d'entre vous l'on également appris et si vous l'aviez oublié dans un des recoins de votre mémoire, laissez moi le sortir, le dépoussiérer un peu et vous le réciter comme lorque j'étais encore un gamin:

    Le brouillard a tout mis

    Dans son sac de coton,

    Le brouillard a tout pris,

    Autour de ma maison,

    Plus de fleurs au jardin,

    Nni d'arbres dans l'allée,

    La serre du voisin,

    Semble s'être envolée,

    Et je ne sais vraiment,

    Où peut s'être posé,

    Le moineau que j'entend,

    Si doucement chanter.

     

  • Eric & George

    eric-clapton-and-george-harrison.jpgDans le monde du rock, on pourrait croire que l'amitié n'existe pas et que seul le business compte.

    Longtemps, les médias ont opposé les Beatles aux Stones alors qu'en réalité ils s'entendaient très bien et qu'ils mettaient les uns et les autres un soin méticuleux à ne pas se marcher sur les pieds.

    Il est une amitié, une vraie puisqu'elle a aussi connu des moments difficiles, c'est celle qui a unie George Harrison et Eric Clapton.

    Ces deux là se connaissent depuis toujours et s'appréciaient énormément en tant que musiciens mais aussi humainement parlant. Le seul gros écueil dans cette belle amitié, fut Patty, la première femme de George  dont Clapton était fou amoureux (la chanson "Layla" lui était destinée) au point de toucher le fond et de s'enfermer dans un monde de drogue et d'alcool. Patty quittera George pour rejoindre Eric, ce qui fâchera les deux hommes. Leur brouille durera quelques années.

    Patty finira par quitter aussi Eric et les deux musiciens se réconcilèrent et consolidèrent une amitié qui restera indéfectible jusqu'à la mort de George en 2001.

    Aujourd'hui encore, dès qu'il le peut, Eric joue des morceaux de son ami sur scène et l'émotion est intense et perceptible car George lui manque énormémént et il le dit.

    Deux monstres sacrés, deux grands guitaristes, mais aussi tout simplement deux êtres humains normaux qui partagèrent une amitié franche et solide.

  • "Les orpailleurs" de Thierry Jonquet

    Les orpailleurs.jpgOrpailleur: Celui qui recueille, au moyen du lavage, les paillettes d'or qui se trouvent dans les alluvions.

    Pourquoi ce titre, vous ne le saurez qu'à la fin de ce fabuleux polar d'un auteur non moins exceptionnel qui malheureusement a disparu en aout dernier. C'est donc une façon de lui rendre hommage que de lui consacrer un article qui ne sera certainement pas le dernier, j'en suis sûr.

    Comment vous inciter à vous plonger dans cet excellent roman ?

    Si vous avez bien lu l'interview que m'ont accordé Catherine et Benoit du groupe Lilicub, souvenez vous que Catherine en avait parlé parmi ses plus fortes influences littéraires. On comprend mieux pourquoi elle a elle même écris deux "polars" de qualité, visiblement inspirée et influencée par ce maître du genre.

    Dans un squat du 10ème arrondissement, précisément rue Sainte-Marthe on découvre le cadavre d'une jeune femme, morte visiblement depuis plusieurs semaines vu l'état de décomposition avancé du corps. Particularité, la main a été tranchée, net, au niveau du poignet. Dans la semaine qui va suivre, deux autres cadavres de femmes seront découverts assassinées selon le même rituel. L'affaire est suivie par la jolie juge Nadia Lintz aidée en particulier par les inspecteurs Rovère et Dimeglio. Nadia fraichement arrivée de Tours s'est installée dans un appartement que lui loue un vieux monsieur Isy Szalcmann juste en dessous de celui de l'ami de ce dernier le docteur Rosenfeld.

    Une fois le nez dedans, on a du mal a en ressortir tellement l'intrigue est bien menée, simplement mais de façon terriblement efficace. Qui plus est, les personnages sont des vrais êtres humains, avec leurs secrets, leurs problèmes et parfois un passé douloureux et celà Jonquet a l'art et la manière de le retranscrire.

    De plus on se ballade avec plaisir dans Paris et sa banlieue  et moi qui y ai vécu quelques années, javoue avoir pris plaisir à "revoir" des lieus que j'ai connu par le passé.

     Les connaisseurs apprécieront, pour les novices ou ceux qui ne connaissent pas bien le genre, c'est incontestablement le meilleur moyen de découvrir du bon "polar"ainsi qu'un auteur plus que talentueux qui manquera beaucoup à la littérature.

    Monsieur Jonquet, je viens de vous découvrir avec bonheur et je vous rend un hommage vibrant à la hauteur de votre talent. Salut cézigue !!!

  • Table d'écoute ou ... ce que j'ai écouté cette semaine.

    chetbaker1.jpgBonjour à tous,

    Vous voudrez bien me pardonner, mais pour des raisons personnelles, je n'ai pas trop le coeur à écrire un long "Table d'écoute".

    Cependant, voilà trois jours que j'écoute presque en boucle un artiste que je ne connaissais que de réputation et qui m'a époustouflé.

    L'artiste c'est le magnifique trompettiste de Jazz, Chet BAKER et l'album a un titre des plus révélateurs "The touch of your lips". Quelle sensibilité, quelle sensualité dans son jeu, Chet Baker fait corps avec son instrument c'est indéniable. Il est accompagné de Doug Raney à la guitare et Niels-Henning Orsted Pedersen à la basse, qui ont tous les deux un jeu d'une fluidité et d'une souplesse qui ajoutés au style feutré et sensuel de Baker, donne un album qui a la faculté de me déstresser tout en appréciant comme il se doit les sept titres qui composent ce disque. Parfois Baker "lache" son instrument pour chanter, et ça aussi il le fait bien.

    Je viens de découvrir ce grand trompettiste dans un style de musique que moi, le rocker dans l'âme, vient juste d'entrouvrir. Fort heureusement, je le fais avec des gens comme Pat Martino, John Mc Laughlin, Chick Corréa, Larry Corriel, Charlie Parker, John Coltrane et donc ici, l'excellent Chet Baker parti trop tôt, un vendredi 13 à l'âge de 59 ans.

  • Mes origines: le village de mon enfance (épisode 3)

    Ma première école.JPGA l'entrée, au début de l'allée, il y avait autrefois une grosse porte métallique, pas lourde, mais imposante.

    Le bâtiment juste à droite dans l'allée, c'était le logements des instituteurs.

    Au fond, on distingue le préau et le bâtiment de deux étages dans lequel se trouvait les classes, une à chaque étage. Il faut dire qu'à l'époque, nous étions nombreux et que dans mon village, il y avait même deux écoles, celle des grands et celle des petits. C'est la seconde que vous pouvez découvrir sur la photo.

    C'est dans ce batiment qui à l'époque était l'école communale que j'ai fait mon apprentissage scolaire. C'était le temps où nous allions en culottes courtes apprendre à écrire à la plume comme je vous l'ai raconté cet été. C'était du temps où les villages "vivaient" et n'étaient pas devenus des "dortoirs".

    Je laisse vagabonder ma pensée et des souvenirs me reviennent en pagaille . Les "maitresses" avec leur tenues des années 70, leurs grandes lunettes d'écaille et leur coiffures d'époque...les tabliers que nous devions porter en classe...les premiers amours platoniques...des filles de notre âge, mais aussi des institutrices remplaçantes. Je me souviens encore de là fois où cette jeune et belle femme venue passer quelques mois en remplacement, m'a embrassé pour me féliciter d'avoir été élu "président" de la classe. Impossible de me rappeler de son nom, mais je revois presque nettement la scène.

    L'école a finie par être fermée. Quelques années plus tard, ces bâtiments ont été utilisés comme bibliothèque, salle d'informatique et salle de répétition (c'est dans la salle du 1er étage du bâtiment du fond qu'avec mon frère et mes potes nous avons créé notre groupe de rock). Il y avait encore une vie dans ces locaux, une vie culturelle, c'était bien, c'était dans les années 80

    Aujourd'hui, il semble que ces batiments soient vides et abandonnés. Peut être finiront ils par être rénovés et revendus comme logements.

    Quoi qu'il en soit, si vous passez par là, arrêtez vous et fermez les yeux, vous entendrez une bande de gosses vociférer dans la cour au moment de la récréation...vous verrez un petit rouquin courir en jouant aux cow-boys et aux indiens ignorant qu'un jour il raconterait tout celà.

     

  • "Sunny side up" de Paolo NUTINI

    Paolo nutini.jpgHier soir, lors de la réunion du comité Musique et Arts Vivants, le second "support" que j'ai choisi de commenter c'est le dernier album de Paolo Nutini.

    Comme promis et avant sa parution dans le bulletin de la médiathèque, c'est vous mes chers lecteurs qui en avez la primeur comme il se doit:

    En 2006, j'ai souvent hésité à me procurer le premier album de ce jeune chanteur qui fit fureur, notamment en France, avec son premier album "These streets". A l'époque je n'ai jamais franchi le pas, toujours un peu méfiant quand un artiste est trop vite encensé par les médias. A l'écoute de son second album "Sunny side up", sorti cette année, je vais y remédier rapidement.

    Dès les premières notes de "10/10" titre du morceau qui ouvre l'album, je suis tombé sous le charme de la musique de ce garçon hors normes.

    Pourquoi hors normes ? tout simplement parce que d'abord, à entendre son nom on l'imagine débarquer tout droit de chez nos voisins transalpins. Pas du tout, il est écossais et même si par son père, il a des origines italienne, sa famille vit en Ecosse depuis quatre générations. Ensuite, lorsque l'on entend sa voix, on imagine un chanteur qui a de la bouteille, au visage marqué par le temps et qui aurait déjà écumé des centaines de salles de concert enfumées. Pas du tout, ce garçon a une tête de jeune premier, une gueule d'ange et il n'a que 22 ans.

    Ses influences sont à la hauteur de son talent: Beatles, Oasis, U2, Bowie, Fleetwood mac, Pink Floyd mais aussi Van Morrison et Ray Charles découverts grâce aux CDs de son père.

    Pour en revenir à l'album, il faut d'abord préciser que toutes les chansons ont été écrites par Paolo lui même et qu'au niveau instrumentation, il ne se limite pas à la simple formation batterie, basse, guitare et que les trompettes, saxos, harmonica ou flûte celte sont à l'honneur, ce qui donne tout son relief à cet album et de la variété dans le style. Pour exemple, le morceau cité plus haut "10/10" aux sonorités très "ska" mais également les splendides "Coming up easy" et "No other way" que l'on croirait tout droit sortis d'un album d'Otis Redding tant ils sont "soul". A noter les très belles ballades comme "Growing up beside you" et "Trick of the trade".

    Un bon moment à passer à l'écoute de cet album aux sonorités plus que variées, avec un jeune chanteur plein de talent et d'avenir.

  • Paris-Boxon (Jil Caplan)

    PARIS-~1.JPGJe voudrais aujourd'hui vous proposer un très très beau texte écrit en 2002 par la talentueuse Jil Caplan.

    Vous verrez que cette artiste est non seulement une grande chanteuse mais aussi une personne qui sait utiliser les mots à merveille.

    "Paris-Boxon" est ce que j'appellerai une déclaration d'amour, une ôde à Paris, la plus belle capitale du monde.

    Ce texte est celui d'une chanson qui fait partir du mini-album qu'elle avait enregistré avec Doc Pilote, "Gueule d'amour", une petite perle dont je vous ai déjà parlé et que vous pouvez encore trouver si vous le cherchez bien. J'y suis bien arrivé.

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    Et nos traces laissées sur le bitume

    Comme le tracé d'un crime,

    L'asphalte parisienne s'illumine,

    Oh ma ville,

    C'est que je te connais par coeur

    Depuis le temps que j'y lèche mes plaies

    Qur je crie par dessus Seine mes malheurs

    Ma capitale peine,

    Je te connais va...

    Y a des villes qui restent des mystères

    Moi je connais ta morgue,

    Tes égouts et ton ciel,

    Tes murs plâtreux, effrités,

    Tes affiches en couleurs, déchirées

    Je connais ceux qui les collent la nuit

    Y a des fleuves qui ne sentent rien,

    Toi tu respire la mer,

    Et les mouettes s'égarent à l'arsenal,

    Je connais tes habitudes bancales,

    Tes endroits de bacchanale,

    Où l'on se perd,

    Pour la nuit toute entière,*Mais oui je te connais,

    Tes habits de satin ne me font même plus peur,

    Je les ai vu souillés, essouflés, arrachés

    Je te connais jusqu'à la nausée,

    Et pire encore...

    Paris !

    Je te connais va,

    Par tous les orifices,

    Ceux du sud ou du nord

    Du crépuscule à l'aurore

    C'est que rue Saint Lazare m'a bercée

    Et parfois même j'y dors encore...

    Ailleurs il n'en serait pas de même

    Je serais toute petite,

    Ailleurs personne ne m'aime

    Mais ici c'est pas pareil, j'ai "démons et merveilles, vents et marées"

    Et rien ne peut me refouler.

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    Après avoir lu ce texte, il n'y a rien à rajouter...Paris 2.jpgsauf qu'il vous faut absolument aussi écouter ce morceau (je l'ai fait 3 ou 4 fois dans la journée d'hier).