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J'aime...Je déteste - Page 41

  • Les "bureaux" de "J'aime...je déteste"

    Aujourd'hui, je vous propose une petite visite de la rédaction de "J'aime je déteste".Mon second poste de travail.JPG Le premier bureau qui donne sur la fenêtre, c'est celui où j'écris mes brouillons de toutes sortes (textes, lettres, poèmes, chansons, projet d'interviews etc...). C'est aussi à cet endroit que sont stockées mes affaires pour le boulot (celui pour lequel je suis payé).

    Sur la seconde photo, vous pouvez devinez que c'est là bien sûr que ce fait toute la conception de mon blog. C'est à cet endroit que je passe un certain nombre d'heures, de jour comme de nuit (c'est souvent le cas quand je ne dors pas). C'est ma porte ouverte sur le monde, l'endroit duquel je m'évade avec mes mots. C'est aussi au travers de cet endroit que j'ai fait de nombreuses rencontres et une en particulier que je n'aurais jamais pu imaginer réelle il y a encore quelques mois.

    J'éspère que la visite ne vous a pas trop ennuyée.

    Excellente journée à toutes et à tous.

    Christophe.

    Mon premier poste de travail.JPG

  • Les jeux du cirque

    bagarre de supporters.jpgIl y a près de deux mille ans, à l'époque de la domination Romaine, la distraction favorite était les jeux du cirque.

    Depuis les moeurs ont "évolués", sans aucun doute puisque l'on ne massacre plus de gens dans les arènes. On se tasse par milliers dans des tribunes ou dans des salles de sport pour regarder des sportifs en découdre ,surtout dans les sports collectifs. Certes sur le terrain,on casse encore des jambes, on fracture des mollets, on explose des mâchoires mais on ne tue plus, c'est tout de même un sacré progrès.

    Malheureusement, la nature humaine dans ce qu'elle a de plus vil et de plus sombre, reprend le dessus. Depuis de nombreuses années, la violences entre supporters est devenue monnaie courante. Ce qu'il y a d'inquiétant c'est que ce phénomène s'amplifie et que non contents de se battre entre eux dans les stades, ils le font maintenant dans la rue en terrorisant les populations, en insultant les gens, en brisant les vitres et vitrines, en incendiant leurs voitures. Les jeux du cirque sont maintenant dans la rue.

    Bravo Messieurs (car ce sont souvent des hommes), quelle belle preuve d'esprit sportif. Mr de Coubertin doit se retourner maintes et maintes fois dans sa tombe. Bande d'abrutis avinés qui ne vient que pour casser des supporters adverses à défaut de pouvoir "casser du noir ou du juif" quelle honte. De plus on mobilise un nombre important de policiers ainsi que du matériel pour tenter de les canaliser, tout celà étant bien entendu financé par les impôts que nous versons à l'état.

    Attention, le facsisme, l'antisémitisme, l'homophobie, la haine raciale sont toujours tapis dans l'ombre prêts à ressurgir, surtout en ces temps de crise que nous connaissons. La montée du nazisme et tout ce que celà a engendré n'est pas si vieille et si nous n'y prenons garde, la bête va revenir.

    Sans tomber dans la répression brutale, qu'attend t'on pour arrêter tout celà, en prenant des mesures draconiennes, et pas seulement sur les plus démunis car pour conclure mon propos, il faut signaler que dans ces bandes de pseudos-supporters on trouve aussi des gens socialement aisés comme des avocats, des médecins, des cadres.

    Je n'ai jamais donné, ni reçu un coup de poing en 45 années de ma vie (Attention,je ne suis pas un saint, je me suis déjà, bagarré, mais sans aller jusqu'aux coups, preuve que l'on peut vivre sans faire usage de ses poings.

  • "Bandini" de John Fante

    bandini-L-1.jpgVoilà un écrivain que je ne connaissais pas il y a encore quelques mois mais qui est en train d'atteindre le haut du classement de mes auteurs préférés.

    Comme disait Bukowski qui ne tarissait pas d'éloges à son sujet, je le cite "Il devait avoir une influence sur ce que j'ai écrit, qui m'a duré toute une vie", "Les lignes roulaient facilement sur la page, ça coulait bien. Chaque phrase avait sa propre énergie et elle était suivie par une autre exatement pareille. la substance même de chaque ligne donnait sa forme à la page, on avait l'impression de quelque chose sculpté dessus". Un bien bel hommage d'un grand écrivain à un autre grand écrivain.

    Dans "Bandini" on retrouve Arturo et ses malheurs alors qu'il est encore jeune et qu'il vit dans une petite maison à Rocklin dans le Colorado. Son père, maçon, en bon Italien qu'il est, est dans une passe difficile, l'hiver rude le paralyse (il est en intempérie comme on dirait aujourd'hui) et celà le mine. Les quelques deniers qu'il lui reste il les dépense pour boire avec son ami Rocco ou il les joue (et les perd)dans des parties de carte.

    Pendant ce temps, son épouse, Maria, dévote, humble et triste, fait ce qu'elle peut pour joindre les deux bouts et la mort dans l'âme elle doit se rendre à l'épicerie voisine pour faire les provisions...à crédit, en ravalant sa fierté. Il faut bien nourrir ses trois fils, Arturo, Federico et August.

    Notre Arturo, lui ressemble bien à l'homme qu'il sera plus tard, agacant par moments, égoïste aussi mais attachant. La fille qu'il aime en secret ne le supporte pas et la vie n'est pas toujours drôle pour ce jeune garçon qui parfois a bien du mal à supporter ses frères et ses parents.

    Là dessus, fuyant sa belle mère, la volumineuse Donna Toscana, Svevo Bandini, le père des trois garçons, quitte le foyer pendant presque une semaine. Celà aura pour effet de rendre sa femme folle de jalousie et de rancoeur car on a vu son mari dans la voiture de la riche veuve de la ville, Madame Hildegarde.

    Une fois le nez plongé dans ce livre et malgré les moments où l'on a envie de les secouer ces sacrés Bandini, on les aime on s'y attache et on a envie de les retrouver vite une fois atteint le dernier mot du dernier chapitre.

  • Table d'écoute ou ... ce que j'ai écouté cette semaine.

    Ecouter de la music 4.jpgHello dear friends, fool of music !!!

    Bienvenue dans ce nouveau numéro de table d'écoute.

    Au programme cette semaine:

    -Harry Connick JR "France, I wish you love"

    -Un bel album hommage "Back to Beck"

    -La découverte de Tom McRae au travers de deux albums.

    -Quelques mots sur le dernier album de Jarvis Cocker.

    -L'esxcellent "Wildflowers" du non moins excellent Tom Petty.

    -Une petite page spéciale sur un groupe qui tient sacrément bien la route qui méne au panthéon des grands du rock, les bien nommés BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB.

    J'éspère que cette rubrique continue de vous intéresser et qu'elle vous aide à faire des éventuels choix. Si toutefois vous aviez des critiques à émettre, ils ne faut pas hésiter, ce blog s'appelle "J'aime...je déteste" et vous avez tout à fait le droit de dire ce que vous pensez, que ce soit de façon positive ou de façon négative. Je vous informe juste que je mesure 1m90, que je pèse 105 kgs et que je suis plutôt carré des épaules donc les critiques...molo (mais non je plaisante !!!)

    Allez on rentre dans le vif du sujet, c'est parti:

    -On commence par Henry Connick JR et son album de 1993, "France I wish you love". On aime ou on aime pas le style mais il faut admettre que ce garçon est bigrement talentueux (Il avait 11 ans pour son premier enregistrement), doué au piano, une voix de crooner, une belle gueule, ils est l'héritier de Sinatra. Un album composé de 16 titres qui vous ramènent en arrière, à l'époque de l'âge d'or d'Hollywood et de ses stars en longues robes et hauts talons ou smoking à queue de pie. Je ne suis pas un inconditionnel de ce style de musique, mais j'avoue que le soir, en rentrant sur la route dans le noir, alors qu'il pleut et qu'il fait froid que ça me réchauffe drôlement.

    -"To Beck and back " est un tribute spécial à Jeff Beck. Un groupe formé de Jeff Richman (Guitare rythmique) Mitchel Forman (claviers), Stu Hamm (Basse) et Vinnie Colaiuta (Batterie) nous propose dix titres du grand Jeff Beck avec pour chaque morceau un guitariste soliste différent de haute facture: Steve Morse, John Scofield, Eric Johnson,Adam Rogers, Mike Stern, Warren Haymes, Chris Duarte, Greg Howe, Walter Trout et Jeff Richman lui même sur  "El Becko" qui produit l'album et qui a fait les arrangements. C'est un album monstrueusement génial ou le talent des musiciens met en avant des morceaux géniaux, à écouter absolument !!!!

    -Lundi dernier, un bon pote à moi, m'a parlé de Tom McRae en me disant que je devrais écouter car ça me plairait certainement. Mardi soir, j'ai fonçé à la médiathèque où j'ai pris les deux albums disponibles en rayon, "Tom McRae" qui date de 2000 et "King of cards" qui lui est plus récent puisqu'il est sorti en 2007. Ce sont ses premier et quatrième album. ne vous attendez pas à une révolution mais c'est très cool, voir un peu sombre par moment. C'est un peu dans la mouvance de Nick Drake avec une orchestration différente et plus moderne. Celà dit c'est très agréable à écouter et ce garçon, vient de rentrer indubitablement dans ma discothèque.

    -"Further complications" est le second album de Jarvis Cocker, chanteur du groupe mondialement connu, PULP. J'ai pris cet album, pour essayer et j'avoue avoir été très agréablement surpris par sa tonalité très rock. Je dirais même que j'ai beaucoup aimé alors que je ne connais Pulp que très peu (nul n'est parfait). Je recommande vivement cet excellent album, énergique, dynamique à souhait. Tous les titres m'ont bien emballé sauf le dernier (You're in my eyes-disco song).

     -Ah Tom Petty !!!, une amie que j'aime beaucoup, m'a dit récemment qu'elle était entourée de "vieux" rockers" qui pleurent en cachette mais qui boivent de la bière en écoutant Tom Petty. En ce qui me concerne, à part la bière (sauf la Buckler) c'est tout à fait ça et cet album "Wildlowers" (1994) est vraiment génial. C'est son second album solo, produit par Rick Rubin (pour info, c'est celui qui a produit la superbe série American recordings de Johnny Cash) dans lequel il est entouré entre autres de Mike Campbell à la basse et à la guitare (vous savez le producteur du dernier album de Roy Orbison). Deux invités de marque sur cet album, Ringo Starr sur "To find a friend" et Carl Wilson qui fait les backing vocals sur "Honey bee" (Il est un des frères Wilson des Beach Boys, il nous a quitté en 1998). J'adore tous les titres de cet album que j'ai écouté en boucle plusieurs fois d'affilée j'aime beaucoup "Wildflowers" "You don't know how it feels" "You wreck me" et en particulier "I's good to be king" . Les mots ne sont pas assez forts pour dire combien j'adore ce dique. J'en connais une qui si elle ne connaît pas cet album, devrait se précipiter pour l'écouter. Elle va l'adorer, j'en suis intimement persuadé.

    -Pour finir cette rubrique hebdomadaire, je vais ici faire une mention spéciale à un groupe de rock américain, originaire de San Francisco, Black Rebel Motorcycle club (en hommage au film "L'éqipée sauvage" avec marlon Brando). Il est composé de Peter Hayes et Robert Turner (tous deux, basse, guitare et chant) et Nick Jago (Batterie). Pour moi, c'est du Oasis mais en moins "brut de coffrage", c'est vraiment de l'excellent rock n' roll et leur premier album éponyme m'a époustouflé. J'ai également dans ma discothèque, leur troisième album "Howl" qui lui est un peu plus accoustique avec parfois des tonalités presque country mais très intéressant également à écouter. Leur quatrième disque "Baby 81" sorti en 2007 fait également partie de ma collection. Dans cet opus, nos trois lascars distillent un rock plus sombre et plus abrasif, en revenant à leurs bases musicales. Sincèrement, pour les amateurs de rock, ce groupe est un vrai bonheur et je n'avais pas pris plaisir avec du sang neuf de cette façon depuis un moment. Messieurs, continuez comme celà, pour mon plus grand plaisir et pour celui des vieux comme des jeunes rockers.

    A la semaine prochaine pour un nouveau numéro de table d'écoute.

    Excellent week-end à toutes et tous !!!

    Rock n' rollement vôtre,

    Chris.

  • Mes origines: le village de mon enfance (épisode 2)

    La maison où j'ai vécu de 3 à 25 ans.JPGVoici la fameuse maison que mes parents ont vendue il y a bientôt quatre ans. C'est celle ou j'ai passé une grande partie de ma vie, mon enfance, mon adolescence et j'y faisais des retours hebdomadaires même quand je travaillais en région parisienne et ce jusqu'en 1991, l'année ou j'ai connu ma future épouse.

    Seule la grille a changée et des volets on été installés aux fenêtres de l'étage, sinon tout est identique vu de l'extérieur.

    Il faut savoir que mon père est né dans cette maison en 1935 et qu'il a succédé à mon arrière grand-père et à mon grand-père à la forge (voir note du 17 juillet).

    Lorsque j'étais tout jeune (vers 8/9 ans) la partie avancée sans étage en brique n'existait pas. A l'endroit de la première fenêtre (a gauche de la voiture) c'était un grand parterre de cailloux entouré d'un muret avec des fougères et un grand lilas.

    A la seconde fenêtre (a droite de la voiture) ce qui a été notre chambre a mon frère et moi était avant ma naissance le magasin de quincaillerie que tenait ma grand-mère. Je l'ai connu vide et rempli de bric à brac avant de devenir tel que vous le voyez sur la photo.

    J'ai des dizaines de souvenirs dans cette maison et la liste serait trop longue pour les raconter, il faudrait plusieurs pages. peut être qu'un jour je me déciderai à les raconter en les écrivant.

    Il m'arrive de passer dans la région pour le boulot et je fais un crochet exprès par Bevillers (c'est le nom du village) pour juste traverser et revoir. Chaque fois et en particulier devant cette maison, c'est une énorme bouffée de nostalgie qui m'envahit et une vague de souvenirs qui me revient en mémoire.

    Ah, la maison de notre enfance, je pense que certains d'entre vous me comprendront, surtout ceux qui ne peuvent plus comme moi y retourner, là ou on a laissé des tonnes de souvenirs.

    Pour vous laisser une trace en noir et blanc comme pour le premier volet, la photo ci-dessousa été prise dans la cuisine, à l'arrière de la maison et on m'y voie à 16 ans, avec ma soeur Anne et ma mère.Dans la cuisine, avec ma mère et ma soeur Anne.jpg

  • "Into the wild" de Sean Penn

    into_the_wild_movie_poster.jpgIl y a quelques semaines, une amie avait marqué sur son profil Facebook, ces quelques mots: Into the wild.

    Voulant en savoir plus, j'ai fait des recherches pour découvrir finalement qu'il s'agissait du titre d'un film qui m'avait échappé, réalisé par Sean Penn et sorti en 2007. Nul n'est parfait mais pour rattraper celà, j'ai acheté le DVD.

    Aucun regret, c'est un film éblouissant, magnifique, beau et dur à la fois. L'autentique histoire de Christopher Mc Candless qui en 1990 après de brillantes études plaquera tout pour partir à la rencontre de la nature avec le projet précis de vivre seul au milieu de la faune sauvage de l'Alaska. Il y découvrira le bonheur tant espéré, au milieu de ces paysages magnifiques.Il finira par comprendre, coincés par les eaux du fleuve qui l'empêche de retourner chez lui, que "le bonheur n'est réel que lorsqu'il est partagé". Son aventure s'arrêtera en 1992.

    Au cours de son voyage de deux ans, sac à dos sur les épaules, il fera de multiples petits boulots pour survivre, ainsi que des rencontres extraordinaires et émouvantes comme ce couple de hippies Jan et Rainy qui vont s'attacher à lui, cette jeune chanteuse, la jolie Tracy, qui tombera amoureuse de lui, ce fermier au tempérament volcanique ou encore un vieux monsieur retraité de l'armée.

    Des images splendides tout au long du film, doublées d'une bande originale musicale teintée de blues vous ferons passer des moments fabuleux et inoubliables.

    La distribution est à la hauteur de cette excellente réalisation avec Emile Hirsch (Harvey Milk) , Catherine Keener (Truman Capote, L'interprète...), Kristen Stewart (Panic room, Les petits braqueurs, Twilight), Vince Vaughn (La rupture, Starsky et Hutch, Serial noceurs...), William Hurt (Dark city, Le village, Syriana...) et Hal Holbrook (The majestic, Les chemins de la dignité...).

    Dans la BO, un petit hommage est rendu avec la chanson "Going up the country"au chanteur Alan Wilson du groupe Canned Heat,découvert mort dans le désert d'une overdose, seul dans son sac de couchage à l'âge 27 ans en 1970.

  • Canned Heat "Going up the country"

    CannedHeat.jpgVoilà une formation plus que représentative des années 70, CANNED HEAT le groupe de pop/blues qui fut un des nombreux participants du festival de Woodstock.

    Le groupe existe toujours le batteur Fito La Parra est le dernier des membres d'origine du goupe a toujours y jouer.

    Canned Heat est connu pour son célèbre tube "On the road again" , sur la route, comme le célèbrissime roman de Jack Kerouac, bible de tous les jeunes de la "beat génération".

    Bob "the bear" Hite (le barbu en blanc) et Al Wilson (au milieu avec des lunettes) ont rejoint le paradis des musiciens.

    Al Wilson, en 1970, connu pour sa soif de nature et de liberté serait mort d'une overdose de somnifères, seul dans son sac de couchage pas loin de la maison de Hite.

    La chanson qui suit correspond en tous points à cet état d'esprit et ce n'est pas sans raisons que Sean Penn l'a mise dans la BO de son film "Into the wild". C'est aussi un des titres les plus connus du groupe.

    A la mémoire de Bob Hite et Al Wilson,

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    "Going up the country"

    I'm going up the country, babe don't you wanna go. I'm going up the country, babe dont't you wanna go

    I'm going to some place where I've never been before

    I'm going, I'm going where the water tastes like wine. Well I'm going where the water tastes like wine

    We can jump in the water, stay drunk all the time.

    I'm gonna leavve this city, got to get away. I'm gonna leave this city, got to get away.

    All this fussing and fighting, man, you know I sure can't stay

    Now baby, pack your leaving truck, you know we've got to leave today

    Just exactly where we going I cannot say, but we might even leave the USA 'cause there's a brand new game that I want to play

    No use of you running or screaming and crying 'cause you've got a home as long as I've got mine.

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    Si vous voulez entendre cette chanson, je vous conseille l'excellente compilation "The best of Canned Heat, let's work together":

    Vous pouvez voir le "clip" de cette chanson grâce au lien suivant: http://www.youtube.com/watch?v=D5W2ZcoUEwA

     best of canned heat.jpg

  • "Harvey MILK" un véritable coup de coeur

    harvey_milk_affiche.jpgAmis cinéphiles de "J'aime...je déteste" bonjour.

    Comme je vous l'ai promis lors de ma nomination au comité Musique et Arts Vivants de la médiathèque d'Armentières, c'est vous qui avez la primeur des articles que je remettrai à la prochaine réunion, en l'occurrence le 26 novembre.

    J'avais beaucoup entendu parler de ce film et lorsque je l'ai vu, je me suis pour ainsi dire"jeté" dessus et j'ai drôlement bien fait.D'abord pour l'histoire passionnante mais aussi pour ses acteurs et surtout une nouvelle performance de l'excellent Sean PENN, dont l'immense talent n'est plus à prouver.

    Honnêtement, ce film m'a passionné du début à la fin et je n'ai aucune honte à vous le dire, j'ai versé des larmes à la fin, tellement l'émotion était forte. S'il est des hommes dont il faut connaitre l'histoire et le combat, Harvey MILK en est un et je suis fier aujourd'hui de dire que maintenant, je suis un de ses admirateurs et qu'il fait partie de ces rares hommes dont les actions ont changées le cours de l'histoire.

    Voici donc en avant-première, pour vous et rien que pour vous, le texte que je vais proposer au comité.

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    "Harvey MILK":

    Quelle belle leçon de volonté, d'abnégation et de courage que nous raconte ce film de Gus Van Sant (Elephant, Will Hunting, My own private Idaho), sorti en France le 4 mars 2009.

    C'est l'histoire de Harvey MILK, un homosexuel qui alors agé de 40 ans, part vivre avec son ami Scott à San Francisco, ville des exclus. Nous sommes en 1972 et avec son compagon, ils ouvrent un magasin d'appareils photos "Castro caméra"  du nom du quartier où ils se sont installés. A cette époque, les homosexuels, subissent les pires humiliations, surtout venant de la police qui n'hésite pas, au mépris de toute considération humaine à les battre ou à les mettre en état d'arrestation par pure homo-phobie.

    Harvey, en créant une association de commerçants, va commencer à faire parler de lui par ses tentatives courageuses pour défendre la communauté gay. C'est ainsi qu'il va se présenter par deux fois aux élections pour être superviseur (l'équivalent de conseiller municipal) en 1973 et 1975 mais sans succès.

    Fort de son titre honorifique de "Maire de Castro Street", il finit en 1977, alors que le mode de scrutin a changé, par gagner les élections et devenir le premier homosexuel déclaré, à être élu au poste de superviseur, en tant que défenseur de la communauté gay mais aussi de tous les exclus.

    Il se battra comme un lion pendant ses onze mois de mandat, avec le soutien de ses proches collaborateurs contre la "proposition 6" créée par le sénateur Briggs qui visait à licencier les enseignants homosexuels. Bataille qu'il finira par gagner, non sans difficultés comme vous pouvez l'imaginer.

    Il sera assassiné le 27 novembre 1978 quelques minutes après le maire George MOSCONE.

    Ce film est poignant, émouvant et c'est certainement une des premières fois au cinéma où l'on parle ouvertement de la communauté gay. Sean PENN qui joue le rôle d'Harvey est comme à son habitude, fantastique et mérite amplement l'oscar de meilleur acteur qu'il a obtenu grâce à ce film. A ses côtés les excellents James Franco (Harry Osborn dans "Spiderman" et James Dean dans un excellent téléfilm de 2001), Josh Brolin ( "Dans la vallée d'Ellah", "No country for old men" "American gangster") et Emile Hirsch ("Into the wild").

    En conclusion je dirais que rapidement dans ce film, on prend très vite fait et cause pour la communauté gay face à l'obscurantisme et l'aveuglement religieux d'une Amérique excessivement puritaine à moins d'avoir un coeur de pierre ou d'immenses oeillères.

     

  • J'ai le coeur qui pleure...

    soleil-couchant.jpgPourquoi ce matin en particulier ?

    Pourquoi après tant de temps est ce que je me décide à l'écrire ?

    Peut être est ce que c'est comme ça, qu'aujourd'hui alors que j'ai du vague à l'âme, je repense à toi, mon ami.

    Tant de mois ont passés et souvent je songe à notre rencontre, à ta poignée de main si ferme, à ton sourire si franc.

    C'est curieux car en ces quelques années, nous ne nous sommes pas vus tant de fois que celà.

    On s'appelait pour parler de nos difficultés, de nos ennuis et souvent, toi le plus agé des deux, tu faisais office de grand frère pour moi.

    Je me souviens de ce triste jour où je t'ai téléphoné alors que tu étais sur ton lit d'hopital.

     Je me souviens même de l'endroit d'ou je t'ai appelé, j'y repense chaque fois que j'y passe.

    Et puis après une dure bataille, tu as repris le travail, avec tout le courage et la volonté qui était tienne.

    On a même redéjeuné ensemble avec notre ami commun, mais ce jour là...

    Ce jour là, je me souviens de ton regard lointain, perdu car tout n'allait pas si bien.

    C'est la dernière fois que l'on s'est vus, une boule me serre la gorge quand je revoie la scène, notre dernière poignée de main.

    Je ne l'ai su que quelques mois plus tard. Cette saloperie avait fini par t'emporter, toi le roc, l'énergie, le sourire.

    J'ai souvent songé à écrire une chanson pour toi mais la tristesse m'envahissant, je n'ai jamais trouvé de notes suffisamment belles et fortes pour celà.

    Alors, je le fais avec mes mots car peut être est ce la seule chose que je sache faire assez bien.

    Parfois j'aimerai tant que tu sois là et que l'on parle, simplement, comme on le faisait avant.

    Tu me manques mon ami, les larmes coulent le long de mes joues,mon coeur pleure aussi, et j'ai mal.

  • LILICUB: L'interview !!!!

    Lilicub 2.jpgBonjour chers amis,

    Voici après l'interview exclusive de Jil Caplan, une autre exclusivité de "J'aime...je déteste" et encore une de qualité s'il vous plaît.

    En effet, Catherine et Benoit du groupe LILICUB ont chacun accepté de répondre à quelques unes de mes questions.

    Vous les voyez, sur la photo, ils sont souriants et ont l'air sympas. Non seulement ils le sont mais en plus d'être talentueux, ils sont aussi très abordables et très cools.

    Je rappelle qu'ils sont encore en concert Quai de Jemmapes à Paris, les 17 et 24 novembre dès 20h. Allez les écouter et les applaudir, vous ne serez pas déçus.

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    Ch: Catherine, peux tu me dire quelques mots sur l'origine du nom de LILICUB ?

    Cat: Mon père, en bon dentiste de province,avait ses petits secrets...les clodettes et le crazy horse...les filles au crazy avaient toutes des noms improbables, genre Monica Von Paraboum et ça me faisait rêver...Alors quand Benoit m'a demandé si j'avais une idée de nom, ,j'ai pensé à un nom de fille de mauvaise vie... LILI CUB...à l'odeur de souffre...et hop !

    Ch: Quelles sont tes principales influences musicales ?

    Cat: Presley, Billie Holliday, John Coltrane. Le jazz, dans lequel je me perdais, je me vautrais. Et aujourd'hui, les Kinks, les Who, Elliot Smith, Bowie, les vieux de la vieille, mais oui et aussi Fairouz, que j'adore.

    Ch: Quelles sont tes principales influences littéraires ?

    Cat: Ouille...il y en a tellement...plutôt du côté de la littérature américaine... Fante of course, mon idole absolue, Faulkner, Joyce Carol Oates, William Styron, Hammet, Chandler,Ellroy, Miller et en France, ce bon vieux Proust...Chez les polardeux français, sans hésiter, Thierry Jonquet.

    Ch: Une question vache pour finir, si tu devais choisir entre ta carrière musicale et ta carrière littéraire, laquelle choisirais tu ?

    Cat: Plutôt crever ! j'attaque la guitare électrique et un quatrième roman... (NDLR: Ça c'est envoyé !!!)

    Ch: Benoit, est que faire de la musique a toujours été un objectif pour toi ?

    Benoit: J'ai commencé le piano à 7 ans, j'improvisais des morceaux dès les premiers mois d'apprentissage. J'ai découvert ensuite l'album "Koln" concert de Keith Jarret, que j'ai écouté un nombre incalculable de fois. C'est un concert basé sur l'improvisation au piano. Je rêvais d'être comme Keith Jarret, emporté par la musique.

    Ch: Qu'est ce qui t'excite le plus, le travail de studio où la scène ?

    Benoit: La scène attire et fait peur. On peut y exprimer plus librement et aussi plus radicalement sa propre musique. Si c'est dans de bonnes conditions (lumière, sons, salle etc... où on joue en ce moment), c'est une grande récompense que de partager sa musique avec le public. En même temps, c'est flippant...Mais j'ai l'impression de faire vraiment mon métier à ce moment là, comme quand je suis en studio avec des musiciens, et plus rarement quand je suis devant l'ordi, chez moi, à chercher des trucs.

    Ch: Quelles sont tes influences musicales ?

    Benoit: Généralement, dans cette rubrique, on doit étaler son bon goût, Ferreiro Rocher tendance Inrock...Je vais plutôt tenter de me souvenir des albums "étapes" de mon parcours d'auditeur, plutôt par albums et dans l'ordre chronologique, liste non exhaustive:" Koln concert" de Keith Jarret, "Trans Harmonic Nights" de Peter Bauman (1979: du pur Derrick en plus romantique), "Revolver" des Beatles, "Au pays des merveilles de Juliette" d'Yves Simon, "Dark side of the moon" et "The wall" de Pink Floyd, "Le requiem de Ligeti" (2001 l'odyssée de l'espace), Kim Wilde, le deuxiéme album, Police "Synchronicity", "Unforgettable fire" de U2, "Appolo 11" de Brian Eno (sa B.O de la retransmission TV de juillet 69), "Faith" de The Cure, "Dixit dominus" de Haendel, "Kind of blues" de Miles davis, "Brillant trees" de David Sylvian, Wes Montgomery et Jimmy Smith la pochette où ils mangent le même sandwich (NDLR: "Jimmy & Wes, the dynamic duo"), Caetano Veloso "Fina estampa", "Soul cages" de Sting (un album émouvant), "Glory box" de Portishead et "Bluelines" de Massive Attack, Jobim (tout), Gainsbourg (tout), Vian (tout) et plus récemment, Timbaland "Shock value",Maessian (le quatuor pour la fin du temps), les Lieders de R.Strauss "Dienacht), Velvet Underground "mieux vaut tard que jamais)...Bon allez stop.

    Ch: Quelles sont tes influences littéraires ?

    Benoit: Pareil, dans l'ordre chrono: "Chroniques martiennes" de Ray Bradbury, "Celui qui n'avait jamais vu la mer" de JMG LeClezio,"Les faux monnayeurs" de Gide, "L'écume des jours" de Vian, "Le mépris" de Moravia et aussi "Moi et lui" (un roman sur un mec et sa bite), Modiano (je pense que "Un pedigree" et "Dimanches d'aout" sont ses meilleurs), Proust (jusqu'à "La prisonnière"-je reprendrais plus tard la suite), Houellebecq "Plateforme", Cervantès "Don Quichotte" (dans la nouvelle traduction, génial: le roman à lire s'il n'y en avait qu'un), Zarathoustra, Nick Hormby (presque tout), Anif Kureishi "Le Boudha de banlieue", mais aussi beaucoup d'autres et...stop !

    Ch: Ya t'il des projets pour 2010 (Cd, concerts ...) ?

    Benoit: Je suis sur un projet d'album perso. Avec Lilicub et Jil caplan, on a un projet autour de Jacques Demy et Michel Legrand (NDLR: projet qui semble confirmé), sinon peut être un album avec des musiciens de Jazz...

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    Mille mercis à vous deux de vous être prêtés à cet exercice, et surtout d'avoir pris du temps pour répondre au journaliste amateur que je suis. Longue réussite et bonheur à tous les deux,

    Christophe.